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Voyages, rencontres & aventures

Retour à Oman, 20 ans plus tard juste avant le décès de sa majesté le Sultan Qaboos

15 Février 2020 , Rédigé par Fifou d'ailleurs

MASCATE

Pas de buildings comme à Dubai ou Abu Dhabi, même les immeubles de bureaux doivent adopter le style traditionnel, à savoir une coupole et des fenêtres à moucharabiehs. La ville est très séduisante, aérée, harmonieuse avec de nombreux espaces verts et d’une propreté à faire rougir les Suisses. Mascate signifie « lieu sûr pour le mouillage ». La culture est omniprésente, que ce soit le Musée National de 2016, le splendide Opéra de 2011 et les nombreuses expositions temporaires de Bait-el-Zubair.

La corniche invite à la promenade et à la palabre avec les Omanais qui vous inviteront facilement à prendre un café à la cardamone avec des petits gâteaux. Le palais du Sultan trône entre 2 forteresses Portugaises : fort Al Jalali et fort Al-Mirani, ce dernier a eu une bien curieuse histoire. Son commandant portugais voulait épouser la fille d’un marchand hindou, qui refusait l’union pour des motifs religieux. Menacé de ruine par le commandant, le père fit traîner les préparatifs des noces pendant un an, tout en affirmant au commandant que l’approvisionnement du fort devait être entièrement revu. Au fil du temps, il s’empara de toute la poudre à canon et des céréales du fort, et, quand ce dernier fut sans défense, il prévint l’imam SultanIbn Saïf-al-Yarubi, qui le reprit en 1649. Les Portugais furent chassés de Mascate peu après, et le mariage n’eut jamais lieu bien entendu.

La Grande Mosquée de Mascate. Joyau de l'architecture omanaise moderne, inauguré en 2001, elle a été offerte par le Sultan Qabous pour le trentième anniversaire de son accession au pouvoir. La salle de prière principale de cet édifice aux dimensions imposantes est de toute beauté. Son tapis persan mesure 70 X 60 m, ce qui en fait le deuxième plus grand tapis tissé à la main du monde. Il aura fallu 4 ans à 600 ouvrières pour le réaliser. La salle de prière des femmes (musalla) est également superbe.

 NIZWA : La cité historique de NIZWA, ancienne capitale du Sultanat au VI & VII siècles. Il y a 50 ans, l'explorateur et écrivain britannique Wilfred Thesiger (1910-2003) : le "dernier explorateur du XX siècle", qui inspira notamment Hugo PRATT) se vit refuser l'entrée à Nizwa par ses compagnons bédouins, convaincus que le conservatisme acharné de ses habitants lui serait fatal. Fief des Imams rebelles jusqu'aux années 1950, on y découvre aujourd'hui son immense forteresse du XVII siècle, avec ses tours de 40 mètres. La construction fut achevée en 12 ans par la volonté du Sultan bin Saif al-Yaruba, premier imam de la dynastie des Yaruba. Derrière une haute muraille, on découvre le souk, impossible de ramener le traditionnel Kandjar (poignard à lame courbe que les omanais portent à la ceinture), mais après les fumées d'encens et de myrrhe suivent les étoffes précieuses, et viennent enfin les effluves de musc, d'ambre gris et de bois de santal des subtils parfums orientaux comme le Oud Royal.

FORTERESSES DE BAHLA & JABRIN. En lisière de plaine, au pied des Monts HAJAR, la forteresse surdimensionnée de BAHLA impressionne. Edifié par la tribu des BANI NABHAN qui dominèrent la région entre le XII et le XV siècle et en firent leur capitale, elle a été inscrite sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO en 1987

