Les fêtes du Heiva Heiva I Tahiti 2006,
La 124 ème édition s’est terminée par la soirée des lauréats le 21 juillet 2006.
Le mois dernier, avec Ilias, nous sommes allé à Tahiti. Par hasard, j'ai retrouvé à notre sortie de l'avion, un ami Denis, perdu de vue depuis plusieurs années.Avec son ami Sacha, il nous a fait découvrir leur île et celle de Moorea à notre retour de l'île de Pâques et des Marquises. Grâce aux superbes photos de Denis, je peux écrire ce Post sur les danses Polynésiennes. Encore un grand merci à vous deux !
Qu’est-ce qu’un Heiva On appelle heiva tous les divertissements incluant des danses, de la musique, des chants, des mimes et des interludes dramatiques. Il désigne également des jeux de compétition comme la lutte, le lancer de javelot, la fronde, la boxe ou encore la guerre. Ces manifestations,qui se déroulent chaque année peuvent regroupent plus de 3000 personnes et montrent la richesse et la force de la Culture polynésienne.
Avant l’arrivée des Européens en Polynésie française, les chants et les danses accompagnaient toutes les manifestations collectives de la vie quotidienne. Ainsi la naissance, la guerre, le mariage, les récoltes ou encore la mort, était prétexte à un heiva. Ces séquences de vie, qui se pratiquaient en communauté, observaient des normes et des formes rituelles strictement codifiées. Au début du XIXème siècle, ces fêtes sont interdites par les missionnaires et l’administration coloniale. Cet interdit est renforcé en 1819 par le code Pomare et concerne tous les heiva, ainsi que la pratique de la danse polynésienne en général. Ce sont les fonctionnaires français qui, à cette époque, mettent un bémol à ces dispositions. A partir de la fin du XIXème siècle, ils accordent quelques dérogations, afin de fournir aux populations indigènes matière à satisfaire leur penchant pour les heiva, au sens propre du terme de l’époque. Toutefois, ce semblant de tolérance est plus proche d’une stratégie politique que sociale. Il s’agit, en effet, de s’attirer les bonnes grâces du peuple polynésien et de l’ éloigner de l’influence anglaise des missionnaires et de leur Eglise.
Célébrer le 14 juillet dans les colonies d’Océanie Le 29 juin 1880, la Polynésie française est annexée. Désormais Territoire français, elle doit commémorer la Prise de la Bastille de 1789. Ainsi, l’année suivante, la première fête est organisée à la date du 14 juillet, le Gouverneur de l’époque s’appelle Dorlodot des Essarts. Au programme : salves de coups de canon, prestations de la fanfare coloniale, retraite aux flambeaux et défilé militaire. Cependant, la fête n’a pas le succès escompté. Principalement dédiée aux colons, les Polynésiens ne se sentent pas concernés, ils ne sont que des spectateurs passifs. Selon les caprices de l’administration coloniale, les festivités organisées à cette occasion les années suivantes pouvaient durer plus d’un jour et se prolonger parfois au lendemain.
Mises en place de manifestations populaires Au fil des années, des manifestations populaires comme les régates de pirogues fleuries, les compétitions de lancer de javelot ou encore les concours agricoles sont mises en place pour distraire les autochtones, exclus de la fête du 14 juillet. Par exemple en 1986, apparaissent les courses à pieds : la "course des gentlemen" puis la "course des dames". Les coureurs sont habillés à la mode européenne : chemise et pantalon pour les hommes, longues jupes ou robes pour les dames. Mais courir sous cet accoutrement sous le soleil polynésien, n’a laissé aucune chance à la pérennité d’une telle épreuve. Les courses se sont très vite essoufflées avant d’être abandonnées. Sans doute par association d’idées, les Polynésiens baptisent l’événement Tiurai. Ce terme, qui signifie "juillet" dans la langue polynésienne, est dérivé du mot anglais July. En 1985, la Polynésie française est chargée d’organiser le Festival des Arts du Pacifique Sud. C’est à cette occasion que le Président du Gouvernement Gaston Flosse décide d’instaurer la fête de l’Autonomie interne, le Hiva Vae Vae (le Grand Rassemblement), et de débaptiser le Tiurai qui devient le Heiva i Tahiti (Jeux de Tahiti). Le grand défilé populaire local du Hiva Vae Vae est célébré le 29 juin, date de l’annexion de Tahiti et ses îles, et se démarque du 14 juillet français.
