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Voyages, rencontres & aventures

Superbe groupe central des Açores

13 Septembre 2018 , Rédigé par Fifou d'ailleurs

En août 2018, découverte des îles de TERCEIRA, PICO, FAIAL et S. JORGE.

Des îles fabuleuses, en VERT et NOIR, des paysages à couper le souffle, des piscines naturelles, volcans et falaises de basalte. Une expérience très intéressante.

L'ANANAS ACORIEN. Les premières plantes furent importées d'Amérique du sud en guise d'ornement. C'est à FAJA DE BAIXO que débuta la culture des ananas, à la fin du XIX siècle, quand le commerce des oranges déclina. Il ne fait pas assez chaud aux Açores pour que les ananas poussent à l'air libre : c'est pourquoi on les cultive dans des serres. La première plantation date de 1864. Cette particularité, unique au Monde, pose des problèmes de compétitivité. Il faut savoir qu'un fruit met 2 ans à atteindre sa maturité, pour un poids de 2 kg environ. En premier on plante les bulbes (brolhos) dans les estufins (serre qui fait office de nursery), chacun a 10 cm d'intervalle. la température est alors élevée de 26°C à 38°C. Au bout d'un mois apparaissent les premières pousses, qu'on laisse croître pendant 6 mois. Ensuite on les transplante dans de plus vastes serres, à 50 cm d'intervalle cette fois, où on les arrose copieusement pendant 2 semaines, puis de moins en moins, et enfin plus du tout pendant la maturation. Cette période de croissance dure environ 1 an. 3 ou 4 mois après la transplantation de ces jeunes pousses, il faut également enfumer la serre chaque soir (pendant 4 à 8 jours en été, ou 8 à 15 jours en hiver) ; les feuilles vertes sont brûlées pour obtenir la précieuse fumée, et l'on aère la serre tous les matins. Ce processus permet aux plantes de croître harmonieusement et d'arriver ensemble à maturité.
Tout au long, on enfouit traditionnellement sous la terre des mottes de bruyère rase, les LEIVAS, dont la lente fermentation dégage la chaleur permettant la croissance des jeunes pousses. Ces mottes sont mélangées avec des branches et des feuilles de pittosporum, de la terre déjà utilisée dans d'autres serres et riches en matières végétales organiques et divers composts, fougères, graines, feuilles de palmiers ou aiguilles de pin.
L'Union Européenne subventionne à hauteur de 2€ le kilo les producteurs en raison du coût élevé de production ; en hiver, un ananas se vend environ 6€ le kilo et 8€ en été.

Grande randonnée dans la SERRA DA TRONQUEIRA, tombeau de MARCEL CERDAN et Ginette NEVEU. Le 27 octobre 1949, l'avion d'AIR FRANCE s'écrase sur le Pico da Vara alors que le célèbre boxeur se rendait à New York pour prendre sa revanche contre Jake LaMotta et rejoindre plus rapidement Edith Piaf (il devait voyager en bateau et changea in extremis son billet). C'était le premier accident d'AF sur le trajet Paris-New York, après plus de 2.000 traversées sans incident. D'après ce que rapportent les locaux, l'avion transportait aussi un chargement de montres de luxe et une mallette de diamants. Dans la terrible confusion qui règna après le drame, tandis que les corps étaient descendus tant bien que mal, à dos d'âne, dans des conditions épouvantables, ces chargements auraient disparu.
A Ponta Delgada, racontent les anciens, tel badaud levait tout à coup son pantalon et exhibait une jambe de bois recouverte de la précieuse horlogerie. Mais les Açoriens ne sont pas des voleurs, après quelques remontrances des autorités, la plupart des montres furent rendues. Par contre, la fuite des diamants reste plus problématique. Beaucoup d'autochtones pensent que le voleur était un émigré, revenu pour un temps des USA. En effet il est tout à fait improbable que les habitants aient eu connaissance de la valeur de ces pierres précieuses et aient pu en tirer un quelconque profit, la moindre transaction dans l'archipel ayant été aussitôt repérée et dénoncée.
Cet incident serait aussi à l'origine d'une autre histoire, plutôt macabre pour le coup. Quand le cercueil de la violoniste Ginette NEVEU fut rapatrié en France, on s'aperçut que l'une des mains, saisie à la hâte dans le tumulte de l'accident, n'était pas la bonne ! On tempêta, on insulta ces insulaires ignorants, mais la France fit des excuses officielles au gouvernement portugais qui avait très généreusement prêté assistance dans cette sombre histoire. Au cours de cette randonnée au sommet du PICO DA VARA, on imagine qu'il n'y avait aucune lumière aux alentours et des kilomètres de forêts, d'où les difficultés du sauvetage et de l'enquête. Détail assez scabreux, il est ainsi possible que l'une des mains de la célèbre artiste repose ailleurs, dans un autre cercueil ou dans l'humus fertile des Açores....

Les FAJAS de l'île de SAO JORGE. C'est le relief typique des Açores et Sao Jorge est l'île des fajas par excellence. Dans le relief volcanique, où la côte se heurte souvent brusquement à l'océan, avec falaises et surélévations, une FAJA est un affaissement plat et fertile du terrain en bord de mer. Il s'agit donc d'une brève plaine nichée souvent derrière une crique, avant que le relief ne s'escarpe brusquement. Les Açoriens ont souvent établis leurs villes sur des fajas : l'accès à la mer y est facile, et le terrain fertile est propice à l'agriculture. Ce sont souvent de véritables vergers, où se concentrent les cultures. C'est sur les contreforts des fajas que sont élaborées les cultures en terrasses si typiques des Açores traditionnelles. Enfin, ces dépressions côtières jouissent d'un climat bien plus clément que les collines intérieures où s'accrochent les nuages. Sao Jorge étant principalement un immense haut-plateau s'élevant à pic au-dessus de la mer, les nombreuses fajas ont permis l'implantation d'autant de communautés côtières. Jolie randonnée de la FAJA DOS CUBRES à la FAJA DE SANTO CRISTO, mais aussi points de vue sur la FAJA DE OUVIDOR et la FAJA DOS VIUMES où l'on cultive le café ! ! ! !
Les VACHES sont omniprésentes. A l'origine, à Sao Jorge comme ailleurs dans l'archipel, on cultivait le blé. Avec le développement de l'agriculture intensive, le blé açorien a fait faillite (le blé américain revenant bien moins cher). Au début du XX siècle on a donc remplacé les céréales par des pâturages pour les vaches qui occupent désormais 80% des sols. Avec 22.000 vaches pour 8.500 habitants sur l'île ! On bénit les vaches pendant les fêtes et on les respecte. Les fêtes de Saint-Esprit sont une occasion de sortie pour les bovins, notamment à Santo Antao (24 mai) où elles traversent les villages en procession. Le FROMAGE de Sao Jorge pèse 10 kg, il faut 100 litres de lait de vache entier et non pasteurisé pour sa fabrication. On le laisse sécher trois mois (30 jours dans des caves naturelles et 60 jours dans des caves climatisées) puis on le déguste pour le classifier. Le fromage certifié a une étiquette dorée, s'il ne l'est pas, on l'appelle "fromage de l'île" mais il peut être très bon, simplement il ne possède pas les caractéristiques requises (mesures, etc.). Il existe aussi un fromage plus prononcé. La production annuelle de l'île est d'environ 2.400 tonnes par an.

