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Casa de Lisboa

Et si vous passiez une petite semaine sympa au PORTUGAL ?

L'appartement est situé au coeur du quartier médiéval d'Alfama, dans un labyrinthe de ruelles et de placettes pavées. En contrebas, se trouve le Musée du Fado et la gare de Sta Apolonia. Le château Sao Jorge qui domine la colline est à 5 minutes. En 10 minutes à peine, on arrive au Bairro Alto avec sa vie nocturne, ses bars Brésiliens avec orchestes, boîtes et autres divertissements.

L'appartement lui-même mesure 40 M2, c'est un 2 pièces au 4ème étage avec vue à 180° sur le Tage, l'Océan Atlantique et les toits de Lisbonne. Petit balcon, salle de bain toute en marbre avec baignoire sabot, machine à laver, cuisine entièrement équipée. Parfait pour 2 ou 3 personnes. Draps et linge de toilette fournis, la femme de ménage passe le samedi, avant votre arrivée.

A louer du samedi au samedi.  Laurent, un ami français, réside à deux pas de là Il vous donnera les clefs, un cahier de bienvenue avec toutes les bonnes adresses pour sortir, bus, tramway, métro et son N° de portable en cas de besoins.

Tarif hiver Du 1er novembre au 31 mars : 190 € la semaine

Tarif intermédiaire Avril, Mai, Juin // Septembre, Octobre: 290 € la semaine

Tarif haute saison  Juillet-août : 390 € la semaine

 

 

 

Océanie

Lundi 23 janvier 2006 1 23 01 2006 00:00

L'été 2001, je suis parti pour un grand périple d'un mois et demi dans le Pacifique Sud. J'ai commencé par la Nouvelle Calédonie où habite mon petit cousin Jean Pierre et sa copine Aude, puis le Vanuatu, la Nouvelle Zélande, les Tonga et les Fidji. Je peux dire sans me tromper que j'ai nettement préféré le Vanuatu.

La capitale, Port Vila, sur l'île d'Efate est une petite ville très agréable, mais je suis surtout resté sur l'île de Espiritu Santo pour deux raisons : La première, c'est la plongée car on y trouve l'épave du M/S Président Cooleridge, la plus grande épave visitable au monde. Un fabuleux vaisseau qui fera l'objet d'un petit article à lui tout seul. La seconde, ce sont les habitants d'une gentillesse incroyable. J'ai toujours circulé en auto-stop et dès qu'un véhicule apperçoit un auto-stoppeur, il s'arrête immédiatement. Il existe des "trous d'eau" profond aux reflets émeraudes, en pleine jungleque les habitants appellent "Blue holes" tout simplement. Lorsque celui-ci est sur un terrain privé, à l'entrée du chemin de terre il convient de se plier aux Kustoms en glissant un peu d'argent dans une sorte de boîte aux lettres prévu à cet effet.

Il y a de superbes ballades à faire aussi bien sur le littoral, jusqu'à Champagne beach par exemple, qu'à l'intérieur de l'île. Aux alentours du 19 juillet se tiennent les célébration de la fête nationale qui célèbre l'indépendance du pays. Avant l'indépendance,  les "Nouvelles Hébrides" étaient sous la coupe des Français ET des Anglais, d'où leur langue franglais actuelle. Un garçon d'Efate m'a dit que les habitants, en voyant côte à côte les portraits de Napoléon III et de Victoria, pensaient qu'ils étaient comme mari et femme. A l'occasion des festivités nationales, on boit beaucoup de Kava.

La Kava est une boisson  psychotrope obtenue à partir des racines d'une espèce de poivrier, le piper metysthicum. Cette boisson n'est pas alcoolisée, son effet est d'engourdir la bouche, la langue et la machoîre exactement comme après une anésthésie locale chez le dentiste, on ne sent plus rien.

Cette boisson est préparée au Vanuatu par des garçons ou de jeunes hommes encore vierges qui mâchent les racines de Kava préalablement lavées et recrachent la pulpe dans un tissu en bourre de coco. Le jus est filtré et "coupé" avec de l'eau.

Le Kava n'est bu que par les hommes (il faut être circoncis pour être un homme, ce qui est mon cas donc pas de problèmes), et uniquement en soirée. Traditionnellement, il était consommé dans les réunions entre clans, par les chefs de tribus. Son aspect ressemble à de la boue, son gôut est assez infâme, avec 2 ou 3 coupes ("shells" - il s'agit d'une demi coque de noix de coco) on a la bouche totalement insensibilisée.

Pour les fêtes de l'indépendance, il y a des petits stands de kava et de nourriture sur de grandes pelouses, On m'a invité à boire le Kava, impossible de refuser sans véxer. Au début, il faut se forcer, c'est très mauvais, puis on ressent un effet de bien-être. Les soirs suivants, je me payais moi-même une ou deux shells de Kava et j'en offrais à mes voisins de comptoir.

Le Kava est quand même un stupéfiant, c'est sans doute le seul narcotique légal au monde mais il n'a aucun effet secondaire, n'est pas naucif pour la santé, il ne provoque aucune accoutumance et il possède des vertues  curatives.

 

 

 

 

 

 

 

Etant donné que pendant ces festivités, peu de véhicules circulent, je me suis trouvé "bloqué" 2 jours dans un village du nord d'Espiritu Santo. J'ai été logé par le chef du village et j'ai pu assister à toutes les cérmonies, ainsi qu'un concert des jeunes du village. C'était vraiment très sympa, je recommande vraiement le Vanuatu, si vous cherchez l'aventure et la découverte d'un peuple accueillant.