L’occasion de se retrouver Au fil des années ces fêtes de juillet se sont profondément ancrées dans les mœurs. Très vite, les habitants des différentes îles de la Polynésie française s’y sont préparés et entraînés pendant l’année pour affluer vers Tahiti le moment venu. Fait pour commémorer la prise de la Bastille pendant la révolution française à Paris, cet événement lointain reste peu fédérateur en soi pour les Polynésiens. Cependant , cette commémoration du 14 juillet est devenue l’occasion de retrouver des parents et des amis à Tahiti, d’échanger des cadeaux et de faire la fête ensemble et tout le monde veut finalement y participer. Tout le monde veut en être. Des districts entiers, femmes et enfants, grands-pères et grand-mères, se déplacent pendant plus d’un mois. Tous s’organisent, amènent leurs victuailles et s’installent. Ils sont logés chez l’habitant ou dans les écoles de Tahiti. Cette migration humaine temporaire se produit tous les ans. Les gens participent aussi à des concours sportifs et folkloriques, puis ils se mêlent à la foule des badauds. Généralement à cette période de l’année, tout travail s’arrête dans le pays et les commerces ferment.
Des concours traditionnels Un certain nombre de sports traditionnels prédominent dans la culture polynésienne bien avant l’arrivée des premiers Européens. Ces activités physiques sont inscrits logiquement dans les programmes du Tuirai puis du Heiva I Tahiti. Les programmes comprennent le lever de pierre, les courses de va’a (pirogues en langue polynésienne), le lancer de javelot, la course des porteurs de fruits ou encore la préparation du coprah. Durant ces épreuves, le pareu et les couronnes de fleurs sont de rigueur. Les concours de chants et danses A partir des années 1990, les groupes de chants et de danses ont décidé de concourir dans deux catégories distinctes : professionnel Hura tau, et amateur Hura ava tau. Les amateurs disputent, entre autres, le prix Claire Leverd, destiné à couronner la formation qui aura su le mieux présenter et valoriser les traditions originelles qui constituent le patrimoine culturel polynésien. Les professionnels, quant à eux, peuvent se présenter au prix de la tradition Madeleine Moua et au grand prix de la création libre Gilles Hollande. Ce prix est décerné au groupe qui aura le plus contribué à enrichir le patrimoine culturel polynésien, par l’exécution et l’interprétation d’une oeuvre inédite. On peut également trouver des concours du meilleur couple, de la meilleure danseuse et du meilleur danseur. De leur côté, les orchestres préparent un programme imposé et un programme libre.
Les courses de pirogues La discipline reine du Heiva reste, pour les Polynésiens, la course de va’a, qui témoigne du lien authentique qui unit les Polynésiens à la mer. Elle est avant tout une épreuve de vitesse ouverte à plusieurs catégories : le V1, plus connu sous le nom de Te Aito (le héros), correspond à l’épreuve individuelle. Puis le V3, le V6 et le V16, qui correspondent respectivement aux pirogues de trois, six et seize rameurs. Les candidats se bousculent également aux épreuves du lancer de javelot, de la course de porteurs de fruits, du lever de pierre ou encore de la préparation du coprah.
Les péripéties de la danse Polynésienne L’histoire et l’évolution de la danse dans le temps se dessinent sous plusieurs angles différents mais complémentaires. Il y a la danse d’avant l’arrivée des missionnaires, la danse en tant que divertissement populaire et la danse telle que nous la connaissons aujourd’hui, en tant que prétexte à concours.