ÎLE DE SAO JORGE - Cette île toute en longueur produit le meilleur fromage de l'archipel des Açores, un délice. Il ne subsistent que 4 fromageries. En quittant la "ville" principale (Velas) on traverse Urzelina (dont le nom dérive de "URZELA" (l'orseille en français), il s'agit d'une plante jadis utilisée en teinturerie, qui produisait une couleur brune, très prisée dans toute l'Europe jusqu'au XVIII siècle. Mais, tout comme le Pastel (plante dont on tirait un bleu remarquable au Moyen-Âge) dont la culture s'arrêta lorsque les croisés ramenèrent l'Indigo du Moyen-Orient, la culture de l'orseille s'arrêta lorsque la chimie arriva a produire la même couleur. Le joli parc forestier de SETE FONTES se prête au pique-nique, on peut même monter au belvédère pour la vue sur le volcan de Pico. J'y ait rencontré la CONFRERIE DU FROMAGE DE SAO JORGE qui venait pour une photo de groupe, en costume de la confrérie.

ÎLE DE FAIAL - Elle est célèbre dans le monde entier pour le port d'HORTA qui est l'escale des marins qui font la transatlantique et s'arrêtent pour boire le mythique Gin du Peter Sport Café où se retrouvent tous les baroudeurs des mers. Et puis ils peignent une peinture sur les quais, en guise de souvenir. Il faut compter UN MOIS généralement pour rejoindre l'Europe depuis les Caraïbes. FAIAL est à mi-parcours. Nuit à la POUSADA SANTA CRUZ 5***** et merci au directeur pour le surclassement en VUE MER.
L'autre attraction de l'île, c'est son volcan avec le superbe cratère. On y accède par de charmantes routes bordées de murs d'hortensias en fleurs toute l'année, grâce à la douceur du climat. Un chemin de randonnée permet de faire le tour du cratère (8 km) en offrant de beaux points de vue sur Pico et S. Jorge. En 1955, Dervenn le décrivait comme un lac peu profond et irrégulier qui recouvrait l'intérieur mais les activités sismiques du volcan de CAPELINHOS de 1957-58 dont 2 violentes explosionssecouèrent le cratère, projetant une couche de poudre claire partout sur l'île et le lac disparut totalement.

ÎLE DE PICO - L'île noire en basalte avec des paysages violents qui me rappellent les Marquises. 3 choses remarquables entre autre : 1) le musée des baleiniers à Lajes do Pico, plus qu'une chasse au cachalot, le mode de vie rude d'une autre époque 2) le volcan (2.351 m point culminant du Portugal) et la grutas das Torres (tunnel lavique de 5.150 m, un des 10 plus grands du monde) et enfin 3) les fajas (murets de basalte arrondis pour protéger les figuiers et carrés pour la vigne). Cette île est vraiment magique, chaque tournant nous réserve une surprise, allez je vous emmène.....

La tradition viticole de Pico est très ancienne. On raconte que les premiers colons transportaient des ceps de vigne dans leurs cales. C'est au prix d'un labeur intense, du déplacement de tonnes et de tonnes de basalte, que Pico a pu devenir fertile. La vigne est plantée pratiquement à même le basalte. A l'intérieur de petits carrés délimités par des murets, s'est formé un micro-climat, la chaleur est retenue par la noirceur de la pierre et se répand pendant la nuit. Pendant près de deux siècles, le VERDELHO de Pico connut une renommée internationale et fut servi à la cour du Tsar, en Angleterre et aux Amériques. Les plants furent cependant détruits en 1852 par l'oïdium et le phylloxéra. Aujourd'hui la production est ralentie et quelques caves ont été abandonnées mais il existe encore des parcelles exploitées dans le nord de l'île. Le TERRAS DAS LAVAS est excellent, le Cavaco est davantage un vin de table, le Lajido est un apéritif à 16° de cépage verdelho.

TERCEIRA - Côte Sud-Est. Début de la journée par les ilheus das cabras (coupés en deux par une éruption volcanique en 1550) puis découverte de l'intéressante PORTO JUDEU avec ses 3 églises à 3 portes, continuation vers Sao Sebastiao qui compte une des plus belles églises de Terceira avec de remarquables fresques. Fonte do Bastardo avec son império coloré et après-midi plage à Praia da Vitoria. Dans l'église do Senhor Santo Cristo, il y a 2 choeurs (car à l'origine il y avait 2 églises élevées par 2 soeurs) mais on y trouve une très rare statue de Dieu le père, soutenant le Christ.
Retour par les petites routes et le belvédère de Serra do Cume, dans un cadre bucolique avec les troupeaux de vaches.
Les fêtes du SAINT ESPRIT. Elles sont célébrées sur toutes les îles des Açores mais atteignent à Terceira une ampleur particulière. Chaque dimanche, de Pâques à la Trinité, les Festas do Espirito Santo réunissent en procession des pélerins qui invoquent le Saint Esprit et la Reine Isabelle qui règna sur l'archipel au XIV siècle. Il s'agit d'éloigner les catastrophes qui menacent l'archipel en offrant pour prix de la protection divine, une soupe de viande aux plus démunis. Chaque semaine, la procession élit un "Empereur" qui ira le dimanche suivant, porter les insignes de son rang à la maison du prochain empereur où s'organise une nouvelle procession. Cette tradition explique la présence dans tous les villages et sur les routes d'innombrables chapelles appelées IMPERIOS (on en compte plus d'une centaine sur l'île) baroque et néogothique, richement décorées et colorées, elles constituent le point de départ et d'arrivée de chaque nouvelle marche.
TOURADA A CORDA. En tant que farouche opposant aux corridas, j'étais un brin sceptique quand les amis portugais m'ont proposés d'assister à la tourada à corda de S. Mateus.
Sur le port, le taureau est un peu maitrisé par 4 gaillards qui le tiennent "en laisse", les jeunes et les moins jeunes le provoquent en s'approchant et en gesticulant. Au début, le taureau semble effrayé face à la foule et puis on a l'impression qu'il prend goût à foncer sur les participants, surtout ceux qui sautent dans l'eau et qu'ensuite, il les regarde amusé. L'objectif est que le taureau fonce à une telle vitesse, qu'il plonge dans l'eau à son tour et lorsqu'il nage, tous les baigneurs viennent le caresser, le conforter et il repart tranquillement vers son pré, comme si de rien n'était. L'opération se répète avec 4 taureaux différents.
Ce sont des taureaux reproducteurs et les Açores produisent d'excellents fromages.
TERCEIRA - Côte Ouest/Nord-Ouest et retour par le centre. Après avoir visité la fromagerie de Queijos da Vaquinha et dégustation, sommet de la Serra de Santa Barbara qui offre un beau panorama et une route bucolique à travers la forêt. Puis stop à la Reserva Florestal de Recreio da Serreta, le superbe miradouro de Ponta da Raminho, déjeuner au restaurant Caneta à Altares, baignade dans les piscines naturelles de Biscoitos et retour par la route du centre en visitant d'abord un tunnel de lave de 700 m de long (Gruta do Natal) puis en entrant dans un ancien volcan (Algar do Carvao) et les fumeroles de soufre (Furnas do Enxofre).

