Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
Voyages, rencontres & aventures

2010 juillet août Tour du Monde

10 Juin 2015 , Rédigé par Fifou d'ailleurs

2010 juillet août Tour du Monde

Mon dernier Tour du Monde date d'il y a plus de 10 ans, il était temps de renouveler l'exploit. Donc en 5 semaines, je suis parti hier (samedi 17 juillet) à 20h00 sur ANA direction Tokyo Narita et en connection un vol sur SAPPORO, à Hokkaido. J'avais une connection longue (décollage à 18h35) alors qu'il était à peine 13h50 quand j'ai passé la douane. Du coup, je me suis précipité sur un comptoir ANA pour demander si je ne pourrait pas attraper le vol précédent avec un décollage dans 30 minutes ! ! ! (à 14h20) et la réponse a été immédiatement positive ! ! ! Le changement de carte d'embarquement s'est fait en moins de 30 secondes. Quelle efficacité ! ! je n'imagine même pas la scène en France . . . . . .

En arrivant à Sapporo, j'ai eu un peu de mal à trouver l'Ino's place mais heureusement il y avait un plan du quartier - ci-dessous (Lol !) Bon pour ce premier post il n'y a pas de photos car en arrivant à Sapporo, le soir tombait ainsi qu'une petite pluie, même si la chaleur est étouffante (27°C) qu'est-ce que ce doit être dans le Honshu. J'ai envoyé hier un mail à Benjamin (un ami de Francis du Ely's) qui habite Tokyo depuis 8 ans, pour lui confirmer ma venue pour la fête (Matsuri) de son quartier le 24 juillet. Demain, visite de Sapporo et train (1h20) pour le Parc National de Daisetsusan (le plus grand et le plus sauvage des parcs nationaux du Japon). Déjà d'avion on voit des immensités naturelles, de grandes forêts, etc...rien à voir avec le Honshu, qui souffre d'une certaine densité de population. Bon, demain, je promet des photos ! Bonne nuit.

Il pleut au réveil, un petit crachin très armoricain dans les brumes matinales. Je décide de visiter Otaru, le principal port de commerce et d’exportation de Hokkaïdo au XIXème siècle. C’est à 30 minutes de train, facile d’accès avec le JR Rail Pass. En arrivant je finis par trouver quelques entrepôts restaurés le long du canal principal mais, comme dirait Marie France Mergaux avec qui j’étais venu la dernière fois au Japon, ça ne casse pas 3 pattes à un canard. Je visite aussi le musée, intéressant avec les maquettes des vieux gréants, mais sans plus. De retour à Sapporo, je vais visiter le jardin botanique de l’université. Une vraie bonne surprise, sous un rayon de soleil, les massifs de fleurs se déploient autour de points d’eaux. Jardin alpestre, jardin de cactus, jardin médicinal, jardin subpolaire, tout cela est très intéressant y compris les serres aux orchidées et plantes carnivores. Il y avait aussi un petit musée sur les Aïnous (premiers habitants du Japon). Je finis par aller déjeuner au marché au poisson « Nijo ». Magnifique il y a les célèbres crabes géants de Hokkaïdo, des étales couvertes de fruits de mers, des tonnes de poissons, d’œufs de poissons volants et même des stands d’algues uniquement. Je prends un assortiment couvert d’œufs de poissons et d’oursins. Je prends ensuite le train pour Asahikawa et le bus pour la station de Asahdake Onsen, au pied du Daisetsuzan, en plein cœur du plus grand Parc National Japonais. En arrivant il tombe des cordes, heureusement le bus me laisse juste devant l’auberge de jeunesse. C’est un très bel endroit avec un magnifique onsen ouvert sur la forêt. Au cours du dîner je me retrouve face à une étudiante américaine en danse venue passer deux mois au Japon. Elle me demande si ce n’est pas trop dur de vivre en France à cause de la nourriture car elle a entendu dire que c’était « l’endroit où la bouffe est la plus dégueulasse sur Terre ». Intéressant ! ! ! Provocation ? Ignorance ? Jeu ? Je décide de répondre très calmement que le meilleur moyen de le savoir serait qu’elle vienne y goûter par elle-même un jour, sans aucun commentaire.