Par Fifou - Publié dans : Océanie
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Mercredi 25 janvier 2006 3 25 01 2006 00:00

Il y a deux ans, pour passer le réveillon du Nouvel an,  je suis retourné pour la quatrième fois en Nouvelle Zélande. J'adore la Nouvelle Zélande parce que les gens sont très respecteux de la nature, ils ont du sublîmes parcs nationaux, mais aussi pour la diversité des paysages. Sur l'île du sud, il est possible de faire du kayak de mer dans un lagon coralien et marcher dans la neige, quelques heures plus tard, au sommet du Mont Cook. Donc en parlant du célèbre navigateur, j'ai eu l'idée de passer le réveillon dans ce petit archipel, c'était effectivement une excellente idée.

 

 

 

Au décollage d'Auckland, l'hôtesse précise l'heure d"'arrivée aux Cook pour ......la veille.....Et oui, ligne de changement de date oblige, on arrive donc avant d'être parti. A l'aéroport international de Rarotonga, le proprio de la guest house que j'avais réservé par Internet m'attendais. Il me fait patienter dans la voiture avec son épouse, après avoir échangé quelques mots d'hébreu avec elle. Je lui demande s'il est Israélien. Visiblement embarassé et surpris que j'ai reconnu sa langue, il répond que oui et se justifie immédiatement en disant qu'il a quitté Israël à cause de l'insécurité d'une part et de son désaccord avec la politique de Sharon, d'autre part.

L'auberge est très coquette et en plus il y a des vélos qu'ils louent pour se déplacer dans l'îe. Les jours suivants, j'ai fais de grandes balades le long de la côte et même la traversée complète de l'ile en escaladant le morne central.

Les plages sont superbes, je n'ai pas plongé avec bouteille mais je me suis contenté d'explorer les récifs coraliens avec un masque et un tuba. On a vraiment le sentiment d'avoir la tête dans u aquarium avec des milliers de poissons multicolores qui nagent autour de soi.

Les îles Cook ont un certain degré d'indépendance par rapport à a Nouvelle Zélande, il y a donc un parlement local.

Je suis resté sur l'île principale, le 31 décembre, il faisait une chaleur étouffante de 38°, j'ai passé la journée à la plage en pensant à mes compatriotes qui devaient avoir un peu moins chaud. Les îles Cook sont à quelques encablures de la Polynésie Française mais le niveau de vie est très abordable, aucune comparaison avec Tahiti, ses tarifs défiants toute concurrence et le service hôtellier catastrophique. La France sous les tropiques, très peu pour moi, on y est déjà toute l'année alors pas question d'y passer ses vacances.

Et puis j'ai visité une ferme de culture des perles noires, j'en avais déjà vu à Rangiroa, aux Tuamotous, en Polynésie Française.

Là, c'est très intéressant car tout le processus est expliqué, sauf le "coup de main" pour glisser le grain de sable sous le manteau de l'huître car c'est un des secrets du savoir-faire qui ne peut être expliqué.

Mais les îles Cook sont surtout réputées pour leurs danses, ce sont les meilleur danseurs(euses) du Pacifique Sud.  Le soir du 31, je suis donc allé dans un hôtel de luxe, voir un spectacle de danses, c'était assez décevant, très touristiques bien entendu. Le premier janvier, il y avait un brunch organisé dans un superbe resto avec une grande terrasse au centre-ville. J'y suis allé en vélo, sous la pluie. Grand buffet de fruits de mer, la mer avait des couleurs incroyables entre le vert mousse et le bleu délavé avec un ciel déchiré de rayons solaires. Puis je suis reparti pour 2 semaines en Nouvelle Zélande.

 

 

 

 

 

Ci-dessus, le vendeurs de perles noires, sur la terrasse de la ferme.

A gauche, un des danseurs qui s'est produit à l'hôtel le soir du 31.

Par Fifou - Publié dans : Océanie
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Jeudi 26 janvier 2006 4 26 01 2006 00:00

Depuis que j'avais vu la publicité pour une automobile qui slalomait adroitement entre les crabes, j'avais eu envie de découvrir cette île minuscule située au sud de Java et qui appartent à l'Autralie. Donc, en arrivant à Perth, j'ai repris un vol intérieur pour Christmas Island. 6 heures de vol quand même. Au moment de l'approche, je m'apperçois que le guide Lonely Planet n'avait pas menti : Aucune plage. Juste un vague caillou couvert d'une forêt éparse.

Un pick up m'ammène à une guest house, située au settlement. En fait il y a un seul billage qui se termine d'un côté par la maison de l'ex-gouverneur et de l'autre par une exploitation de phosphate, la seule richesse de l'île. Il pleut, le ciel est gris, la guest house déprimante. Bref, je me demande si je vais voir les crabes rouges. Je décide d'aller en forêt, rien, as le moindre crabe. J'allais rebrousser chemin en arrivant à une sorte de mangrove quand un bruissement attire mon attention. Un crabe s'enfuit dans l'eau, suivi d'un second, un troisième. Bientôt, ce sont toutes les feuilles mortes qui se mettent à marcher, les crabes sont cachés dessous. J'ai eu assez peur et donc préféré de retourner sur l'asphalte. Là aussi, il y avait quelques dizaines de crabes, certains écrasés.

 

Le soir, je suis allé au seul lieu animé du "settlement" un bar avec un jardin. Un couple d'ados s'embrassent à une table, l'endroit est désert puis, arrive une femme de la cinquantaine, blonde décolorée, qui entre d'un pas assuré, salut tout le monde et me demande d'un air jovial q'est-ce que je suis venu faire dans ce trou paumé.

Je lui explique pour les crabes, en ayant honte du côté puéril de ma démarche. Elle me raconte qu'elle est infirmière et qu'il lui reste 8 mois "à tirer" dans cet enfer. Depuis quelques années, me dit-elle, les crabes sont victimes des fourmis.