Superbe groupe central des Açores
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RHODES et les îles du Dodécannèse

12 Septembre 2018 , Rédigé par Fifou d'ailleurs

RHODES – COUPS DE GRIFFES

MALTRAITANCE DES ÂNES à LINDOS [PM1] : la règlementation européenne limite à 40 kg le portage pour les ânes, j’ai vu le sosie de Marine Le Pen en maillot de bain sur un âne et en général ce ne sont que des ADULTES OBESES, celle avec les collants léopards le piquait régulièrement avec un objet contendant et la pauvre bête se mettait à hurler à chaque fois.

BOUTIQUES DE FOURRURES A TOUS LES COINS DE RUES : Des dizaines de boutiques de fourrures (renard, vison, zibeline) la totale. Quelles sont les sans cervelle et sans cœur qui achètent des manteaux de fourrure en juillet 2018 ? Des Russes généralement.

PLASTIQUES A LA MER : Sur le pont du ferry, un gamin de 7 ou 8 ans que demande à son père où jeter sa cannette de soda vide et qu’il lui fait signe « Dans la mer !» à la mère de famille qui jette les emballages plastiques derrière les rochers, les supermarchés qui distribuent des dizaines de sacs plastique par poignées entières, les pailles systématiques avec chaque boisson, aucun tri sélectif des déchets et la décharge-publique de bord de mer, je devenais fou à voir ces tonnes de plastique qui finissent dans la Méditerranée ! ! !

ARNAQUE A TOUS LES ETAGES : Le pays des descendants de Pythagore, Archimède et Euclide est nul en math ! 3 grecs sur 4 se trompent dans leurs additions (au resto, café, etc) c’est béta ! ! ! Mais jamais en leur défaveur, ils se trompent aussi en rendant la monnaie (sur 10€ alors que l’on a donné un billet de 20€, etc), ils ont aussi une vraie malchance avec les terminaux de CB car 80% d’entre eux sont hors d’usage, de la vendeuse de fruits au chauffeur de taxi qui a son compteur en panne, en passant par le garçon de café, on ne peut payer qu’en espèces et sans reçus/facture (même en insistant lourdement) Jamais vu ça ! ! ! Quelle bande de malhonnêtes ! Le sport national est de ne payer de TVA ! ! ! !

LES RUELLES DES CENTRES HISTORIQUES à mi-chemin entre les rayons de supermarché Leader et le fast food, envahi de troupeaux de groupes (il n’y a que les drapeaux de leurs guides qui dépassent des têtes couvertes de bobs)

 

 

RHODES et les îles du Dodécannèse
RHODES et les îles du Dodécannèse
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KONYA - Tourner jusqu'à l'extase

12 Septembre 2018 , Rédigé par Fifou d'ailleurs

KONYA est le berceau de l’ordre des derviches tourneurs mais aussi un bastion de la culture seljoukide. Une ville très conservatrice donc mais qui est en plein essor économique et un important pôle universitaire. Les vénérables mosquées et les ruelles labyrinthiques du marché cohabitent dans le quartier d’Alaaddin Tepesi, où les jardins de thé sont fréquentés par des étudiants qui débattent librement de religion et de politique. Vers 2.000 av. JC, les Hittites la nommaient « Kuwanna », puis ce fut Kowania pour les Phrygiens, Iconium pour les Romains et enfin Konya pour les Turcs. Saint Paul et Saint Barnabé vinrent plusieurs fois à Iconium, alors une importante cité régionale. De 1150 à 1300, Konya fut la capitale du sultanat Seljoukide de Roum, qui englobait la majeure partie de l’Anatolie. Les sultans dotèrent la ville de dizaines de superbes édifices, de style turc mais inspirés de la Perse et de Byzance. Aujourd’hui la ville est au cœur du « grenier à blé » du pays. Le musée MEVLANA abritait la loge des derviches tourneurs (mevlevis) ordre soufi inspiré par le grand penseur et poète mystique persan Djalal ad6din Rûmi dit Mevlana (1207-1273)

TOURNER JUSQU'A L’EXTASE : la cérémonie culturelle des Mevlevis, ou SEMA, une danse rituelle qui représente l’union avec Dieu, figure dans la troisième Proclamation des chefs-d’œuvre du patrimoine oral et immatériel de l’humanité de l’UNESCO. Assister à une SEMA est une expérience évocatrice, exaltante et inoubliable. Ce rituel tient plus de la transe élégante que des démonstrations d’énergie à l’état pur que l’on peut voir chez d’autres ordres Derviches. La longue roba blanche des derviches représente le linceul, l’ample manteau noir leur sépulture et e chapeau conique, leur pierre tombale.

Au début du rituel, le HAFIZ, qui connait le Coran par cœur, entonne une prière à MEVLANA et un verset du livre saint. Puis les cymbales éclatent, suivies par la complainte des NEYS (fl). Ensuite le SEYH (maître) salue et invite des derviches à marcher en cercle dans la salle. Comme les planètes qui tournent autour du soleil Après trois tours, ils laissent tomber leur manteau noir, signe qu’ils sont libérés de toute attache terrestre. Alors, un par un, les bras repliés sur la poitrine, ils s’accroupissent lentement en pivotant, signifiant ainsi leur renoncement à la vie matérielle, afin de renaître dans une union mystique avec Dieu.

Le bras droit levé, paume de la main vers le ciel, leur permet de recueillir la grace du paradis. En tournant sur eux-mêmes, ils forment une constellation de corps animés qui, elle aussi, se déplace lentement en tournoyant. Le SEYH circule parmi les derviches pour s’assurer qu’ils exécutent correctement le rite.

La danse se répète encore et encore. A la fin, le HAFIZ chante à nouveau des versets du Coran, scellant ainsi l’union mystique avec Dieu.

DJALAL AD DIN RUMI

Le sultanat seljoukide de Roum accueillit l’un des plus grands poètes et penseurs mystiques de tous les tempps en la personne de Djalal ad Din Rumi. Les musulmans vouent un profond respect aux poèmes et aux écrits de celui-ci, rédigés en perse (langue littéraire de l’époque). Le poète se fit par la suite appeler MEVLANA (notre Maître) par ses fidèles.

Djalal ad-Din Rûmi naquit en 1207 à BAKIH (Afghanistan). Sa famille fuyant l’invasion des Mongols, chercha refuge à La Mecque, puis dans le sultanat de Roum, avant de s’installer à Konya en 1228. Rûmi entrepris de brillantes études de théologie islamique, marchant ainsi sur les traces de son père, Bahaeddin Veled, célèbre imam surnommé le Sultan des Erudits. Après le décès de ce dernier, en 1231, il partit étudier à Alep et à Damas, puis revint vivre à Konya en 1240. Il rencontra en 1224, Sems-i Tebrizi (Shams), l’un des disciples soufis (mystiques musulmans) de son père. La rencontre fut déterminante pour les deux hommes. Djalal ad-Din Rûmi prit Shams pour maître. Après la mort tragique de ce dernier en 1247 (il aurait été assassiné par des admirateurs de Rûmi jaloux de son influence), Rûmi se réfugia dans la méditation et délivra sa plus grande œuvre, le MATHNAWI (ou MESNEVI), un théodicée de plus de 25.000 vers. On lui doit aussi de nombreux poèmes RUBA’I (quatrains) et GHAZAI (odes), dont certains ont été traduits en français.

La tolérance se trouve au cœur des enseignements de Mevlana, comme en témoigne ces vers :

Viens, qui que tu sois, viens,

Viens, infidèle, idolâtre ou païen, viens,

Nous ne sommes point une confrérie chagrin,

Viens, même si cent fois tu as parjuré, viens.