Je commande un petit déjeuner à emporter. Avec la foule dans les couloirs de l’auberge, je pensais qu’il était 06h00, heure du premier téléphérique pour le sommet. Mais non, des dizaines de japonais suréquipés pour affronter au moins les Himalayas terminaient les préparatifs et il était 04h10 ! Bon du coup, je me suis recouché après avoir pris la douche et je suis allé à 05h45 prendre le premier téléphérique de la journée (06h00). Mauvaise surprise la montée coûte 2.800 Yens (26€) bon aller-retour, mais quand même ! Bon, c’est le Japon ! Le sommet est noyé sous le brouillard, je retrouve un japonais sympa et sa femme qui font la petite randonnée d’une heure au sommet, entre lacs de cratères et plaques de neiges. Là encore, ça ne casse pas trois pattes à un canard. J'arrive à un petit sommet, lieu de départ de la grande traversée de 5 jours, cela me suffira ! Et là je commence à me dire que j’aurai mieux fais de me limiter au Tohoku, que j’ai voulu être trop gourmand en voyant aussi Hokkaido et que la saison estivale ne se prête pas du tout au Japon, même dans le Nord. Je redescends avant de prendre le bus puis les trains pour Sapporo et là j’apprends que la meilleure option pour aller au Dewa Sanzan, dans le Tohoku, c’est le train de nuit pour Aomori et le local pour Tsuruoka. 15 heures de train ! Je prends une couchette et je m’écroule de fatigue, un peu énervé et contrarié malgré tout. Car pour moi les transports au Japon, c’est toujours de Shinkansen, de métropole en métropole, en quelques heures, une merveille de technologie, j’avais tout simplement négligé le fait qu’en sortant des grands axes pour aller dans des coins très, très retirés, les transports deviennent particulièrement aléatoires. Comment ai-je pu négliger un détail d’une telle importance. En arrivant à Tsuruoka, j’ai le temps de retirer de l’argent au DAB de la poste et d’acheter à manger avant de prendre le bus pour le monastère au sommet de la première montagne : Haguro San. En descendant à Haguro village, il faut monter les 1.400 marches (420 m) qui mènent au temple au cœur d’une forêt profonde d’arbres ressemblant à des séquoias géants par la texture laineuse de leur tronc. On passe devant une pagode à 5 étages du XIVème siècle, c’est très beau. Une fois arrivé, je prends possession de ma chambre dans le monastère et après un thé vert japonais je prends un bon onsen qui me fera oublier les nuages de moustiques voraces qui m’attaquaient dans les dernières montées. Le dîner est aussi succulent, curieusement il n’est pas végétarien car il y a un gros poisson (difficile à décortiquer et à manger avec les baguettes). Cela me rappelle les moines qui racontaient que parfois ils mangeaient un poisson (alors qu’ils sont censés être de purs végétariens). Pour ne pas laisser de trace, ils écrasent le poisson entier comme une bouillie (tête, queue et arrêtes comprises) et mangent l’ensemble. Une famille japonaise en pèlerinage dîner à côté de moi, nous sommes les seuls hôtes ce soir.

22 juillet. Journée complète de randonnée au Dewa Sanzan. Réveil à 06h00 pour un bon petit déjeuner au monastère (ci-dessous). Je prends le bus de 08h00 pour le parking du Gas San, le plus haut des 3 sommets à plus de 1.900 m. Du parking je commence l’ascension au milieu d’arbustes qui courent au ras du sol. Il y a de nombreux groupes de pélerins japonais (en blanc) Après 2 heures de marches, il y a un petit pavillon de thé, où je retrouve la famille de pèlerins d’hier, en pleine prière. Après un thé vert, je continue vers le somme que j’atteints en 35 minutes. Là, il y a un sanctuaire Shintoïste avec une cérémonie particulière. Il faut d’abord s’incliner 2 fois et taper 2 fois dans ses mains avant de s’incliner longuement en faisant une prière. Puis on tient dans ses mains une silhouette en papier très fin, censée nous représenter. Après quelques prières, incantations et bénédictions du prêtre Shintoïste, il faut se frotter les cheveux, le visage et les bras avec cette figurine et la déposer sur l’eau du bassin d’à côté. Le prêtre qui parle quelques mots d’anglais me fait faire le tour du sanctuaire en donnant les explications nécessaires. Puis je prends une soupe de nouilles au petit restaurant avant de reprendre la marche vers le dernier des 3 sommes, le Yudono San, qui est la consécration du pèlerinage. La descente est superbe, je traverse un ruisseau qui s'échappe d'un petit glacier. En arrivant à destination il n'y a plus de bus pour rentrer au monastère mais juste pour la gare JR. Je prends le bus et descends en route et je termine en auto-stop. A peine 2 véhicules sont passés que le troisième m'emmène. Une fois au village, comme j'avais téléphoné au temple pour dire que je serai en retard pour le dîner - servi à 18h00 pile ! ! ! ) la dame de la réception est venue me chercher en voiture ! Trop sympa.