Une incitation à la débauche sexuelle La danse ancienne a été interdite à plusieurs reprises par les missionnaires en Polynésie française. Ces derniers ont été choqués par sa permissivité. Ils y ont perçu un "caractère obscène entraînant la débauche sexuelle" et l’ont interdite. Puis elle a été codifiée selon les règles chrétiennes et coloniales pour en faire un divertissement anodin. D’après les documents d’archives de l’époque, à certaines périodes, la danse polynésienne n’était permise en public que la journée, "le mardi et le jeudi" et en des lieux bien définis. Et à d’autres époques, il ne fallait pas l’accompagner de gestes lascifs. Plus tard les danses furent autorisées "le samedi jusqu’à 20 heures", après demande "lors des réjouissances publiques" et "sans geste indécents"Selon le titre IV des Lois révisées dans l’Assemblée des Législateurs de mai 1845, de fortes amendes et des travaux d’intérêt général sanctionnaient le contrevenant" qui produira le trouble par des danses répréhensibles, comme les danses excitant à la débauche, au vol, à l’ivresse, ou faisant naître des rixes et susceptibles de corrompre les jeunes gens". Quoi qu’il en soit, les danses sont interdites lors des cérémonies officielles.
Les danses au programme du Heiva Selon le Journal Officiel, la danse concours n’est introduite et ne figure dans les programmes du Tiurai qu’à partir de 1895. Elle y restera et ne fera que renforcer sa position jusqu’à nos jours. Cependant, la danse a longtemps été déconsidérée. Il était mal vu qu’une jeune fille pratique les danses locales, aussi le ’ori Tahiti** se pratiquait clandestinement. Il impliquait plusieurs pas de danse. Et les interdictions n’ont fait que provoquer la disparition de cette gestuelle. Seules seraient restées les ’upa ’upa, les otea, les aparima et les paoa. Cependant, certains pas comme le hivinau ont été inventés et introduits après l’arrivée des européens. En 1956, des artistes polynésiens redonnent ses lettres de noblesse à la danse. Le groupe Heiva avec à sa tête Madeleine Moua, en a fait un véritable art local. Paulette Vienot, quant à elle, l’a fait connaître dans le monde entier en faisant voyager son groupe Tahiti Nui. De ces deux groupe naissent des directeurs artistiques comme Coco Hotahota, leader du groupe Temaeva. La conservation actuelle la plus fidèle de la Tradition revient probablement aux chants, les himene tarava et le himene ute qui possèdent encore la magie des sons et des rythmes qui leur ont été donnés par les ancêtres.
Chants Les premiers himene furent créés au début du 19ème siècle sous l'influence des chants polyphoniques traditionnels polynésiens d'une part et des hymnes religieux des premiers missionnaires protestants d'autre part. Le himene tarava, le himene ru'au et le ute sont les principaux types de himene. S'ils revêtent un aspect religieux quand ils sont chantés dans les temples protestants, le himene tarava et le himene ru'au redeviennent profanes lors du Heiva et contribuent à perpétrer les légendes ma'ohi dont leurs thèmes sont issus. · Le himene ru'au est chanté acapella (sans musique) sur un tempo lent par un groupe composé d'un chœur mixte et de solistes assis en arc de cercle devant un chef de chœur. · Le himene tarava regroupe généralement de 60 à 80 chanteurs et chanteuses issus du même district ou de la même paroisse protestante. Composé de six à dix voix, le himene tarava est par essence d'une grande complexité : voix d'hommes produisant des sons graves et rythmés, voix de femmes et d'hommes se mêlant pour chanter le texte ou chantant en contretemps, femmes ne chantant que les premières phrases pour lancer la mélodie, solistes faisant des vocalises et des modulations, etc…et enfin chef d'orchestre connaissant toutes les voix. Lorsqu'il sent que l'équilibre des voix atteint la perfection, il se retourne pour faire face au public et ajoute à son tour sa voix à l'édifice. · Le 'ute est un chant interprété sur un rythme très enlevé par deux ou trois personnes accompagnées d'instruments traditionnels et plus modernes (guitare, ukulele, harmonica et accordéon) et prend un ton souvent très satirique, à la grande joie des spectateurs.