Rûmi mourut le 17 décembre 1273, date désormais surnommée sa « nuit de noces », car c’est alors qu’il s’unit enfin avec Allah. Son fils, Sultan Veled, organisa ses disciples en confrérie, les Mevlevis, ou derviches tourneurs. Au cours des siècles qui suivirent la mort de Mevla, plus d’une centaine de loges de derviches fleurirent dans tout l’Empire ottoman. A l’époque, ces loges exerçaient une forte influence sur la vie politique, sociale et économique du pays : de nombreux sultans ottomans étaient des soufis de l’ordre des Mevlevis. Atatürk, qui considérait les derviches comme un obstacle à l’évolution de la Turquie, interdit le soufisme en 1925. Quelques ordres subsistèrent malgré tout sous forme de communautés religieuses. La loge de Konya fut rouverte en 1957 en tant qu’ »association culturelle », afin de préserver la tradition historique.

KONYA - Tourner jusqu'à l'extase
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Le caravansérail de Sultanhani

12 Septembre 2018 , Rédigé par Fifou d'ailleurs

Le SULTANHANI : une splendeur sur la route de la soie. Entre Konya et Aksaray, la route traverse la steppe anatolienne, plaines rases à perte de vue et fond de montagnes. Les Seldjoukides édifièrent un cordon de caravansérails (han) sur la route de la Soie. Le Sultanhani est un des plus beaux et des plus grands. Edifié en 1229 sous le règne du sultan Alaaddin Keykubad 1er et restauré en 1278 à la suite d’un incendie. L’entrée magnifiquement sculptée ouverte dans le mur oriental débouche sur une mescit (salle de prière) surélevée, au milieu d’une cour ouverte. La mescit est flanquée de pièces qui assuraient jadis le gîte et le couvert. Une petite porte sans ornements conduit à l’ahir (écurie) dont les voûtes, coupoles et piliers plongés dans la pénombre résonnent du roucoulement des pigeons.

Le caravansérail de Sultanhani
Le caravansérail de Sultanhani
Le caravansérail de Sultanhani
Le caravansérail de Sultanhani
Le caravansérail de Sultanhani
Le caravansérail de Sultanhani
Le caravansérail de Sultanhani
Le caravansérail de Sultanhani
Le caravansérail de Sultanhani
Le caravansérail de Sultanhani
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Le caravansérail de Sultanhani
Le caravansérail de Sultanhani
Le caravansérail de Sultanhani
Le caravansérail de Sultanhani
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Les pierres couleur miel de MARDIN

11 Septembre 2018 , Rédigé par Fifou d'ailleurs

MARDIN Avec ses minarets dominant un laçis de ruelles et d’escaliers, son château sur les hauteurs du vieux bourg et ses maisons en pierre couleur de miel accrochées à flanc de colline. Mardin surgit tel un mirage au milieu des plaines arides de Mésopotamie. La mosaïque de peuples et de communautés (kurdes, syriens, yezidi et chrétiens) lui donne aussi une sympathique atmosphère multiculturelle. A l’instar de Diyarbakir, Mardin a connu depuis des temps immémoriaux une suite ininterrompue de conflits entre armées rivales – le dernier en date étant celui qui a opposé le PKK au gouvernement.

Une citadelle se trouve sur cette colline depuis la nuit des temps. Traditionnellement, l’armée turque l’occupait pour asseoir son autorité, mais la détente des relations avec le PKK et le gouvernement avait récemment permis d’émettre l’hypothèse que l’édifice soit un jour accessible au public. Des chrétiens assyriens s’installèrent à Mardin au cours du V siècle, et les Arabes, suivis des turques Seldjoukides, des Kurdes, des Mongols et des Perses se sont ensuite succédés jusqu’à l’arrivée des Ottomans de Selim 1er le Terrible en 1517. Au début du XX siècle, de nombreux chrétiens assyriens durent s’enfui ou périrent durant les troubles : beaucoup émigrèrent encore au cours des dernières décennies. Quelques centaines de chrétiens demeurent et des offices sont célébrés tour à tour dans différentes églises.  Le musée Sakip Sabanci retrace l’histoire de la ville dans une ancienne caserne, au sous-sol une galerie d’art abrite des expositions temporaires. La Medresi Sultan isa  (Zinciriye) est un ensemble de 1385, le jardin de thé est un endroit idéal pour se reposer au frais en admirant le panorama sur la ville. Ulu Cammi est une mosquée Seldjoukide du XII siècle qui a beaucoup souffert pendant la rébellion kurde de 1832. Son minaret et remarquable pour ses délicats ornements sculptés. Le musée de Mardin occupe un bel hôtel particulier du XIX siècle, superbement restauré, orné de piliers sculptés et d’élégantes arcades à l’étage. On y verra un vase assyrien du VII siècle av. JC et des objets provenant de Girnavaz, à 4 km au nord de Nusaybin. La mosquée Sehidiye Camii du XIV siècle, Latifiye Camii, Hatuniye Camii et Melik Mahmut Camil ont été entièrement restaurées. Le Medredi Kasimiye de 1469, un peu en dehors du centre hsitorique a 2 dômes qui abritent les tombes de Kasim Paça et de sa sœur. La cour à colonnades et la magnifique porte sculptée sont remarquables. L’emir hamami est un hammam qui remonte à l’époque romaine. Nuit au Dara Konagi, cette maison vieille de 800 ans avec vue sur la plaine de Mésopotamie est un hébergement de charme au cœur de la vieille ville. Les chambres sont spacieuses, la cour et la terrasse ombragée sont parfaites pour prendre un verre au coucher du soleil. Du mobilier d’époque complète le tableau.

Monastère de DEYRULZAFARAN et ruines romaines de DARA. Le magnifique monastère est situé sur des collines rocheuses à 6 km de la ville. Il fut jadis le siège du patriarcat de l’église orthodoxe syriaque, aujourd’hui transféré à Damas. Le premier monastère a été édifié en 495 sur un site précédemment dédié au culte du soleil. Détruit par les Perses en 607, il fut reconstruit avant d’être mis à sac six siècles plus tard par les troupes de Tamerlan. Le dessus du portail porte une inscription syriaque (dialecte araméen), le sanctuaire d’origine, salle souterraine à l’atmosphère étrange, au plafond formé d’énormes pierres sans jointure de mortier. Cette salle aurait servie aux adorateurs du soleil qui voyaient leur Dieu se lever par une fenêtre percée à l’extrémité Est. Deux portes de 300 ans donnent accès aux tombeaux des patriarches et des métropolites du monastère. Ils sont tous enterrés en position assise face à l’est, dans leur tenue ecclésiastique, prêts à se présenter devant Dieu. DARA est une sublime cité romaine oubliée à 30 km au sud-est de Mardin. Fondée au VI siècle, elle se trouve là où furent établis le tout premier barrage et les canaux d’irrigation de Mésopotamie.