23 Juillet. Une journée pourrie. J'ai vraiment sous-estimé les distances. En partant de Dewa Sanzan à 08h00, j'arriverai à 19h00 dans la vallée de Tono. Que des trains tortillards qui n'en finissenet pas de s'arrêter dans chaque village. Plus de 8 changements ! Avec pertes de temps à chaque fois. Finalement j'arrive à l'auberge de jeunesse de nuit, vers 19h00 et affamé avec un bento acheté au supermarché en face de la gare de Tono et 5 km à pied pour finir. A 21h00 le responsable de l’auberge de jeunesse regroupe tout le monde dans la bibliothèque de mangas. Il sert du thé accompagné de gâteaux et commence à raconter les contes et légendes (densetsu) de la vallée de Tono. L'auberge est magnifique, voici quelques photos. Ces légendes sont nées vers 1910, car les paysans occupaient leurs longues soirées d’hiver en racontant ces histoires fabuleuses qui traitent de la lutte contre la nature pour dominer les éléments naturels, au coin du feu. Il faut être très prudent et se méfier des nombreux Kappas (malicieux esprits des eaux) qui peuplent la forêt. Au Japon ils sont verts mais ici ils sont rouges. Des pêcheurs essaient de les attraper au Kappa-bushi (bassin des kappas) en mettant un concombre au bout de leur canne à pêche. Si on rencontre un kappa en forêt il faut le saluer. Comme il est bien élevé, il répondra s’inclinera à son tour en renversant l’eau qui est contenue dans sa tête, perdant ainsi temporairement son pouvoir. De nature sauvage, les kappas qui attrapent un humain le clouent au sol à la façon des sumotoris et leur font sortir des intestins par l’anus. On raconte aussi l’histoire d’une villageoise qui voulait épouser son cheval (la coquine). Le père s’y opposa et face à son entêtement il pendit le cheval et lui trancha la gorge. La jeune fille prit la tête du cheval dans ses bras et partit au paradis où elle devint Oshira-sama, la déesse de la fertilité. En plus des doctrines Bouddhistes et Shintoïstes, l’Animisme est très répandu dans le Tohoku. Avec le vélo je retrouve mon élément, le matin je parcours donc au matin toute une partie de la vallée en vélo Je commence donc par les temples du nord avant de traverser les rizières sous un soleil éclatant. Le vélo permet d'aller à vive allure dun point à un autre. Vers midi je rejoins la gare JR en direction du sud (Iraizumi) une ville marquée par le can Iraizumi qui y a construit des centaines de batiments, temples et sanctuaires bouddhistes en pleine forêt entre le 11 et 12ème siècle. Malheureusement la plupart d'entre eux ont brûlés accidentellement au fil des siècles. Vers 18h00 le Shinkansen (TGV japonais se rapproche à vive allure de Tokyo. L'agglomération est immense, cette mégalopole est pleine d'énergie. En sortant à Tokyo Central je trouve des souterrains et des connections pour de nombreuses lignes de métros. Impossible de voir le jour. De food court en centres commerciaux tout est souterrain. Finalement je cherche la sortie pour voir le ciel et respirer un peu. Je telephone à Benjamin qui me donne RDV dans son quartier pour assister au Festival local annuel. C'est super sympa et Benjamin est très gentil. On grignote des trucs dans la rue puis on va prendre un verre dans Shinjuku. Demain, j'irai à Nikko le matin et je trainerai dans Tokyo l'après-midi, on a prévu de se retrouver pour dîner ensemble. Journée à NIKKO.