Je n'en crois pas mes oreilles. Comment des fourmis peuvent-elles menacer des crabes et d'abord, combien sont-ils ? Elle m'annonce entre 12 et 15 millions ! ! ! ! Les fourmis visent les yeux et crachent un acide très puissant qui rend les crabes aveugles. Une fois désorientés, ils meurent de faim et les fourmis les mangent, parfois même, alorsq u'ils ne sont encore mort, pouah ! ! ! Je me souviens alors des "Fourmis" de Weber, sa fascination pour les fourmis m'avait semblée malsaine.

Ca c'est l'unique supermarché du settlement. Bien entendu, comme dans tout le Pacifique sud, 100% des commerces sont aux mains des Chinois. Derrière, on voit les silots à phosphate. Evidemment, les crabes rouges ne sont pas coméstibles, leur chair est empoisonnée, dommage, j'adore le crabe.

Le lendemain, je suis allé en auto-stop de l'autre côté de l'île, il y avait des millions de crabes rouges, je me suis baigné dans une petite sablonneuse, sur les conseils de Kelly, l'infirmière. Comme par hasard, elle me rejoignait avec sa jeep, l'endroit était désert, elle m'a montré une grotte qui communique avec la mer, le ressac résonne dans la caverne. Kelly connaissait une seule et unique phrase à l'origine incertaine en Français : "La vie est dure et les haricots sont chères", du coup elle l'a répété une dizaine de fois au cours de la journée. J'ai pensé que cela pouvait venir d'un film sur l'occupation pendant la guerre ou quelque chose comme ça, elle n'a pas voulu me donner ses sources. En rentrant à la guest house, j'ai trouvé 2 crabes rouges dans la douche. En me couchant, je regardais partout dans les draps, finalement, le lendemain, j'étais content de quitter Christmas Island.

 

 

Par Fifou - Publié dans : Océanie
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Vendredi 27 janvier 2006 5 27 01 2006 00:00

Voici donc la suite du voyage au Vanuatu. Dans certaines îles, les tarditions demeures et les hommes portent juste l'étui pénien en guise de tout vêtement. Malgré leur air farouche, les habitants sont très accueillants et offrent l'hospitalité aux étrangers qui voyagent dans la région. Pendant mon séjour, je n'ai quasiment croisé aucun touriste, si ce n'est un couple d'Australiens avec qui j'ai plongé sur l'épave du croiseur, le Président Coolidge.

Pendant la guerre du Pacifique, le bras de mer de Luganville Espiritu Santo était couvert de mines flottantes. Le 26 octobre 1942, après avoir signalé la présence du navire, le commandant  du vaisseau n'a pas eu la patience d'attendre le bateau-pilote pour slalommer entres les mines. Il a pensé que le bras de mer de droite n'était pas miné, après 3 explosions et l'impossibilité de ralentir la course de croiseur, il a voulu échouer le Pdt Coolidge. Le bateau est "monté" sur la  rive en corail dur avant de redescendre dans l'eau. La poue est à 3 m de profondeur, la poupe à 70 m. Le bateau mesure plus de 300 mêtres de long, les 5.000 soldats (sauf 1)ont été sauvés. L'intérieur est très luxueux car c'était un bateau de croisières réquisitionné pour le transport de troupes. Cabines des officiers, suites avec cheminées, hopital tout équipé, salle des machines, batteries anti-aériennes, plusieurs jeeps et camions militaires et même salon de coiffure.

 Les jeunes sont aussi très sympas et ils parlent parfois un peu le français car il y a une branche de l'Alliance Française.

Pour les fêtes de célébration de l'indépendance, il y ade grands rassemblements des tribus qui organisent des sortent de mini-olympiades. C'est également l'occasion de jeux, musiques et danses.

 

Et donc, un peu partout, on trouve ces fameux Blue holes qui permettent la baignade dans un cadre verdoyant de jungle. Les abords sont toujours aménagés avec un ponton ou une aire de pique nique.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ce sont des lieux vraiment magiques, très calmes. Au début on hésite à plonger dans cette eau à la couleur iréelle mais la chaleur tropicale humide est telle que l'attrait de la fraîcheur est plus fort. Mais pour se baigner, il y a surtout les magnifiques plages. Après pas mal de voyages, je dois dire que considère Champagne Beach comme la plus belle plage où j'ai eu le plaisir de me baigner. Son nom provient de l'eau, finement écumante et frémissante losrsqu'elle touche le sable.

    

       

Par Fifou - Publié dans : Océanie
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Jeudi 20 avril 2006 4 20 04 2006 00:00

ARTICLE EN CONSTRUCTION En 98, nous sommes allés avec Miguel, du Portugal passer un mois de vacances en Polynésie Française. Chaque archipel est très différent au niveau relief, paysage et culturel. Bie entendu, nous avons commencé avec les touristiques iles de la Société (Moorea, Huahine, Raiatea, Tahaa et Bora Bora). Puis nous sommes partis dans les Tuamotous pour visiter Rangiroa et Manihi. Cet été nous allons aux Marquises et à l'île de Pâques.

Pendant l'approche sur Bora Bora, on voit nettement l'alignement des motus sur la barrière de corail. Ces motus sont des lieux parfaits pour un pique nique tropical.

 Et puis en descendant du petit avion, on est très content de voir cette pancarte et le comité d'accueil avec les colliers de fleurs de tiaré. Le collier de fleurs c'est en arrivant, au départ, c'est un collier de coquillage. Il y a des codes avec les fleurs de tiaré. Sur l'oreille gauche ou droite selon que l'on est marié ou célibataire. Ces petites fleurs très codorantes sont utilisées partout et en toutes occasions.