Le château de JABRIN est magnifique, il jouit d’une perspective impressionnante sur la plaine environnante. C’est une des forteresses les mieux conservés et les plus singulières du Sultanat. Construit en 1675 par l’Imam Bil-Arab bin Sultan ce fût une importante école d’astrologie, de médecine et de droit islamique. On y découvre un intéressant cellier à dattes, le jus des fruits (appelé miel de dattes) s’écoulait le long de rigoles pour être stocké dans des jarres à des fins culinaires ou thérapeutiques, la datte étant considérée bénéfique pour les femmes enceintes, les parturientes et les jeunes mères. Sur les 90 millions de dattiers de la planète, 67 millions se trouvent dans des pays arabes, ce fruit a été indispensable à la survie des peuples du désert. Chaque salon de réception possède de splendides plafonds peints. Les chambres funéraires ont d’admirables voûtes sculptées et même une salle destinée à accueillir le cheval préféré de l’imam.

 

VILLE FANTÔME DE BAHLA A côté de la forteresse subsistent les ruines du village islamique médiéval de Bahla. Les maisons en brique crue sont organisées autour d’un AFALAJ, les ruelles sinueuses se perdent en un véritable labyrinthe. Les omanais croient aux DJINNS, des esprits diaboliques accusés de jeter le mauvais œil, véritables légendes vivantes du folklore du pays.

RANDONNEE DE WADI TIWI / WADI SHAB. Journée entière de randonnée dans un décor féérique, les gorges pentues de Wadi Tiwi. La première partie est asphaltée et un paysan m’a pris en stop, nous nous sommes arrêtés chez lui où j’ai eu droit à plusieurs tasses de café à la cardamone et à des dattes séchées puis il m’a emmené au bout de la voie asphaltée (12 km en tout), l’hospitalité et la gentillesse des Omanais, n’a rien d’une légende, c’est une pure réalité qui s’apprécie au quotidien. Le sentier traverse plusieurs villages dissimulés dans les plantations et suit à certains endroits un impressionnant FALAJ (canal d’irrigation) dont certaines portions sont souterraines ou envahies de fougères. Le wadi a de nombreuses vasques d’eau peu profondes dans le bas et quelques bassins pour se baigner dans le haut de la vallée. UN CONTE DE TIWI. En prenant le thé à Tiwi, les habitants ne manquent pas de vous raconter l’histoire vraie d’un Saoudien, Ibn Mukarab qui se serait enfui de son pays et aurait pavé d’or les marches posées entre sa maison (dont les vestiges sont encore visibles aujourd’hui) et sa tombe. Bien entendu, après sa mort, les habitants ont déterré les marches et récupéré le trésor, rendant le tombeau inaccessible. Ibn Mukarab a ainsi joui, dans la mort, de la paix qu’il n’avait pas connue dans la vie.

SOUR La ville du sud est attrayante avec sa belle corniche, ses 2 forts portugais, ses souks, de magnifiques plages à proximité et ses très anciens chantiers navals de DHOW (boutres). On voit posé sur la plage le FATAH AL-KHAIR, un boutre de pêche en bois de 70 ans, construit à Sour mais rapporté du Yémen et restauré entièrement. La coque est assemblée sans le moindre clou, uniquement avec des cordes tressées à la main. Pour fabriquer un dhow, les ouvriers rabotent encore à la main leurs planches de bois avec des gestes qui témoignent d’un savoir-faire ancestral. Renommée depuis fort longtemps pour ses chantiers navals, cette ville portuaire subi au XIX siècle les conséquences de l’invasion portugaise et de la partition d’Oman en 2 sultanats. Malgré la diminution de ses commandes, Sour possédait encore, malgré tout, une flotte d’une centaine de navires au long-cours. La demande a décliné au moment où la compagnie de navigation à vapeur des Indes Britanniques s’est imposée dans le Golfe. Après une période de récession, la situation économique de la ville s’est aujourd’hui redressée grâce à l’implantation d’une usine de gaz liquéfié en plein essor, générant ainsi de nombreux emplois.

 

 

 

 

Retour à Oman, 20 ans plus tard juste avant le décès de sa majesté le Sultan Qaboos
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