25 Juillet. Un dimanche, en été. Mauvaise idée. Il y a des dizaines de groupes d'adultes et surtout plein d'autocars de scolaires. On dirait que le tout Tokyo a eu la même idée de visite ! ! ! ! Bon en sortant de la gare, il faut longer la rue principale (et unique) bordée de boutiques de souvenirs donc certains magasins d'artisanat (ici des tasses pour le thé absolument magnifiques, mais difficile d'envisager de les trimbaler pendant un mois dans le sac) Et puis je tombe sur ce restaurant Coréen qui me rappelle quelquechose : Kikou. En arrivant au bout de la rue, on traverse un pont qui permet d'avoir une jolie vue sur un pont japonais au dessus d'un torrent de montagne. Nikko est la plus grande concentration de temples de tout le Japon. C'est extrêmement touristique et entièrement classé au patrimoine mondial de l'Unesco. J'achète donc mon billet combiné pour visiter les temples les plus célèbres et je me prépare à affronter la foule en escaladant la colline boisée. Bon il faut bien l'admettre, c'est un peu l'enfer cette foule de touristes. Le seul truc qui m'a amusé c'est qu'il y avait un groupe de touristes Thais avec leur guide. Je me suis approché pour écouter et la guide a dit qu'il y avait des gens avec des grandes oreilles ici (Hu yaï ti ni) je lui ai répondu en Thaï que c'est parce que ses explications étaient intéressantes, tout le groupe a éclaté de rire car ils ne s'attendaient évidemment pas à trouver un occidental qui parle le Thaï en visitant le Japon ! ! ! Bon, retour à Tokyo avec le Shinkansen, après-midi vers Jingu Bashi pour voir les lolitas girls japonaises qui s'y pavannent le dimanche. Mais ou bien il faisait trop chaud ou bien ce n'était pas la bonne heure, en tout cas je n'ai rien vu....Retour à l'hôtel, douche et je retrouve Benjamin le soir, nous dînons dans un excellent restaurant de son quartier en refaisant le monde et surtout l'histoire du Japon. Puis retour à l'hôtel et dodo.