 

 

 

 

 

 

 

 

J'ai toujours été étonné de voir sur les photos ou dans les documentaires que les plages de Polynésie étaient très lumineuses, presque brillantes. Sur place, j'ai compris immédiatement. Pour commencer, il faut préciser qu'il y a peu de plages (à Tahiti par exemple, elles sont de sable noir et à Moorea, la végétation atteind l'eau sous forme de mangrove sur la plupart du littoral). Donc, cet éclat est dû au fait que ce ne sont pas (généralement)  des plages de sable mais de minuscules débris de nacre de coquillages.

Pour les bungalows, il existe 3 catégories de tarif. Les bungalows jardin (au milieu des fleurs) les bungalows plage (comme ceux de la photo) et les bungalows sur pilotis- appelés Faré). Certains Faré sont particulièrement luxueux avec un sol en plaque de verre (pour pouvoir admier les poissons au milieu du récif coralien) et au matin, un tahitien en pirogue apporte le petit déjeuner essentiellement composé de fruits tropicaux.

 Les couleurs du lagon sont hallucinantes. Toutes mes photos restent très "amateurs", ce sont des photos de vacance, de qualité médiocre qui n'utilisent aucun filtre donc la lumière et les couleurs sont totalement naturelles.

 

 

Là, c'est à Raiatea. On voit bien la petite église au toit rouge, le port et la barrière de corail. Raiatea partage son lagon avec Tahaa. Sur Tahaa, il y a de nombreuses plantations de vanille. On peut visiter et comprendre la technique de la culture de la vanille.

Cet été, nous passerons 3 jours avec Elie à Raiatea, voir Daniel, j'ai hâte d'y être, c'est une des plus belles îles de la Polynésie.

 

 

 

 L'idéal pour visiter les îles, compte tenu de leur relief et de leurs dimensions en général, c'est de louer des vélos. C'est sympa, ça permet de s'arrêter où l'on veut et d'aller à un rythme doux.

 

 

Nous avons croisé  une cérémonie. Je ne pense pas que ce soit un mariage mais plutôt une réunion de famille. Tout le monde  était habillé avec les costumes traditionnels. Pour ne pas déranger ou s'imposer nous ne sommes pas restés.

 

 

Et là c'est un danseur avec des torches qui participe à un spectacle dans un hôtel. Bien entendu, c'est très touristiques mais ça fait aussi parti des incontournable. On dit que les plus belles danses sont celles des îles Cook.

 

 

Par Fifou - Publié dans : Océanie
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Jeudi 22 juin 2006 4 22 06 2006 00:00

 

 

 Je suis allé 4 fois en Nouvelle Zélande, donc inutile de préciser, j'adore ce pays. Tout d'abord c'est calme, rural et les Kiwis ont gardés le bon côtés des Anglais. L'île du nord (île fumante) est très fière de ses habitants d'origine, les Maoris. Ici, contrairement à l'Australie, on les a moins massacrés que les Arborigène et on les respecte beaucoup plus. Est-il besoin de rappeler qu'en Australie, les arborigènes qui travaillaient avaient besoin jusque dans les années 80, d'un "tuteur" Blanc pour encaisser leur salaire sur son compte et leur redistribuer "à discrétion".....On croit rêver. En plus les Australiens se font du fric avec des boutiques d'artisanat Aborigènes à tous les coins de rues, tenues par des Aussies blondinettes. Pour finir de cracher mon venin sur l'Australie, je dirai que vu les distances, il faut faire plusieurs dizaines d'heures de bus pour espérer un changement de paysage, c'est extrêmement monotone. La Nouvelle Zélande, c'est tout le contraire.

L'île du Sud (île de Jade) est aussi très belle, on y trouve le Mont Coof avec ses tunnels dans les glaciers mais cela fera l'objet d'un Post distinct, tellement il y a à dire. Je me contenterai de parler du Parc National d'Abel Tasman. Imaginez une forêt vierge humide tropicale, le long d'une mer vert émeraude avec des criques de sable blanc. Un véritable Eden. Le bateau vous lache où vous voulez et vous rentrer par le chemin en pleine forêt avec des vues superbes sur le littoral. Il est aussi possible de faire du cabotage en kayak de mer, c'est génial.

  Et puis il y a ROTORUA, c'est le centre MAORI le plus touristique, il y a une sorte d'éco-musée dans un village traditionnel avec des geysers, des eaux bouillonnantes et des mares de boue en fusion. On peut se baigner à la Polynesian Pool avec ses bassins en plein air de différentes températures, ça fait très Onsen Japonais. C'est chouette. On y mange hyper bien, des assiettes composées Bio et très souvent végétariennes (le pied, je suis végétarien).

 

 

 

 

 

 

 

 

 Les Maoris ont cette habitude ancêstrale pour faire peur à leurs ennemis d'écarter les jambes, de tirer la langue et de faire les gros yeux comme s'ils allaient sortir de leurs orbites en poussant un cri puissant. Ils font cela par surprise, d'un coup et c'est effectivement très impressionnant. Vous avez sans doute vu les All Blacks faire ça sur un terrain de rugby avant un match.

 

 

 Et pas très loin de ROTORUA, il y a une grotte assez vaste qui se termine par une ballade en bateau sur une rivière souterraine et le plafond de la grotte est couvert de millions de lucioles, c'est la grotte de WAITOMO. C'est très sympa à voir et c'est sur le chemin entre Rotorua et Auckland.