Les 'orero garants de la culture orale La culture polynésienne pré européenne est par définition une culture orale qui n'aurait pu se transmettre de génération en génération sans les messagers qu'étaient les 'orero. Ces hommes en effet devaient parfaitement maîtriser tous les domaines de la culture et, qui plus est, savoir transmettre leurs connaissances. Véritables hommes savants, il devaient aussi se faire orateurs, conteurs, et parfois même acteurs et chanteurs, et avoir une mémoire infaillible ainsi qu'une voix forte et infatigable. Seule une longue éducation pouvait donner un bon 'orero : l'élève était d'abord tatoué, parfois sur l'ensemble du corps, ce qui constituait un véritable "rite de formatage", puis il était "rempli de savoir" tel un objet vide. Aussi, au sortir de sa formation, le 'orero devait parfaitement maîtriser les trois règles d'or de sa future fonction : le mana, véritable force vitale au savoir ; le pa'ari, le savoir lui-même et enfin le tapu, sorte de déontologie du 'orero.
Histoire de la danse Interdite en 1820 par les puritains missionnaires britanniques, la danse polynésienne, jugée trop indécente, fait timidement sa réapparition au début du 20ème siècle mais restera enfermée dans un carcan au cours des 50 années suivantes. Tenues ne laissant apparaître que le visage, les pieds et les mains, gestes et postures figés… Il fallut attendre la deuxième moitié du 20ème siècle pour voir apparaître un certain renouveau, malheureusement, les pertes culturelles étaient immenses. Ce sont les mots ouverture et codification qui résument le mieux l'évolution de la danse polynésienne à partir des années cinquante. En effet la pression exercée par de fortes personnalités comme Madeleine MOUA vont peu à peu permettre de lever les interdits et d'assister à une véritable renaissance de cet art longtemps privé de toute expression. S'amorce alors un véritable mouvement de recherche et de codification des pas et des postures tels qu'exécutés avant l'arrivée des Européens. Mais ceci ne se fit pas sans mal : en effet cette ouverture fut parfois mal perçue par les esprits "conservateurs", tandis que les nouvelles conventions entravaient une liberté de danser nouvellement acquise. Les concours du Heiva permettent depuis 1998 de concilier ces deux éléments en promouvant à la fois la créativité et le respect des traditions. La danse renoue en effet avec la tradition grâce au Prix de la Tradition Madeleine Moua ou au Prix Claire Leverd qui couronne la formation ayant su au mieux défendre les traditions originelles. Mais elle fait aussi une large place à la création au travers du Grand Prix de la création libre Gilles Hollande, grand danseur et chorégraphe des années 90 qui fut le premier à faire connaître la danse polynésienne dans le monde entier.
Types de danses Quatre types de danses sont présentés lors des concours du Heiva : le ote'a, le aparima, le hivinau et le pa'o'a. · Le ote'a est la plus codifiée des danses traditionnelles tahitiennes. A l'origine réservée aux hommes, elle est aujourd'hui dansée également par les femmes et se caractérise par des mouvements amples, brusques, un rythme rapide et saccadé ainsi que par le sentiment de puissance qui s'en dégage. De plus, le grand nombre de danseurs ainsi que leur disposition géométrique sur la scène autorise des déplacements de groupes impressionnants pour le spectateur, mais laisse peu de place à la nouveauté. · Le aparima est la danse des gestes par excellence : les mains miment une histoire grâce à toute une gamme de gestes symboliques (la mer, le vol des oiseaux, la voix…). Accompagné ou non par le chant des danseurs, le aparima peut être dansé soit avec un costume de feuillage dans un tableau descriptif de la vie quotidienne d'un village, ou encore avec de superbes robes en tissu laissant deviner les courbes des vahine. · Le hivinau est la plus simple et techniquement la moins exigeante des danses tahitiennes mais pas la moins impressionnante visuellement. En effet, les danseurs se placent sur deux cercles concentriques, souvent un cercle de femmes et un autre d'hommes, et tournent dans des sens opposés. Ces croisements permettent d'illustrer de grandes scènes de la vie quotidienne et de la vie en mer, ainsi le hivanau peut être fondu avec le pa'o'a. · Le pa'o'a est une danse liée traditionnellement à la fabrication du tapa. Assises à terre, les femmes battaient l'écorce en cadence et s'accompagnaient de chants afin de se donner du courage ou pour rompre la monotonie. L'une d'entre elles pouvait se lever et entamer un solo ou simplement quelques pas de danse. Accompagné uniquement par les rythmiques des instruments à percussion, le pa'o'a est interprété aujourd'hui par un groupe de danseurs assis se frappant les cuisses avec frénésie ainsi que par une danseuse solo ou un couple de danseurs.