Les pierres couleur miel de MARDIN
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ANATOLIE ORIENTALE

11 Septembre 2018 , Rédigé par Fifou d'ailleurs

TRABZON (Trébizonte). C’est un port actif sur la Mer Noire qui mèle effervescence cosmopolite et ambiance un peu louche de cité portuaire. La grande place (Atatürk Alani) est débordante de commerces avec une foule bigarré qui déambule sans fin. La ville exotique décrite par Rose MACAULAY dans Les Tours de Trébizonte (1956) n’est plus qu’un lointain souvenir.  Les premières traces de l’histoire de Trabzon datent du milieu du VIII siècle av. JC quand des colons de Milet viennent de Sinop et fondèrent Trapezosle sur la trapeza (« table » en grec), le plateau qui surplombe le port. La cité portuaire prospéra pendant 2.000 ans, jusqu’à la pris de Constantinople par les soldats de la 4ème croisade en 1204, qui contraignit les familles nobles à se réfugier en Anatolie. La famille impériale Commène établit alors un empire sur la côte de la mer Noire, et Alexis 1er Commène fut le premier empereur de Trébizonte. Au cours des deux siècles suivants, les empereurs et impératrices équilibrèrent habilement les alliances avec les Seljoukides, les Mongols et les génois. S’enrichissant grâce au commerce avec l’Anatolie orientale et la Perse, l’empire atteignit son apogée sous Alexis II (1297-1330) avant de décliner en raison de querelles intestines. Il survécut jusqu’à la conquête ottomane en 1461, huit années de plus que Constantinople. Le musée de Trabzon (miason Kostaki de 1913, construite dans le style italien par un négociant russe) comprend des éléments rococo, Art nouveau et néoclassiques. Elle accueillit brièvement Atatürk en 1924 et 1937 mais malheureusement elle était fermée pour restauration.

MONASTERE SUMELA le monastère grec orthodoxe de la Vierge-Marie était lui aussi fermé pour travaux, mais j’ai pu l’admirer de l’extérieur, dans son écrin de conifère,dominant un torrent tumultueux, haut-perché dans la montagne. Fondé au IV siècle, il fut abandonné en 1923 après la création de la République Turque et le prétendu échange de populations avec la Grèce. Le nom de Sumela provient du mont Melat voisin. L’endroit est magique surtout quand vient la brume dans ces vallées boisées et que l’appel à la prière s’élève de mosquées invisibles.

MONTS KAYÇAR la rivière Çoruh offre des rapides impressionnants. En été on croisera des HECHIMIS (arménien de HEMSIN) ils dansent le HORON, un croisement entre la ronde et le madison qui se danse sur le rythme endiablé du TULUM, sorte de cornemuse en peau de chèvre. Les femmes portent un peu partout de superbes coiffes avec un cardigan, une longue jupe et des baskets ou des bottes en laine. Ce sont des Hémichis émigrés à l’étranger qui rentrent au pays pour participer au Festival de Çamlihemsin Ayder.

ERZURUM L’artère principale est bordée de monuments historiques (mosquées et médersa – écoles coraniques) seljoukides, saltukides et mongoles + la citadelle.

KARS avec ses impressionnants édifices en pierre aux tons pastels, Kars ne ressemble guère à une ville du nord-est de l’Anatolie. Le mélande des influences azéri, turkmène, kurde et russe ajoute encore à son ambiance particulière. Pas étonnant que l’écrivain Orhan Pamuk y ait situé l’intrigue de son roman Neige (Gallimard, Folio, 2007). Les produits du terroir se composent d’un excellent miel (bal) et fromage (peynir). La ville est dominée par une austère forteresse médiévale car la ville fut jadis un bastion arménien et la capitale du royaume bagratide (avant Ani). Au XIX siècle elle devint un enjeu territorial entre la Turquie et la Russie. Les Russes s’en emparèrent en 1878 y établirent une garnison. En 1920, au moment de la guerre d’indépendance, la ville fut reprise par l’armée républicaine turque. Les solides édifices en pierre bordant les rues du centre datent généralement de l’occupation russe. Les habitants affirment descendre des Karsak, peuple turcique venu du Caucase au 1er siècle av. JC qui aurait donné son nom à la ville. En contrebas de la forteresse on voit un vieux pont en basalte du XIV S (Tas Kopru) et plusieurs hammams du XVIII S (Hammam Maklum Aga et Hammam Cuma). La forteresse érigée par les Saltukides en 1153 a été rasée par les troupes de Tamerlan en 1386 puis reconstruite à plusieurs reprises. Lorsque les troupes russes se retirèrent en 1920, Kars passa sous le contrôle des Amréniens, alliés des Russes, jusqu’à la reconquête par les forces républicaines. Nuit au superbe hôtel Cheltikov dans un majestueux bâtiment du XIX siècle

ANI Les majestueux édifices en ruine sur des étendues d’herbe ondulante rappellent que cette ville fantôme  fut jadis la glorieuse capitale de l’Arménie, forte de 100.000 habitants, qui rivalisait avec la puissance de Constantinople. Les ruines, le plateau battu par les vents qui domine la frontière turco-arménienne (fermée) et l’absence totale de visiteurs créent une atmosphère inoubliable. Dans le silence que seul le bruit de la rivière le long de la frontière vient perturber, on se prend à rêver de cet ancien royaume florissant, marqué par les rites solennels de la liturgie arménienne et le négoce des marchands de la route de la Soie.

Située sur un important axe commercial est-ouest et dotée de défenses naturelles, Ani fut choisie en 961 par le roi bagratide ASHT II (règne 952-977) pour être sa nouvelle capitale, à la place de Kars. Ses successeurs SMBAT II (règne 977-989) et GAGIK 1er (règne 990-1020) régnèrent sur Ani, avant que des luttes intestines et l’expansion des Byzantins n’affaiblissent l’Etat arménien. En 1045, Constantinople s’empara de la ville ; en 1064 ce fut le tour des Grands Seldjoukides de Perse. Ani fut ensuite intégrée au royaume de Géorgie et appartint un temps aux émirs kurdes locaux. En 1229, elle tomba sous l’escarcelle des Mongols. Lors du tremblement de terre de 1319, une grande partie des bâtiments de la ville fut détruite, mais les Mongols, qui avaient conservé leur mode de vie nomade, n’en furent guère affectés. A la fin du XIV siècle, Tamerlan, enfin, lui porta le coup de grâce : les routes commerciales contournèrent Ani, qui périclita. Depuis, les vestiges de cette ville jadis opulente sont livrés à la nature.

ANATOLIE ORIENTALE
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La GEORGIE - 124ème pays visité

8 Septembre 2018 , Rédigé par Fifou d'ailleurs

TBILISSI : Découverte de la vieille ville après une courte nuit au Envoy hostel. La forteresse NARIKALA date du XIV siècle mais la plupart des remparts datent du VIII siècle. Les géorgiens, turcs, perses et les arabes s’en sont emparés successivement. En 1827 une explosion de poudre russe détruit le bâtiment. L’église METEKHI sur l’autre rive à côté d’une statue équestre du roi Vakhtang Gorgasali occupe l’ancien palais de ce roi. Elle date de 1278 mais a été reconstruite à de nombreuses reprises. Le PEACE BRIDGE est une passerelle très élégante en verre et en acier de 2010, imaginée par l’italien Michele De Lucchi. La ANCHISKHATI BASILICA est la plus ancienne église de Tbilissi. Construite sous le Roi DALI, fils de GORGALI au VI siècle, cette basilique à 3 nefs a gardé ses énormes blocs de pierre et des fresques assez effacées. Son nom vient d’une icône de la cathédrale d’Anchi à Klarjeti (maintenant en Turquie) qui a été amenée ici au XVII siècle (actuellement au musée des beaux arts de Tbilissi). La CLOCK TOWER est un curieux assemblage de briques, pierres et de mosaïques, comme un conte de fée, devant le théâtre des marionnettes de Gabriadze. Cela évoque le théâtre mais toute la vieille ville, pour sonner l’heure, un ange pousse une porte au sommet de l’édifice et frappe une cloche avec un marteau. ABANOTUBANI ce sont les bains sulfureux où Alexandre Dumas et Poushkine (entre autres) se sont baignés. Après un déjeuner végétarien au CAFE LEILA, début des visites de musées sous 41°C, le MUSEE DE GEORGIE retrace 3.000 and d’histoire avec la faune, la flore et l’histoire. Le trésor présente de nombreuses pièces en or. La NATIONAL GALLERY offre une expo sur les dessins italiens de la renaissance et une belle collection d’œuvre des artistes géorgiens Lado GUDIASHVILI et David KAKABADZE.

