Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
Voyages, rencontres & aventures

Back to fascinating Cairo

4 Août 2019 , Rédigé par Fifou d'ailleurs

Flâneries entre Zamalek (sur Gezirah) mon ancien quartier avec ses maisons flottantes, les Dahabiyya, dans les années 1930, ces embarcations à 2 niveaux étaient des casinos, des music-halls ou des maisons de tolérance. Celles qui ont survécu ont gardé pour la plupart le côté bohème qu'évoque Naguib Marfouz dans son roman "Dérives sur le Nil" (1966). Mohamdessin (les ingénieurs) toujours fasciné par les petits métiers et certaines façades (bien que les plus beaux palais sont désormais des ambassades dans ce quartier hyper résidentiel et donc impossible à photographier, la police est intraitable) Retrouvailles d’anciens commerçants, fidèles au poste, 28 ans plus tard !

Journée au CAIRE ISLAMIQUE & MÉDIÉVAL où j’ai guidé tant de groupes de touristes. J’ai été très agréablement surpris de voir les monuments restaurés avec soin et la vie authentique du Khan El Khalili, se poursuivre. Avec 800 monuments Fatmides et Mamelouks, j’ai préféré me limiter à revoir ceux que je connais le mieux de la mosquée Al Hussein à Bab El Futuh. J’ai donc commencé par le madrassa, un maristan (hôpital pour les yeux) et mausolée de Qalaun de 1279. Les stucs et incrustations sont superbes, reprenant une calligraphie coufique originale. Puis je suis passé au madrassa et mausolée An-Nasir Mohammed de 1304 par le fils de Qalaun et la madrassa et mausolée de Barqouq de 1382 avec son portail en noir et blanc et un superbe plafond coloré soutenu par 4 colonnes pharaoniques en porphyre. Le Palais Beshtak a repris de sa splendeur et son pavillon sur le toit avec son riche harem offre une vue inégalée sur le quartier. La sabil kuttab (fontaine) est ouverte et se visite avec son immense citerne. En revanche le madrassa voisin a été transformé en boutique mais on peut y admirer les faïences murales, la marqueterie de marbres au sol et le plafond ciselé et coloré. Bien entendu Beit El Souhayni, immense maison familiale du XVIII a été très joliment restaurée même si le jardin a l’arrière est moins fleuri qu’auparavant. Le labyrinthe de salons de réception est toujours aussi impressionnant. Après le marché à l’ail et aux oignons, je me suis arrêté à Bab El Futuh, la où Napoléon a lâchement abandonné le pauvre Kléber ! Déjeuner tardif à 16h00 au délicieux Naguib Marfouz sur les très bons conseils de mon ami Nabil.

Je suis retourné au Musée des Arts Islamiques entièrement rénové avec une nouvelle présentation très claire des superbes collections. Les salles Fatimides, Mamelouks et Ottomanes sont de loin les plus belles.

Les toits du Caire auraient bien besoin d’un petit coup de ménage ! Dans certains quartiers du Caire, on pourrait croire que les poubelles ne sont jamais collectées. Pourtant, des dizaines de milliers de personnes s'en chargent : les ZABBALINE. Ce sont des coptes dont le quartier, au pied des collines de Muqqatam, contient non seulement toutes les ordures de la ville, triés pas éléments recyclables, mais aussi l'une des plus étonnantes église du pays. SAINT SIMEON LE TANNEUR n'est qu'une partie d'un ensemble entièrement sculpté dans les falaises. Cet édifice qui accueille jusqu'à 5.000 personnes, est entouré de scènes bibliques sculptées dans la roche. Cette église date de 1994 et honore, tardivement, un ascète du X siècle qui pria pour faire bouger Muqqatam, sur l'ordre du calife fatimide Al-Muizz-li-Din Allah (voir Matthieu XVII : "Je vous le dis en vérité, si vous aviez de la foi comme un grain de sénevé, vous diriez à cette montagne : Transporte-toi d'ici là, et elle se transporterait"). Aujourd'hui l'église est un haut lieu de pélerinage COPTE. Des madrassas, khans, mosquées, beits et qasrs en moins bon état jusqu’à Bab El Zuweila, la seule porte médiévale du rempart Nord.

Retour dans les superbes jardins du Palais Manial avec un bon bouquin. Un havre de paix idéal et le Palais du début XX siècle, édifié par l’oncle du Roi Farouk, le prince Mohammed Ali, mérite le détour. C’est un mélange de styles ottoman, mauresque, perse, ommeyade et rococo européen.