Costumes Les costumes portés par les groupes de danse font partie à part entière du spectacle donné, ils font d'ailleurs l'objet d'une notation propre lors du Heiva, et sont une véritable marque de fabrique pour certains groupes. Ils permettent également la continuité d'une tradition culturelle, identitaire et artisanale forte. On distingue 3 types de costumes, celui : - du chef de groupe, qui doit différer légèrement de celui des danseurs afin qu'on ne les confonde pas lors des déplacements - des danseurs et danseuses - des musiciens Les coiffes et les objets de parement sont toujours somptueux. C'est le cas du fau, une coiffe gigantesque juchée sur la tête des danseurs et du taumi, large col décoré porté à la manière d'un collier autour du cou. Il existe par ailleurs de nombreuses règles régissant le concours du Heiva et définissant de véritables conventions : utilisation exclusive de matières végétales, costumes d'inspiration artisanale, utilisation du bleu uniquement sur les tissus, bijoux bannis…
Instruments traditionnels Le concours du meilleur orchestre du Heiva a toujours été pour les orchestres traditionnels locaux la fin d'une année de dur labeur ainsi qu'une véritable tribune où faire preuve de son talent : qualité des musiciens, rapidité d'exécution, originalité des mélodies ou au contraire retour à des mélodies plus anciennes, tenues… tout peut être sujet à critique. Depuis 1998, le concours se déroule en deux temps avec un programme imposé et un programme libre. Le programme imposé pourrait se résumer ainsi : cinq musiciens, cinq instruments différents et cinq morceaux à interpréter avec la plus grande clarté et rigueur possibles. Le programme libre quant à lui privilégie la création originale mais met aussi l'accent sur la difficulté des morceaux, la diversité des instruments et des sonorités. · Bien qu'importé des îles Cook, le to'ere, dont il existe trois tailles différentes, est devenu la percussion polynésienne par excellence, s'intégrant parfaitement aux ensembles musicaux pré-existants. Sa fabrication dans du bois de rose ou de tamanu demande une grande agilité et une oreille fine de la part du sculpteur afin d'obtenir une échelle de sons la plus juste et la plus étendue possible. En effet c'est uniquement en modifiant le point de frappe de la baguette que l'instrumentiste obtiendra les sons désirés. · Le tari parau est en quelque sorte la grosse caisse polynésienne puisque frappé avec une baguette de feutrine, il produit un son grave et sourd. Il peut aussi être frappé directement avec les mains pour donner de légers contretemps ou pour étouffer les vibrations. · Le 'ihara est un bambou fendu en fines lamelles sur lequel le musicien frappe avec deux baguettes. · Le pahu est l'instrument polynésien qui se rapproche le plus des percussions connues dans le reste du monde, comme le djembé africain par exemple. Tout comme dans le reste du monde d'ailleurs, ce tambour avait de nombreuses utilisations : encourager les guerriers pendant le combat, accompagner les cérémonies des marae, rythmer les soirées de Heiva… · Le vivo est une flûte en bambou à trois trous dans laquelle on souffle avec le nez. Bien qu'il ne puisse exécuter que peu de notes, le vivo produit des sons agréables à l'oreille grâce au travail d'harmonisation des musiciens jouant à plusieurs.