Les KHACHAPURI spécialité géorgienne par excellence, il s’agit d’une tarte au fromage dans du pain. KHACHAPURI ACHARULI une variété ADJARAN en forme d’un énorme bateau, injection calorique garantie avec fromage fondu surmonté d’une couche de beurre et d’un œuf coulant. KACHAPURI IMERULI plus sobre et très répandu à travers tout le pays, originaire d’Imereti. KACHAPURI MEGRULI tarte ronde de Samegrelo avec du fromage au centre et davantage de fromage sur le dessus. KACHAPURI PENOVANI carré et presque replié aux 4 coins avec le fromage au cœur et une pâte croustillante, succulent. KACHAPURI ACHMA un pavé qui alterne pâte et fromage fondu, style lasagnes

MTSKHETA cœur spirituel du pays depuis l’arrivée de la chrétienté (premier pays christianisé en 327) C’était la capitale jusqu’à ce que le roi Vakhtang Gorgasali déménage la capitale à Tbilissi. La ville se situe au confluent de 2 rivières (Mtkvari et Aragvi) la grande cathédrale de Svetitskhoveli date du XI siècle, l’âge d’or géorgien. Sa forme de croix allongée, elle abrite de nombreuses pierres tombales. Selon la tradition, la tunique du Christ serait enterrée sous le monument. L’histoire raconte qu’un juif de Mtskheta appelé Elioz se trouvait à Jérusalem quand le Christ a été crucifié. Il aurait récupéré et emmené la tunique. Sa sœur Sidonie la porta et serait morte dans une passion de croyance immédiatement. La tunique fut enterrée avec elle et l’on oublia l’endroit exact. Quand le roi Mirian voulut construire la première église à Mtskheta au IV siècle, le poteau en bois désignant le centre du monument ne pouvait être planté. Après avoir prié toute la nuit, St Nino réussit à planter droit le poteau. Ce poteau accomplit plusieurs miracles et fut nommé « poteau qui donne la vie ». Au V siècle, Vakhtang Gorgasali transforma l’église du bois en pierre et le bâtiment présent date de 1010-1029 sous le patriarche Melqisedek. On y voit la tombe royale de Erekle II roi de Karteli et Kakheti de 1762 à 1798 mais aussi celle de Vakhtang Gorgasali. Sur l’autre rive, au sommet de la montagne se trouve l’impressionnante église du monastère de JVARI, elle date de l’an 585.

GORI Le musée Staline est à peu près tel que lorsqu’il fut inauguré en 1957. Aucune référence à l’historique poignée de main avec Hitler en 1939, ni aux goulags et purges. On y voit également la petite maison de briques et de bois où il passa son enfance (ses parents louaient une seule chambre) le train blindé de Staline est intéressant à découvrir (notamment la baignoire et un système original d’air conditionné), c’est dans ce wagon qu’il se rendit à Yalta. Lorsque la gigantesque statue de la place principale de Gori fut démontée en 2010, ce fut de nuit et avec protection policière, car les autorités craignaient la réaction de la population dont une partie, voue un culte admiratif à l’ancien dictateur.

UPLISTSIKHE Une fascinante visite d’une gigantesque ville troglodytique qui domine la rivière Mtkvari. Entre le VI siècle avant JC e le 1er siècle de notre ère, c’était un centre politique et religieux Kartli (la déesse soleil) à un carrefour stratégique. Après l’occupation arabe de 645, Uplistsikhe devint la résidence des rois chrétiens de Kartli et un nœud commercial important sur la route entre l’Europe et l’Asie. Il y eut jusqu’à 20.000 habitants, son importance déclina lorsque le roi David le constructeur repris Tbilissi en 1122. La ville connu son coup de grace lorsque les mongols s’en emparèrent en 1240. Ce que l’on voit aujourd’hui, ce sont 40.000 M² de la Shida Qaladi ( ville intra-muros) mais elle occupait le double de terrain à son apogée. Les archéologues ont tout mis à jour dans les années 1957-60. On y voit des théâtres, la porte principale, des temples de Makvaliani, des porches et basiliques à 3 nefs du X siècle. Le plus impressionnant est sans aucun doute le hall d’audiences de la reine Tamar (Tamaris Darbazi) on quitte les lieux par un tunnel creusé dans le roc

ATENI SIONI est une église de monastère dans la vallée de Tana, elle date du VII siècle et son intérieur est couvert de fresques du XI siècle, très dégradées.

Région de SAMTSKHE-JAVAKHETI ville de BORJOMI. Forêts alpines et parc des eaux minérales. Cette eau pétillante salée a été célèbre pendant des décennies à travers toute l’URSS. Ce sont des soldats russes qui ont découverts ses propriétés en 1810. La ville thermale de Borjomi est devenue particulièrement à la mode, en particulier fréquentée par le Duc Mikhail Romanov (le frère du tsar Alexandre II) qui se fit construire un palais dans la ville jumelle de LIKANI en 1890. La rue principale suit la rivière Mtkvari.

AKHALTSIKHE principale ville de la région de SAMTSKHE-JAVAKHETI, son nom signifie NOUVEAU CHÂTEAU et en effet elle est dominée par le superbe château RABATI. La ville compte une importante population arménienne. Dans le château on peut admirer plusieurs églises, une synagogue et une mosquée.

MONASTERE DE SAPARA dans un cadre naturel grandiose, il date du IX siècle et devint la résidence d’une famille noble régnante localement, les Jakelis, au XIII si. La plus grande des 12 églises est St Saba avec de sublimes fresques.

FORTERESSE DE KHERTVISI construite entre le X et le XIV siècle, elle domine la rencontre des fleuves Paravani et Mtkvari.

VARDZIA véritable symbole culturel de la Géorgie, la cité troglodytique de Vardzia est tout simplement à couper le souffle. Le roi Giorgi III construit des fortifications au XII siècle. Sa fille, la reine TAMAR établit un monastère troglodytique qui devint une véritable ville souterraine avec plus de 2.000 moines. Certaines habitations avaient 13 étages creusées dans la falaise. On compte plus de 400 chambres, 13 églises et 25 caves à vin. En 1283 un grand tremblement de terre fit tomber les murs extérieurs de nombreuses habitations. Pendant la période soviétique, le lieu est tombé à l’abandon et dans l’oubli. Après l’indépendance, des moines sont revenus vivre à Vardzia.

Châteaux de TMOGVI et de ATSKURI en route le long du chemin des ruines spectaculaires.