Le PALAIS MONASTIRLI et le NILOMETRE. Ce palais est installé dans un paisible jardin au bord du Nil. La promenade pour s'y rendre est très agréable, les berges étant occupé par des pépinières fleuries et calmes. C'était la résidence d'un Pacha Ottoman en 1851, dont la famille venait de Monastir (dans le Nord de la Grèce). L'ancien SALAMLIK (salon de réception) conçu pour ses fonctions publiques, a été transformé en une élégante salle de concert.
Le NILOMETRE fut construit en 861 pour mesurer la crue et la décrue du Nil et prévoir le rendement des récoltes annuelles. Si l'eau montait jusqu'à 16 cubits (ancienne unité de mesure notamment par les Egyptiens, correspondant à une coudée, soit la longueur d'un avant-bras), la récolte s'annonçait prometteuse et l'on fêtait l'évènement, tout en redoutant la hausse des impôts qui accompagnait l'abondance ; si elle montait plus haut, l'inondation pouvait se révéler désastreuse, et un niveau moindre pouvait laisser présager la famine. Le dôme conique de style turc est une reconstruction de l'époque de Farouk d'un dôme original détruit par les soldats de Napoléon. L'appareil de mesure, une colonne graduée, se trouve sous le niveau du Nil, en bas d'une volée de marches raides.

Le VIEUX CAIRE (Misr al-Qadima) est le quartier Copte, coeur de la communauté chrétienne d'Egypte. C'est un havre de paix chargé d'histoire. Les archéologues ont retrouvé les traces d'une petite communauté installé sur ce site en bordure du Nil dès le VI siècle av. JC. Au II siècle, les Romains y édifièrent une forteresse appelée Babylone en Egypte, sans doute une déformation latine de "Per-hapi-en-on" (demeure du dieu Nil à On), nom pharaonique de l'ancien port d'On (Héliopolis antique).
Babylone est restée un bastion de la chrétienté, comptant à une époque plus de 20 églises sur 1 km². Il n'en subsiste que quelques-unes reliées par d'étroites ruelles pavées, bordées de hauts murs de pierre. La ressemblance avec la vieille ville de Jérusalem est peut-être plus qu'une coïncidence : lorsque les juifs furent chassés de la ville sainte en 70, certains trouvèrent refuge en Egypte. On y trouve d'ailleurs la plus ancienne synagogue du pays

Back to fascinating Cairo
Back to fascinating Cairo
Back to fascinating Cairo
Back to fascinating Cairo
Back to fascinating Cairo
Back to fascinating Cairo
Back to fascinating Cairo
Back to fascinating Cairo
Back to fascinating Cairo
Back to fascinating Cairo
Back to fascinating Cairo
Back to fascinating Cairo
Back to fascinating Cairo
Back to fascinating Cairo
Back to fascinating Cairo
Back to fascinating Cairo
Back to fascinating Cairo
Back to fascinating Cairo
Back to fascinating Cairo
Back to fascinating Cairo
Back to fascinating Cairo
Back to fascinating Cairo
Back to fascinating Cairo
Back to fascinating Cairo
Back to fascinating Cairo
Back to fascinating Cairo
Back to fascinating Cairo
Back to fascinating Cairo
Back to fascinating Cairo
Back to fascinating Cairo
Back to fascinating Cairo
Back to fascinating Cairo
Back to fascinating Cairo
Back to fascinating Cairo
Back to fascinating Cairo
Back to fascinating Cairo
Back to fascinating Cairo
Back to fascinating Cairo
Back to fascinating Cairo
Back to fascinating Cairo
Back to fascinating Cairo
Back to fascinating Cairo
Back to fascinating Cairo
Back to fascinating Cairo
Back to fascinating Cairo
Back to fascinating Cairo
Back to fascinating Cairo
Back to fascinating Cairo
Back to fascinating Cairo
Back to fascinating Cairo
Back to fascinating Cairo
Back to fascinating Cairo
Back to fascinating Cairo
Back to fascinating Cairo
Back to fascinating Cairo
Back to fascinating Cairo
Back to fascinating Cairo
Back to fascinating Cairo
Back to fascinating Cairo
Back to fascinating Cairo
Back to fascinating Cairo
Back to fascinating Cairo
Back to fascinating Cairo
Back to fascinating Cairo
Back to fascinating Cairo
Back to fascinating Cairo
Back to fascinating Cairo
Back to fascinating Cairo
Lire la suite