 

Auckland en soi est très sympa, un peu provinciale mais cool. Il y a quelques bars branchés et on peut faire du saut à l'elastique depuis la Auckland Tower. Il faut absolument dormir à l'Aberge de jeunesse du centre ville, il y a une terrasse qui offre une vue panoramique sur toute la ville. En chambre indépendante, on paie juste 20 Euros et c'est d'une propreté irréprochable. Sinon il existe à travers tout le pays, quantité de Backpackers, style Australien, c'est vraiment très économique pour voyager en Nouvelle Zélande.

 

Ca c'est PARNEL, le quartier branché d'AUCKLAND. On y trouve de somptueux restaurants, des pianos bars et discothèques. Ce ne sont que des petites maisons, super agréable mais un peu cher quand même pour sortir le soir.

Et puis il y a une randonnée magnifique à réaliser, c'est la traversée du TONGARIRO. C'est un volcan au coeur de l'île du nord.

 Ca commence gentiment par une montée au milieu de pierrailles, un peu comme l'intérieur de l'Islande, style haut plateau avec des brûmes et des mousses, lichens partout. Puis ça grimpe franchement et on sent la fraîcheur (au début de la rando, il faisait 32° C). Arrivé au sommet, on est perdu dans le brouillard, je ne voyais plkus rien et il s'est mis à neiger ! ! ! !  Et puis dans un trou de nuage on a vu ça :

Les couleurs étaient sublîmes, la photo rend moins bien. Ensuite, on a vu la vallée qui descend de l'autre côté.

Et heureusement il y a un refuge à mi-hauteur. Tous les randonneurs s'y sont retrouvés pour se réchauffer et boire un thé bien chaud.  Puis le paysage change encore, avec des rivières sur halets ou en pleine jungle, c'est incroyable sur si peu de kilomètres.....

 

Et en arrivant sur la route, il y a un autocar qui fait la navette pour ramener tout le monde au Backpacker, c'est super bien organisé. Seul petit couac, plus loin j'ai traversé un Parc National mais l'interdiction de chausser n'a pas été respéctée....Pauv' lapin. En tout cas, je vous recommande la Nouvelle Zélande, si vous aimez la nature, vous ne serez pas déçu, c'est magnifique.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Par Fifou d'ailleurs - Publié dans : Océanie
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Jeudi 24 août 2006 4 24 08 2006 00:00

Les fêtes du Heiva Heiva I Tahiti 2006,

La 124 ème édition s’est terminée par la soirée des lauréats le 21 juillet 2006.

  Le mois dernier, avec Ilias, nous sommes allé à Tahiti. Par hasard, j'ai retrouvé à notre sortie de l'avion, un ami Denis, perdu de vue depuis plusieurs années.Avec son ami Sacha, il nous a fait découvrir leur île et celle de Moorea à notre retour de l'île de Pâques et des Marquises. Grâce aux superbes photos de Denis, je peux écrire ce Post sur les danses Polynésiennes. Encore un grand merci à vous deux !

 

Qu’est-ce qu’un Heiva On appelle heiva tous les divertissements incluant des danses, de la musique, des chants, des mimes et des interludes dramatiques. Il désigne également des jeux de compétition comme la lutte, le lancer de javelot, la fronde, la boxe ou encore la guerre. Ces manifestations,qui se déroulent chaque année peuvent regroupent plus de 3000 personnes et montrent la richesse et la force de la Culture polynésienne.

 

Avant l’arrivée des Européens en Polynésie française, les chants et les danses accompagnaient toutes les manifestations collectives de la vie quotidienne. Ainsi la naissance, la guerre, le mariage, les récoltes ou encore la mort, était prétexte à un heiva. Ces séquences de vie, qui se pratiquaient en communauté, observaient des normes et des formes rituelles strictement codifiées. Au début du XIXème siècle, ces fêtes sont interdites par les missionnaires et l’administration coloniale. Cet interdit est renforcé en 1819 par le code Pomare et concerne tous les heiva, ainsi que la pratique de la danse polynésienne en général. Ce sont les fonctionnaires français qui, à cette époque, mettent un bémol à ces dispositions. A partir de la fin du XIXème siècle, ils accordent quelques dérogations, afin de fournir aux populations indigènes matière à satisfaire leur penchant pour les heiva, au sens propre du terme de l’époque. Toutefois, ce semblant de tolérance est plus proche d’une stratégie politique que sociale. Il s’agit, en effet, de s’attirer les bonnes grâces du peuple polynésien et de l’ éloigner de l’influence anglaise des missionnaires et de leur Eglise.

Célébrer le 14 juillet dans les colonies d’Océanie Le 29 juin 1880, la Polynésie française est annexée. Désormais Territoire français, elle doit commémorer la Prise de la Bastille de 1789. Ainsi, l’année suivante, la première fête est organisée à la date du 14 juillet, le Gouverneur de l’époque s’appelle Dorlodot des Essarts. Au programme : salves de coups de canon, prestations de la fanfare coloniale, retraite aux flambeaux et défilé militaire. Cependant, la fête n’a pas le succès escompté. Principalement dédiée aux colons, les Polynésiens ne se sentent pas concernés, ils ne sont que des spectateurs passifs. Selon les caprices de l’administration coloniale, les festivités organisées à cette occasion les années suivantes pouvaient durer plus d’un jour et se prolonger parfois au lendemain.