Le GREEN MONASTERY est dans un cadre de forêts spectaculaire, quelques kilomètres avant Borjomi

BORJOMI ses eaux salées gazeuses ont été vendues à travers toute l’URSS. Le parc des eaux minérales est très agréable avec de grands arbres et une buvette gratuite pour déguster l’eau à la source. Dans la ville voisine de LIKANI qui produit aussi une excellente eau minérale, l’ancienne datcha de Staline a été transformée en hôtel de luxe avec son parc d’une dizaine d’hectares.

KUTAISI capitale historique de plusieurs royaumes aujourd’hui évanouis, c’est une grande ville dynamique qui se réveille après la torpeur soviétique. Elle s’étend le long de la rivière Rioni. A la fin du VIII siècle, Léon II, roi d’Abkhazie transféra y sa capitale depuis Anakopia. Un de ses successeurs, Bagrat II, hérita du royaume géorgien oriental de Kartli au début du XI siècle, unissant de ce fait la Géorgie orientale et occidentale. Son descendant, David le constructeur a été couronné à Kuraisi en 1089. La ville a joué un rôle politique et culturel central jusqu’en 1122, date a laquelle Tbilissi l’a remplacée. Kutaisi est devenue capitale de la Géorgie occidentale lorsque le pays a été divisé au XV siècle, après les invasions Mongols et Timurides. Elle a été occupée par les ottomans jusqu’en 1669 puis prise par les forces Géorgiennes et Russes en 1770. Au centre de la ville, on admire la fontaine Colchis décorée de copies à grande échelle des bijoux en or trouvés à Vani. La cathédrale Bagrati se trouve sur la colline Ukimerioni, elle fut fondée par Bagrat III en 1003. En 1692 l’explosion du dépôt de munitions turque lui fut fatale et il fallu attendre 1994 pour que les travaux de reconstruction s’achèvent. Le marché est un des plus grands et des plus colorés du pays.

MONASTERE DE MOTSAMETA sur un promontoire, à 5 km de Kutaisi, il domine la rivière Tskhalstitela dont le nom signifie « l’eau rouge » en souvenir du massacre arabe du VIII siècle. Parmi les victimes, deux frères (Davit et Konstantin Mkheidze, ducs de Argveti). Leurs corps furent jetés dans la rivière mais la légende dit qu’ils furent remontés sur le promontoire du monastère par des lions. Les ossements des deux frères sont dans un tombeau décoré surélevé. Si l’on rampe 3 fois dessous, nos vœux sont exhaussés.

MONASTERE DE GELATI. Un important centre culturel médiéval géorgien, à l’époque de l’âge d’or du pays. Plusieurs souverains y sont enterrés dont David le constructeur. L’intéreur de la cathédrale de la Vierge est couvert de splendides fresques (du XII au XVIII siècle). Le roi fonda le monastère en 1106 en tant que centre culturel d’apprentissage chrétien et néoplatoniste. Les chroniqueurs de l’époque nous décrivent le lieu comme une « seconde Jérusalem » ou une « nouvelle Athènes ». En 1510, les ottomans se sont emparés du complexe et l’incendièrent mais Bagrat III d’Imereti le restaura. Les moines en furent chassés par les communistes en 1922 mais les églises ont été re-consacrées en 1988. La tombe de David le constructeur occupe la largeur du pavement de la porte sud. Il voulait, par signe humilité pour un souverain si puissant, qu’après la mort, tous les visiteurs marchent sur son corps.

VANI Il reste bien peu de choses de l’ancienne cité de Vani, même si les archéologues continuent activement les fouilles. C’était un centre important des Colchis entre le VIII et le I siècle avant JC. Sans doute là où siégeait le roi Aeëtes et où Jason est venu chercher la toison d’or.

Les fouilles ont débutées en 1890 car les habitants trouvèrent des bijoux en or en bas de la colline après de fortes pluies. On y voit quelques temples, une partie de rempart, un puits rituel et une section de voie pavée.

Dans le mythe grec antique de la toison d'or, Jason, un prince de Thessalie, répond au défi de son oncle Pelias d'aller au pays de Colchide pour trouver la toison d'or (Colchis était un royaume historique occupant l'actuelle Géorgie occidentale) Jason avait un navire spécial, l'ARGO, construit pour le transporter avec 49 autres jeunes rameurs aventureux (les Argonautes). Après diverses tribulations, ils atteignirent Colchis et remontèrent la rivière Phasis (actuelle Rioni) où ils furent reçus par le roi Aëetes dans sa capitale Vani. Aeëtes accepta de leur remettre la toison si Jason pouvait atteler deux taureaux cracheurs de feu à une charrue et ensuite semer les dents d'un dragon d'où jaillirait un groupe d'hommes armés. Jason a été aidé par la fille d'Aeëtes, Médée, qui avait conçu une passion violente pour lui, il a promis de l'épouser en échange de l'aide de ses compétences en magie. Medea a donné à Jason un charme qui lui a permis de survivre aux tests d'Aeëtes et de prendre la toison du dragon qui la gardait. La toison d'or elle-même est liée à de véritables traditions montagnardes géorgiennes. À Svaneti et à Racha, les gens tamisaient l'or dans les rivières de montagne en plaçant une peau de mouton à travers les rochers pour recueillir de minuscules pépites. La légende est encore largement commémorée en Géorgie, notamment la bière Argo, brassée à Tbilissi et saoul toute la Géorgie.

 

PROMETHEUS CAVE Cette grotte longue de 1,4 km + 400 m de navigation en barque sur rivière souterraine est très belle pour ses salles à concrétions mais ce qui m’a surtout frappé c’est la « mise en visite » très professionnelle avec des explication géologiques et techniques pertinentes mais à la portée de tous, une pyrotechnie de lumières douces et changeante avec une discrète musique classique qui rend la visite tout simplement magique. Cela change des horribles guides de grottes qui se croient obligés de faire ressembler les stalactites à la vierge marie dans chacune des salles ! ! !

BATUMI capitale de l’ADJARA, sur la Mer Noire. Sur le front de mer et la place Evropas Moedani, on trouve encore quelques palaces Belle Epoque qui permettent d’imaginer la Batumi fleurissante du XIX siècle. On imagine les calèches, les robes en crinoline, les concierges des palaces hôtels et les têtes couronnées européennes fréquentant cette station balnéaire très à la mode pour la très haute société. Aujourd’hui on admire les réalisations architecturales avant-gardistes et la statue de ALI & NINO qui nous présente les héros de la nouvelle de Kurban Said (2 statues métalliques de 7 m de haut – un homme et une femme, se rapprochent jusqu’à s’embrasser mais ils se croisent sans s’effleurer. Jardin botanique de Mtsvane Kontskhi (Cap vert) contient de nombreuses espèces endémiques et du monde entier, la promenade de 3 km offre de jolis points de vue plongeants sur la mer.