Lundi 26 juillet. Le jour le plus long de ma vie ! Bon, le matin, j'écris ce magnifique Blog car j'ai pris du retard et l'après-midi je me balade dans Jinbosho, le quartier des bouquinistes, plein de petites rues et d'échoppes sombres qui recèlent les trésors de la littérature Nippone. j'imagine que Benjamin doit fréquenter pas mal ces librairies, lui qui fait sa thèse sur la littérature japonaise contemporaine (écrivains vivants uniquement) Ce qui m'énerve c'est que je n'arrive toujours pas à maitriser le métro. A New York, Shanghaï, Bangkok ou Londres, c'est assez simple de s'y retrouver, mais Tokyo, c'est une autre paire de manches. Il y a les trains JR souterrains et le métro. Il y a plusieurs compagnies qui se partagent le réseau. Les correspondances sont parfois très longues (un panneau indique la ligne à atteindre à 450m) de nombreux étages différents, des flèches qui me semblent contradictoires, différentes destinations à partir du même quai, un ticket avalé par la machine alors qu'il aurait du m'être restitué, bref tout cela est est troubant. Je ne parle pas des (rares ! ! !) plans de métro en japonais seulement, des machines pour acheter son ticket et des employés souriants et de bonne volonté mais qui ont encore de sérieux progrès à faire pour maitriser la langue de Shakespeare ! ! ! Dons je finis par arriver à la station centrale JR de Tokyo, ma préférée. Des dizaines de connections dans tous les sens, des panneaux, escalators et lumières au néon indiquant l'accès aux nombreux sous-sols, une véritable ville souterraine. A un moment, j'ai vraiement besoin de sortir pour voir le ciel et respirer mais impossible de trouver la sortie (j'avais pourtant bien repéré le kanji signifiant sortie) Bon, billet pour Narita, Express (une heure 3.000Y - 27€) ou bien Local (deux heures et demi 1.300Y - 11,50€) je décolle à 17h00 sur ANA et il est 13h30, je choisis la prudence : prenons l'Express. Donc nous sommes Lundi 26 juillet et à 17h00 le vol de All Nippon Airlines décolle de Narita. Les ravissantes hôtesses sont très souriantes et efficaces. A peine assis à bord on a vraiment l'impression d'être la personne la plus importante au monde tellement le service est impeccable, c'est tout simplement parfait. Arrivée à San Francisco à 11h00 locale pour redécoller à 17h10, j'en profite pour bosser un peu puisque j'ai emmener mon ordi (qui m'est fort utile, d'ailleurs). Donc nous sommes toujours le 26 juillet, c'est à dire que je suis arrivé 6 heures avant d'être parti, après un vol de 11 heures ! ! ! Fantastique, non ? Est-ce que j'ai réjeuni de quelques heures ? Je ne pense pas. Re-décollage à 17h30 avec US Air : le choc. Pas d'écran (ni perso, ni grand écran), pas de musique, ni de casque, des hôtesses de 65 ans en moyenne, dont deux ou trois passent les 110 Kg sans problèmes. Rien à manger (vague sandwich à 10$) ah si quand même : un jus de pomme offert ! ! Avec ça. Mon voisin américain me confirme qu'il va aussi à Anchorage et qu'il y a un très grand Festival aéronautique cette semaine. Je demande si je risque d'avoir du mal à me loger, il confirme que ça risque d'être très dur. Surtout que l'auberge contacté par mail n'a toujours pas répondu (je m'en aperçoit en vérifiant mes mails à Phoenix). Re-décollage de Phoenix à 19h50 sur un vieux coucou de US Air encore plus pourri que le premier (si, si, c'est possible ! ! ! ) à destination de l'Alaska. Je change de place car la gamine du siège de derrière ne cesse de donner des coups de pieds dans mon fauteuil en hurlant (bon, ça j'ai l'habitude, c'est classique, j'ai toujours beaucoup de chance sur ces coups là) Une hôtesse à la coupe très courte me place d'office au dernier rang (dont les sièges ne s'abaissent pas). Elle demande ce que l'on veut acheter à manger, je me lance pour la salade fuit-fromage mais il n'y en a plus. Il reste le sandwich italien. OK mais au moment de payer elle refuse mes dollars en disant qu'ils ne prennent que la carte de crédit (restée dans mon sac à l'avant, bien entendu). Donc j'essaie de dormir sans manger (qui dort dîne, n'est-ce pas) et eje vois l'hôtesse Kapo-US Air qui menace un Mexicain qui avait osé acheter une seconde mignonette de whisky que c'était la dernière car il avait déjà eu une bière et un whisky. Il n'aurait plus le droit d'acheter le moindre alcool avant 3heures ! ! ! Je me suis vraiement demandé à ce moment-là, quel genre de compagnie était-ce ? brimer un adulte de la sorte, l'infantiliser et le gronder pour quelques centilitres de whisky alors qu'il avait l'air particulièrement vif et éveillé, c'est ridicule. Arrivée à Anchorage à minuit et demi. Enfn cette journée du 26 juillet, de plus de 40 heures, se termine. Je prends un taxi pour un horrible motel, juste pour dépanner. Demain j'irai au Musée National des Arts. Dodo.

Anchorage - Alaska. Le soleil brille, il fait 20°C c'est parfait. Je prends un solide petit déjeuner tardif (vers 11h00) au Snow City café, un endroit agréable qui ne sert que des petits déjeuners tout la journée. Puis je passe à la gare pour achter mon billet de train pour demain matin en direction de TALKEETNA. C'est un train touristique, il n'y en a qu'un par jour à 08h15, il faut être à la gare une heure avant le départ. Je demande qu'est-ce que l'on est supposé faire pendant une heure avant le départ du train ? L'observer sous toutes ses coutures ? L'employée me rétorque que c'est la règle, une heure avant sinon on n'embarque pas. Les Etats-Unis d'Amérique, inventeur de la démocratie moderne, espace de liberté individuelle, respect des droits de l'homme....à force de vouloir tout règlementer, c'est devenu un véritable carcan, il n'y a plus de place pour respirer, tout est trop organisé. Ira-t-on un jour vers les mêmes extrêmes ? Bon, je prends mon billet -89$ quand même, l'aller simple et je me dirige vers le musée. Très beau batiment et collections intéressantes. Peinture + Local Art (Inuit). En sortant du musée vers 15h30, je prends un thé vert japonais dans un coffee shop et j'en profite pour mettre à jour ce Blog. Puis j'ai trouvé une chambre pour ce soir dans une petite auberge de charme du centre-ville. Très bon marché (32$). Ensuite je suis passé acheter des fruits et une grande salade mixte au supermarché du coin. Je dîne avec trois mexicains qui sont venus en Alaska pour travailler. Il y en a un qui s'occupe de la sécurité la nuit pour des bureaux et les deux autres qui le ménage dans une administration quelconque. Ils sont venus du Mexique comme ça et sont sous-payés avec quelques dollars pour un boulot qui n'intéresse pas les Américains. Deux d'entre eux sont mariés, leur femme et les enfants sont restés au Mexique, à Puebla. Dodo vers 22h00 trop fatigué pour sortir.