Mises en place de manifestations populaires Au fil des années, des manifestations populaires comme les régates de pirogues fleuries, les compétitions de lancer de javelot ou encore les concours agricoles sont mises en place pour distraire les autochtones, exclus de la fête du 14 juillet. Par exemple en 1986, apparaissent les courses à pieds : la "course des gentlemen" puis la "course des dames". Les coureurs sont habillés à la mode européenne : chemise et pantalon pour les hommes, longues jupes ou robes pour les dames. Mais courir sous cet accoutrement sous le soleil polynésien, n’a laissé aucune chance à la pérennité d’une telle épreuve. Les courses se sont très vite essoufflées avant d’être abandonnées. Sans doute par association d’idées, les Polynésiens baptisent l’événement Tiurai. Ce terme, qui signifie "juillet" dans la langue polynésienne, est dérivé du mot anglais July. En 1985, la Polynésie française est chargée d’organiser le Festival des Arts du Pacifique Sud. C’est à cette occasion que le Président du Gouvernement Gaston Flosse décide d’instaurer la fête de l’Autonomie interne, le Hiva Vae Vae (le Grand Rassemblement), et de débaptiser le Tiurai qui devient le Heiva i Tahiti (Jeux de Tahiti). Le grand défilé populaire local du Hiva Vae Vae est célébré le 29 juin, date de l’annexion de Tahiti et ses îles, et se démarque du 14 juillet français.

L’occasion de se retrouver Au fil des années ces fêtes de juillet se sont profondément ancrées dans les mœurs. Très vite, les habitants des différentes îles de la Polynésie française s’y sont préparés et entraînés pendant l’année pour affluer vers Tahiti le moment venu. Fait pour commémorer la prise de la Bastille pendant la révolution française à Paris, cet événement lointain reste peu fédérateur en soi pour les Polynésiens. Cependant , cette commémoration du 14 juillet est devenue l’occasion de retrouver des parents et des amis à Tahiti, d’échanger des cadeaux et de faire la fête ensemble et tout le monde veut finalement y participer. Tout le monde veut en être. Des districts entiers, femmes et enfants, grands-pères et grand-mères, se déplacent pendant plus d’un mois. Tous s’organisent, amènent leurs victuailles et s’installent. Ils sont logés chez l’habitant ou dans les écoles de Tahiti. Cette migration humaine temporaire se produit tous les ans. Les gens participent aussi à des concours sportifs et folkloriques, puis ils se mêlent à la foule des badauds. Généralement à cette période de l’année, tout travail s’arrête dans le pays et les commerces ferment.

 

Des concours traditionnels Un certain nombre de sports traditionnels prédominent dans la culture polynésienne bien avant l’arrivée des premiers Européens. Ces activités physiques sont inscrits logiquement dans les programmes du Tuirai puis du Heiva I Tahiti. Les programmes comprennent le lever de pierre, les courses de va’a (pirogues en langue polynésienne), le lancer de javelot, la course des porteurs de fruits ou encore la préparation du coprah. Durant ces épreuves, le pareu et les couronnes de fleurs sont de rigueur. Les concours de chants et danses A partir des années 1990, les groupes de chants et de danses ont décidé de concourir dans deux catégories distinctes : professionnel Hura tau, et amateur Hura ava tau. Les amateurs disputent, entre autres, le prix Claire Leverd, destiné à couronner la formation qui aura su le mieux présenter et valoriser les traditions originelles qui constituent le patrimoine culturel polynésien. Les professionnels, quant à eux, peuvent se présenter au prix de la tradition Madeleine Moua et au grand prix de la création libre Gilles Hollande. Ce prix est décerné au groupe qui aura le plus contribué à enrichir le patrimoine culturel polynésien, par l’exécution et l’interprétation d’une oeuvre inédite. On peut également trouver des concours du meilleur couple, de la meilleure danseuse et du meilleur danseur. De leur côté, les orchestres préparent un programme imposé et un programme libre.

Les courses de pirogues La discipline reine du Heiva reste, pour les Polynésiens, la course de va’a, qui témoigne du lien authentique qui unit les Polynésiens à la mer. Elle est avant tout une épreuve de vitesse ouverte à plusieurs catégories : le V1, plus connu sous le nom de Te Aito (le héros), correspond à l’épreuve individuelle. Puis le V3, le V6 et le V16, qui correspondent respectivement aux pirogues de trois, six et seize rameurs. Les candidats se bousculent également aux épreuves du lancer de javelot, de la course de porteurs de fruits, du lever de pierre ou encore de la préparation du coprah.

Les péripéties de la danse Polynésienne L’histoire et l’évolution de la danse dans le temps se dessinent sous plusieurs angles différents mais complémentaires. Il y a la danse d’avant l’arrivée des missionnaires, la danse en tant que divertissement populaire et la danse telle que nous la connaissons aujourd’hui, en tant que prétexte à concours.

Une incitation à la débauche sexuelle La danse ancienne a été interdite à plusieurs reprises par les missionnaires en Polynésie française. Ces derniers ont été choqués par sa permissivité. Ils y ont perçu un "caractère obscène entraînant la débauche sexuelle" et l’ont interdite. Puis elle a été codifiée selon les règles chrétiennes et coloniales pour en faire un divertissement anodin. D’après les documents d’archives de l’époque, à certaines périodes, la danse polynésienne n’était permise en public que la journée, "le mardi et le jeudi" et en des lieux bien définis. Et à d’autres époques, il ne fallait pas l’accompagner de gestes lascifs. Plus tard les danses furent autorisées "le samedi jusqu’à 20 heures", après demande "lors des réjouissances publiques" et "sans geste indécents"Selon le titre IV des Lois révisées dans l’Assemblée des Législateurs de mai 1845, de fortes amendes et des travaux d’intérêt général sanctionnaient le contrevenant" qui produira le trouble par des danses répréhensibles, comme les danses excitant à la débauche, au vol, à l’ivresse, ou faisant naître des rixes et susceptibles de corrompre les jeunes gens". Quoi qu’il en soit, les danses sont interdites lors des cérémonies officielles.