Croisière sur la Mer de Nubie

4 Août 2019 , Rédigé par Fifou d'ailleurs

SEUL AU MUSÉE NUBIEN 😊🙏❤️👍 Une petite merveille qui rend hommage à l’histoire et la culture nubienne dont une grande partie fut perdue avec la mise en eau du Lac Nasser.
Les objets des royaumes de Kouch et de Meroe sont superbes ainsi que la collection d’art copte. Les nombreuses églises des XIII et XIV siecles qui ont été sauvées des eaux, comme Abou Simbel sont présentées sous forme d’une galerie de photos d’époque. On y voit aussi des maisons traditionnelles et une exposition retraçant le développement de l’irrigation le long du Nil. Parmi les pièces les plus remarquables : des bols e poterie intacts de 6.000 ans, une étonnante statue en quartzite d’un prêtre d’Amon de la XXV dynastie avec des traits kouchites (haute Nubie) mais aussi une étrange armure de cheval retrouvée dans un tombeau de la période Ballana (VII siècle av.JC) qui témoigne du remarquable savoir-faire artisanal de cet intermède historique.

Premières visites avec le temple de Kalabsha, sauve des eaux par des archéologues allemands qui l’ont entièrement démonté et remonté 50 km plus loin (13.000 blocs de pierre). Il date de la période ptolémaïque et à été achevé sous le règne de l’empereur Auguste (30 av. JC-14 ap JC). Il servait de culte à la divinité solaire nubienne Merour, connue chez les Grecs sous le nom de Mandoulis. L’édifice est ensuite devenu une église. Juste derrière se trouve le très beau temple de Beit Al Wali (maison du gouverneur en arabe) réalisé sous Ramses II il est tout à son honneur. On y voit ses victoires sur les Nubiens et sur les Libyens et les Syriens. De très belles scènes colorées dans le nartex représentent Ramses II sur son trône, recevant le tribut versés par les Nubiens vaincus, notamment des peaux de léopards, de l’or, des défenses d’éléphants, des plumes mais aussi des girafes, lions et autruches.
Pour terminer le charmant petit pavillon de Kertassi possède de superbes colonnes aux chapiteaux hatoriques. Ce sont 14 temples qui furent sauvés des eaux au début des années 60. Parmi eux 10 ont été déplacés et 4 offerts aux pays qui ont faits les plus gros efforts pour sauver ces merveilles.

2eme jour, visite de Wadi as-Subia (vallée des lions) en référence à l’allée de 10 sphinx menant au temple de Ramses II. Préfiguration d’Abou Simbel avec 4 statues colossales sur le pylône et une cour ornée de 10 statues du pharaon. Dans la grande salle 12 piliers avant d’atteindre le nartex qui abritait des statues de Amon-Re et de Re-Horakhti. À l’époque chrétienne les reliefs ont été recouverts de plâtre, de sorte qu’aujourd’hui Ramses semble faire des offrandes à Saint Pierre ! Juste à 1 Klaumann sud, le superbe temple de Dakka entamé sous le règne du pharaon de haute Nubie Arkamani Ergamenes (218-200 av.JC) à été adapté par les Ptolemes et l’empereur romain auguste. Il est dédié au dieu Thot, dieu de la sagesse. Enfin, le petit temple de Maharraqa est consacré à Isis et Serapis mais n’a jamais été achevé.

3ème jour, le temple d’Anada de la XXVIII dynastie, sous Touthmosis III (1400-1390 av. JC) dédié à Amon-Re et Re-Horakhti.a coté le temple de Derr date de Ramses II ou l’on voit le pharaon en compagnie de son lion domestique. Pour finir le tombeau de Pennout, vice roi de Nubie de 1143 à 1136 av.JC