La GEORGIE - 124ème pays visité
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TEXEL et la FRISE

5 Septembre 2018 , Rédigé par Fifou d'ailleurs

1 – ALKMAAR

Chaque vendredi matin d’avril à septembre, le centre-ville entouré de canaux accueille le célèbre marché aux fromages. La ville fut la première, en 1573, à repousser les troupes espagnoles. Ouvrant les écluses installées sur les digues, ses habitants inondèrent la zone, surprenant ainsi l’ennemi et le forçant à battre en retraite. Forte de cette victoire, la ville obtint des droits de pesage, à l’origine de son marché aux fromages. Le WAAGEBOUW . Edifié comme chapelle au XIV siècle, le Waggebouw fut transformé en maison de pesage deux siècles plus tard. Face à lui, le KAASMARKT, les meules de fromage (kaas) entourées de cire sont empilées avec cérémonie sur la place principale. Ensuite, des porteurs coiffés de chapeaux colorés (signalant leur appartenance à la guilde des porteurs de fromage) et des négociants en blouse blanche se servent d’une tige creuse pour extraire un échantillon de fromage, reniflant et émiettant la pâte pour évaluer son taux de graisse et d’humidité. Une fois les marchés conclus, les porteurs embarquent à toute vitesse les fromages sur des traîneaux en bois jusqu’à l’ancienne balance à fromages. C’est un spectacle mais aussi un vestige du passé tout aussi fascinant que divertissant.

2 – TEXEL

Grandes plages de sable blanc, réserves naturelles riches en flore et en faune, forêts où percent les rayons du soleil et villages pittoresques : tels sont les atouts de Txel, la plus vaste des îles des Wadden (25km sur 9km). Elle était à l’origine composée de 2 îles jusqu’en 1835 date à laquelle une petite portion de terre menant à l’île d’Eyerland fut asséchée. Avant l’ouverture di Noordzeekanaal au XIX siècle, Texel était une étape importante pour les navires en route vers l’Asie, l’Afrique et l’Amérique du Nord : c’est ici que débuta et s’acheva la première expédition commerciale vers les Indes orientales. Elle fut aussi le théâtre d’une spectaculaire catastrophe maritime : la veille de Noël 1593, des vents violents frappèrent une flotte marchande amarrée à proximité de la côte, coulant 44 navires et noyant près d’un millier de marins.

Les moutons que l’on voit partout sur l’île, produisent une laine très appréciée et de nombreuses laiteries produisent du fromage. Le parc national des dunes de texel offre un patchwork de paysages de dunes très variés qui couvre toute la côte occidentale. Les marais salés et la lande alternent avec de douces dunes couvertes d’herbe, où l’on trouve certaines plantes endémiques tel le délicat orchis des marais ou l’argousier, un arbrisseau épineux aux baies orange vif. Une grande partie de la zone constitue un sanctuaire pour les oiseaux et n’est accessible qu’à pied. La réserve ECOMARE offre une excellente randonnée écologique au milieu des dunes. On y trouve de grands aquariums peuplés d’animaux marins de la mer des Wadden ainsi que des phoques (zeehonden en néerlandais) ils sont nourris à 11h30 et sont très joueurs le reste du temps. On voit également les squelettes de 6 baleines échouées dont celui d’un cachalot de 15 m de long armé de 52 dents redoutables.

 

3 - LA FRISE (FRYSLAN) Des digues ont été aménagées pour protéger les terres. Le caractère indistinct de la frontière entre la nord de la Frise et la mer des Wadden est tel qu’on a bien du mal à différencier les terres gorgées d’eau de l’eau chargée de vase, quoique l’UNESCO y soit parvenu. Au milieu de ces eaux peu profondes s’étendent les filiformes îles des Wadden (Vlieland, Terscheling, Ameland et Schiermonnikoop). Couvertes de forêts, de dunes, de superbes plages et sillonnées de kilomètres de pistes cyclables, celles-ci constituent la destination estivale du pays par excellence. La digue du nord (Afsluitdijk) a été construite en 1932 et donc la mer du sud a été fermée avec un effet dévastateur sur les villages de pêcheurs, qui ne donnèrent plus que sur un lac.

4 - LEEUWARDEN

Capitale de la Frise, cafés sur les bords des canaux et superbes musées. FRIES MUSEUM Sur 3 niveaux on découvrir des galeries comme Ferhaal fan Fryslan 1er niveau avec des objets représentatifs de la région. L’exposition sur le peintre est aussi passionnante. PRINCESSEHOF MUSEUM est le musée néerlandais de la céramique avec une très importante collection internationale de carreaux de faïence, des porcelaines de Delft inédites et des spécimens du Monde entier, dont de superbes sections sur le Japon, la Chine et le Vietnam, le tout dans un beau palais du XVII siècle. La tour inclinée de OLDEHOVE a commencée a pencher peu après le début des travaux en 1529. MATA HARI, née à Leeuwarden, Margaretha Geertruida Zelle est plus connue sous son nom de scène MATA HARI (soleil en malais). Danseuse exotique à Paris, connue pour ses liaisons sulfureuses et tantôt demi-mondaine, elle prisait autant la fortune que l’uniforme et eut, pendant la Première Guerre Mondiale, des amants haut placés dans chaque camp – ce qui ne manqua pas de créer des situations délicates. Des officier français et allemands la persuadèrent respectivement d’espionner ses amants du camp adverse. Son imagination débordante n’aida pas à dénouer  ces intrigues et l’on commença à se méfier. En 1917, alors âgée de 40 ans, elle fut arrêtée par les français pour espionnage. Au terme d’un procès douteux, au cours duquel aucun de ses anciens compagnons, sûrement par embarras, ne lui apportèrent son soutien, elle fut condamnée à mort et fusillée. Sa statue de danseuse se dresse sur un pont enjambant un canal, près de son lieu de naissance (Over de Kelders 33).

5 - AMELAND : Plus modeste Terschelling ou Texel, ses 4 villages paisibles (Buren, Nes, Ballum et Hollum) offrent une certaine animation et la nature vierge somptueuse est impressionnante. A 8 km du continent, c’était une seigneurerie indépendante pendant 3 siècles jusqu’à ce que le pouvoir s’éteigne en 1708. Elle se compose en fait de 3 îles qui se trouvèrent réunies au XIX siècle. Longue de 25 km elle se parc aisément à vélo

6 - HINDELOOPEN, blotti au bord de l’Ijsselmeer, ce bourg est resté à l’écart de la Frise pendant des siècles. Aux XVI et XVII siècles, les bateaux marchands venant d’Amsterdam et à destination de l’Angleterre et de la Scandinavie faisaient escale dans ce port de la Zuiderzee, lui apportant prospérité. Hindeloopen a gardé ses traditions propres, ses rues et canaux étroits, ses ponts en bois et son front de mer. Le Het Eerste Friese Schaatsmuseum rel’aventure de patinage sur glace avec la célèbre course ELFSTEDENTOCHT (course des 11 villes, de 200 km) lancée en 1909, même si elle existait depuis plusieurs siècles, le meilleur temps de parcours, 6 heures et 47 minutes a été établi en 1985 par Evert van Benthem, également vainqueur en 1986, ce qui en fit une légende vivante. Depuis 1909 la course n’a eut lieu que  15 fois, la dernière en 1997. Le comité organisateur scrute le thermomètre, lorsque l’eau des canaux semble geler convenablement, il annonce la course, laquelle a lieu 48 heures plus tard. Toute la province s’arrête de travailler, une armada de bénévoles s’active et des milliers de participants affûtent leurs patins. Le troisième jour, le départ est donné à 5h30, toute activité cesse alors dans le pays, occupé à suivre la course à la télévision.

7 - ENKHUIZEN : visite passionnante de l’écomusée Zuiderzeemuseum qui donne un bon aperçu de la rude existence jadis dans les villes portuaires avant l’édification de l’Efsluitdijk (digue de fermeture)

TEXEL et  la FRISE
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