Les danses au programme du Heiva Selon le Journal Officiel, la danse concours n’est introduite et ne figure dans les programmes du Tiurai qu’à partir de 1895. Elle y restera et ne fera que renforcer sa position jusqu’à nos jours. Cependant, la danse a longtemps été déconsidérée. Il était mal vu qu’une jeune fille pratique les danses locales, aussi le ’ori Tahiti** se pratiquait clandestinement. Il impliquait plusieurs pas de danse. Et les interdictions n’ont fait que provoquer la disparition de cette gestuelle. Seules seraient restées les ’upa ’upa, les otea, les aparima et les paoa. Cependant, certains pas comme le hivinau ont été inventés et introduits après l’arrivée des européens. En 1956, des artistes polynésiens redonnent ses lettres de noblesse à la danse. Le groupe Heiva avec à sa tête Madeleine Moua, en a fait un véritable art local. Paulette Vienot, quant à elle, l’a fait connaître dans le monde entier en faisant voyager son groupe Tahiti Nui. De ces deux groupe naissent des directeurs artistiques comme Coco Hotahota, leader du groupe Temaeva. La conservation actuelle la plus fidèle de la Tradition revient probablement aux chants, les himene tarava et le himene ute qui possèdent encore la magie des sons et des rythmes qui leur ont été donnés par les ancêtres.

Chants Les premiers himene furent créés au début du 19ème siècle sous l'influence des chants polyphoniques traditionnels polynésiens d'une part et des hymnes religieux des premiers missionnaires protestants d'autre part. Le himene tarava, le himene ru'au et le ute sont les principaux types de himene. S'ils revêtent un aspect religieux quand ils sont chantés dans les temples protestants, le himene tarava et le himene ru'au redeviennent profanes lors du Heiva et contribuent à perpétrer les légendes ma'ohi dont leurs thèmes sont issus. · Le himene ru'au est chanté acapella (sans musique) sur un tempo lent par un groupe composé d'un chœur mixte et de solistes assis en arc de cercle devant un chef de chœur. · Le himene tarava regroupe généralement de 60 à 80 chanteurs et chanteuses issus du même district ou de la même paroisse protestante. Composé de six à dix voix, le himene tarava est par essence d'une grande complexité : voix d'hommes produisant des sons graves et rythmés, voix de femmes et d'hommes se mêlant pour chanter le texte ou chantant en contretemps, femmes ne chantant que les premières phrases pour lancer la mélodie, solistes faisant des vocalises et des modulations, etc…et enfin chef d'orchestre connaissant toutes les voix. Lorsqu'il sent que l'équilibre des voix atteint la perfection, il se retourne pour faire face au public et ajoute à son tour sa voix à l'édifice. · Le 'ute est un chant interprété sur un rythme très enlevé par deux ou trois personnes accompagnées d'instruments traditionnels et plus modernes (guitare, ukulele, harmonica et accordéon) et prend un ton souvent très satirique, à la grande joie des spectateurs.

Les 'orero garants de la culture orale La culture polynésienne pré européenne est par définition une culture orale qui n'aurait pu se transmettre de génération en génération sans les messagers qu'étaient les 'orero. Ces hommes en effet devaient parfaitement maîtriser tous les domaines de la culture et, qui plus est, savoir transmettre leurs connaissances. Véritables hommes savants, il devaient aussi se faire orateurs, conteurs, et parfois même acteurs et chanteurs, et avoir une mémoire infaillible ainsi qu'une voix forte et infatigable. Seule une longue éducation pouvait donner un bon 'orero : l'élève était d'abord tatoué, parfois sur l'ensemble du corps, ce qui constituait un véritable "rite de formatage", puis il était "rempli de savoir" tel un objet vide. Aussi, au sortir de sa formation, le 'orero devait parfaitement maîtriser les trois règles d'or de sa future fonction : le mana, véritable force vitale au savoir ; le pa'ari, le savoir lui-même et enfin le tapu, sorte de déontologie du 'orero.

Histoire de la danse Interdite en 1820 par les puritains missionnaires britanniques, la danse polynésienne, jugée trop indécente, fait timidement sa réapparition au début du 20ème siècle mais restera enfermée dans un carcan au cours des 50 années suivantes. Tenues ne laissant apparaître que le visage, les pieds et les mains, gestes et postures figés… Il fallut attendre la deuxième moitié du 20ème siècle pour voir apparaître un certain renouveau, malheureusement, les pertes culturelles étaient immenses. Ce sont les mots ouverture et codification qui résument le mieux l'évolution de la danse polynésienne à partir des années cinquante. En effet la pression exercée par de fortes personnalités comme Madeleine MOUA vont peu à peu permettre de lever les interdits et d'assister à une véritable renaissance de cet art longtemps privé de toute expression. S'amorce alors un véritable mouvement de recherche et de codification des pas et des postures tels qu'exécutés avant l'arrivée des Européens. Mais ceci ne se fit pas sans mal : en effet cette ouverture fut parfois mal perçue par les esprits "conservateurs", tandis que les nouvelles conventions entravaient une liberté de danser nouvellement acquise. Les concours du Heiva permettent depuis 1998 de concilier ces deux éléments en promouvant à la fois la créativité et le respect des traditions. La danse renoue en effet avec la tradition grâce au Prix de la Tradition Madeleine Moua ou au Prix Claire Leverd qui couronne la formation ayant su au mieux défendre les traditions originelles. Mais elle fait aussi une large place à la création au travers du Grand Prix de la création libre Gilles Hollande, grand danseur et chorégraphe des années 90 qui fut le premier à faire connaître la danse polynésienne dans le monde entier.