Le LAC NASSER. Vaste plan d’eau bleu-vert. Difficile de croisé qu’il s’agit d’une création humaine. Les chiffres relatifs au plus grand lac artificiel du monde donnent le tournis. Superficie de 5.250 km2, il s’étire sur 510 km de longueur et de 10 à 35 Km de largeur. Il contient en moyenne 135 milliards de mètres cubes d’eau dont 6 milliards s’évaporent chaque année. Sa capacité maximale -157 milliards de mètres cubes - fut atteinte en 1996, lorsque des pluies torrentielles en Éthiopie conduisirent à l’ouverture d’un déversoir spécial à Toshka, pour la première fois depuis la création du barrage, à 30 km au nord d’Abou Simbel. Depuis lors, le gouvernement égyptien s’est lancé dans un ambitieux projet mais très controversé : réaliser un nouveau canal pour irriguer des milliers d’hectares du désert de Nubie, entre Toshka et la Nouvelle Vallée.
Comme le niveau du lac fluctue, aucune communauté humaine n’a pu s’établir sur ses berges, laissant place aux oiseaux migrateurs qui s’y reposent de leurs longs périples. Gazelles, renards et serpents dont la vipère cornue (mortelle) ont élu domicile sur ses rives austères. Dans ses eaux ont trouvé l’énorme perche du Nil et des crocodiles 🐊
Quelques 5.000 pêcheurs à bord de petits canots capturent chaque année 50.000 tonnes de poissons.
Découverte nocturne des ruines fantomatiques de la forteresse Qasr Ibrim. Seul monument à ne pas avoir été déplacé puisqu’il occupait une crête rocheuse de 70 m à 60 km au bord d’Abou Simbel. Les éléments indiquent qu’Ibrim fut une ville de garnison à partir de 1.000 av. JC et que vers 680 av. JC le pharaon nubien Taharka (660-664 av. JC) de la XXV dynastie, fit ériger un temple en brique crue dédié à Isis. À l’époque romaine, le secteur était l’un des derniers bastions du paganisme, et ses 6 temples se convertirent au christianisme deux siècles après le reste de l’Egypte. L’endroit devint l’un des principaux centres de la chrétienté en Basse-Nubie et résista à l’islam jusqu’au XVI siècle, lorsque des mercenaires bosniaques, à la solde des Ottomans, vinrent alors occuper les lieux.ils s’y installèrent et épousèrent des femmes nubiennes utilisant une partie de la cathédrale en guise de mosquée.

ESNA : Visite des magnifiques 4 tombeaux d’EL KAB, totalement ignorés des touristes. On y voit des festins funebres avec maints détails, des tables d’offrandes mais surtout les travaux agricoles avec de nombreux scriptes qui enregistrent les poids des récoltes (le gouverneur étant chargé de lever l’impôt, il indiquait la rigueur avec laquelle il exécutait sa mission)
Le superbe tombeau celui de Setaou, grand prêtre de Nekhbet sous le règne de Ramses III et jusqu’à Ramses IX sous la XX dynastie. Il a été percepteur d’enfants royaux (sur ses genoux). Celui de Baheiry avec son superbe festin funèbre avec des musiciennes et des convives qui refusent poliment à boire et à manger car ils sont repus (signe d’abondance) et celui d’Ahmes, fils d’Abana qui commanda les troupes de Toutmosis I en Syrie actuelle qui contient la seule description précise d’importantes bataille.

Croisière sur la Mer de Nubie
Croisière sur la Mer de Nubie
Croisière sur la Mer de Nubie
Croisière sur la Mer de Nubie
Croisière sur la Mer de Nubie
Croisière sur la Mer de Nubie
Croisière sur la Mer de Nubie
Croisière sur la Mer de Nubie
Croisière sur la Mer de Nubie
Croisière sur la Mer de Nubie
Croisière sur la Mer de Nubie
Croisière sur la Mer de Nubie
Croisière sur la Mer de Nubie
Croisière sur la Mer de Nubie
Croisière sur la Mer de Nubie
Croisière sur la Mer de Nubie
Croisière sur la Mer de Nubie
Croisière sur la Mer de Nubie
Croisière sur la Mer de Nubie
Croisière sur la Mer de Nubie
Croisière sur la Mer de Nubie
Croisière sur la Mer de Nubie
Croisière sur la Mer de Nubie
Croisière sur la Mer de Nubie
Croisière sur la Mer de Nubie
Croisière sur la Mer de Nubie
Croisière sur la Mer de Nubie
Croisière sur la Mer de Nubie
Croisière sur la Mer de Nubie
Croisière sur la Mer de Nubie
Croisière sur la Mer de Nubie
Croisière sur la Mer de Nubie
Croisière sur la Mer de Nubie
Croisière sur la Mer de Nubie
Croisière sur la Mer de Nubie
Croisière sur la Mer de Nubie
Croisière sur la Mer de Nubie
Croisière sur la Mer de Nubie
Croisière sur la Mer de Nubie
Croisière sur la Mer de Nubie
Croisière sur la Mer de Nubie
Croisière sur la Mer de Nubie
Croisière sur la Mer de Nubie
Croisière sur la Mer de Nubie
Croisière sur la Mer de Nubie
Croisière sur la Mer de Nubie
Croisière sur la Mer de Nubie
Croisière sur la Mer de Nubie

Lire la suite