Types de danses Quatre types de danses sont présentés lors des concours du Heiva : le ote'a, le aparima, le hivinau et le pa'o'a. · Le ote'a est la plus codifiée des danses traditionnelles tahitiennes. A l'origine réservée aux hommes, elle est aujourd'hui dansée également par les femmes et se caractérise par des mouvements amples, brusques, un rythme rapide et saccadé ainsi que par le sentiment de puissance qui s'en dégage. De plus, le grand nombre de danseurs ainsi que leur disposition géométrique sur la scène autorise des déplacements de groupes impressionnants pour le spectateur, mais laisse peu de place à la nouveauté. · Le aparima est la danse des gestes par excellence : les mains miment une histoire grâce à toute une gamme de gestes symboliques (la mer, le vol des oiseaux, la voix…). Accompagné ou non par le chant des danseurs, le aparima peut être dansé soit avec un costume de feuillage dans un tableau descriptif de la vie quotidienne d'un village, ou encore avec de superbes robes en tissu laissant deviner les courbes des vahine. · Le hivinau est la plus simple et techniquement la moins exigeante des danses tahitiennes mais pas la moins impressionnante visuellement. En effet, les danseurs se placent sur deux cercles concentriques, souvent un cercle de femmes et un autre d'hommes, et tournent dans des sens opposés. Ces croisements permettent d'illustrer de grandes scènes de la vie quotidienne et de la vie en mer, ainsi le hivanau peut être fondu avec le pa'o'a. · Le pa'o'a est une danse liée traditionnellement à la fabrication du tapa. Assises à terre, les femmes battaient l'écorce en cadence et s'accompagnaient de chants afin de se donner du courage ou pour rompre la monotonie. L'une d'entre elles pouvait se lever et entamer un solo ou simplement quelques pas de danse. Accompagné uniquement par les rythmiques des instruments à percussion, le pa'o'a est interprété aujourd'hui par un groupe de danseurs assis se frappant les cuisses avec frénésie ainsi que par une danseuse solo ou un couple de danseurs.

Costumes Les costumes portés par les groupes de danse font partie à part entière du spectacle donné, ils font d'ailleurs l'objet d'une notation propre lors du Heiva, et sont une véritable marque de fabrique pour certains groupes. Ils permettent également la continuité d'une tradition culturelle, identitaire et artisanale forte. On distingue 3 types de costumes, celui : - du chef de groupe, qui doit différer légèrement de celui des danseurs afin qu'on ne les confonde pas lors des déplacements - des danseurs et danseuses - des musiciens Les coiffes et les objets de parement sont toujours somptueux. C'est le cas du fau, une coiffe gigantesque juchée sur la tête des danseurs et du taumi, large col décoré porté à la manière d'un collier autour du cou. Il existe par ailleurs de nombreuses règles régissant le concours du Heiva et définissant de véritables conventions : utilisation exclusive de matières végétales, costumes d'inspiration artisanale, utilisation du bleu uniquement sur les tissus, bijoux bannis…

Instruments traditionnels Le concours du meilleur orchestre du Heiva a toujours été pour les orchestres traditionnels locaux la fin d'une année de dur labeur ainsi qu'une véritable tribune où faire preuve de son talent : qualité des musiciens, rapidité d'exécution, originalité des mélodies ou au contraire retour à des mélodies plus anciennes, tenues… tout peut être sujet à critique. Depuis 1998, le concours se déroule en deux temps avec un programme imposé et un programme libre. Le programme imposé pourrait se résumer ainsi : cinq musiciens, cinq instruments différents et cinq morceaux à interpréter avec la plus grande clarté et rigueur possibles. Le programme libre quant à lui privilégie la création originale mais met aussi l'accent sur la difficulté des morceaux, la diversité des instruments et des sonorités. · Bien qu'importé des îles Cook, le to'ere, dont il existe trois tailles différentes, est devenu la percussion polynésienne par excellence, s'intégrant parfaitement aux ensembles musicaux pré-existants. Sa fabrication dans du bois de rose ou de tamanu demande une grande agilité et une oreille fine de la part du sculpteur afin d'obtenir une échelle de sons la plus juste et la plus étendue possible. En effet c'est uniquement en modifiant le point de frappe de la baguette que l'instrumentiste obtiendra les sons désirés. · Le tari parau est en quelque sorte la grosse caisse polynésienne puisque frappé avec une baguette de feutrine, il produit un son grave et sourd. Il peut aussi être frappé directement avec les mains pour donner de légers contretemps ou pour étouffer les vibrations. · Le 'ihara est un bambou fendu en fines lamelles sur lequel le musicien frappe avec deux baguettes. · Le pahu est l'instrument polynésien qui se rapproche le plus des percussions connues dans le reste du monde, comme le djembé africain par exemple. Tout comme dans le reste du monde d'ailleurs, ce tambour avait de nombreuses utilisations : encourager les guerriers pendant le combat, accompagner les cérémonies des marae, rythmer les soirées de Heiva… · Le vivo est une flûte en bambou à trois trous dans laquelle on souffle avec le nez. Bien qu'il ne puisse exécuter que peu de notes, le vivo produit des sons agréables à l'oreille grâce au travail d'harmonisation des musiciens jouant à plusieurs.

Par Fifou d'ailleurs - Publié dans : Océanie
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FIFOU : La quarantaine et quelques, parisien à vélo, végétarien, agent de voyages et à l'occasion prof de tourisme, d'anglais et de thaï.  J'adore les voyages biensur, l'histoire, la généalogie, la musique baroque, les grandes villes, les mangas, les haikus, la plongée, la natation, la randonnée, les petits bars et les bonnes bouffes entre amis. En dehors de mes pays fétiches (Portugal, Brésil, Japon et Thaïlande), j'adore l'Ethiopie, Madagascar, les Tongas et le Groënland. Laissez un petit commentaire, c'est toujours agréable à lire. A Marrakech, séjournez à la Terrasse des Oliviers : http://www.terrasse-des-oliviers.com/index.html

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