Journée de train panoramique (scenic train) jusqu'au Parc National de Denali. Le train est magnifique, il n'y a qu'un départ par jour, à 08h00. Grands fauteuils confortables et cabine entièrement vitrée à l'étage. On traverse de beaux paysages mais malheureusement il pleut assez souvent et le ciel est gris, nuageux et chargé. Dans mon compartiment il y a groupe de 11 coréens assez bruyants et qui passent leur temps à manger. A priori ils habitent San Francisco, profil nouveaux riches assez prétentieux. Finalement je trouve le voyage assez long et plutôt inintéressant vers la fin, j'ai hâte d'arrivée à Denali car je n'ai pas d'hébergement réservé et puis cette pluie est assez inquiétante pour les jours à venir. Randonnée en vélo sous la pluie est assez désagréable. En arrivant à Denali, le Visitor Center du Parc m'indique le téléphone au Wilderness Center pour appeler des auberges. Je trouve de la place au Morning Mountain Hostel, à Carlo Creek (12 miles plus au sud). C'est très bon marché et recommandé par le guide Lonely Planet. La réceptionniste me dit que le shuttle passera me prendre à 17h30, il me reste une demi-heure. Je passe donc au Denali Outdoor Center pour louer un VTT. On m'en propose un superbe que je prends pour un forfait de 3 jours à 35$ par jour. A 17h10 je passe à l'épicerie du coin acheter le nécessaire pour ce soir. A 17H30 le shuttle est là et m'embarque avec le VTT. Je fais la connaissance d'un couple de Austin-Texas (Chuck pour Charline et John. ET puis une institutrice et sa fille de Floride. Une fois sur place, je découvre un endroit magnifique composé de bungalows en bois répartis sur un sous-bois fleuri en bord de torrent. Demain, je commence la rando en VTT, espérons que le temps s'améliore.

Première journée de randonnée commence mal, je ne me suis pas réveillé pour le shuttle de 06H30 pour lequel j'étais inscrit, heureusement il y en a un autre à 08h35 (second chance, I would say). Donc j'arrive vers 09h00 au Wilderness Center et je prends mon billet d'entrée pour le parc (10$). On me propose de mettre mon VTT sur le shuttle jusqu'à Savage River et de partir de là, mais évidemment je n'écoute pas et je rentre fièrement dans le parc sur le petit sentier ci-contre (interdit aux VTT, mais bon!) Le soleil arrive progressivement même si le ciel reste nuageux. Cela me prend plus de 3 heures de montée constante mais pas trop abrupte pour atteindre Savage River. A partir de là tous les véhicules privés sont strictement interdits, les visiteurs doivent utiliser les shuttles du parc pour se déplacer et la route goudronnée devient une piste poussièreuse. Ce qui est décevant c'est que les VTT n'ont aucun chemin, aucun monotrace de prévus pour eux, ils doivent rester sur le bitume, ce qui me semble assez ridicule dans un premier temps. En fait il y a très peu de sentiers pour les randonneurs à pied également, l'objectif du parc étant de limiter l'impact humain au maximum pour transmettre aux générations futures l'intégralité du parc dans un état le plus sauvage possible. Je m'engage donc à pied dans la vallée de Savage River pour une randonnée d'une heure et demie. Au retour, je discute avec le Rangers Christopher qui me montre 2 caribous qui se reposent sur les galets au milieu de la rivière. Vous les voyez ? Bon d'accord ils sont loin mais quand même ce sont des caribous, j'ai aussi vu des Mooses (élans) et des chiens de prairies (ressemble à la marmotte). Je décide de rentrer par un petit chemin en sous-bois qui m'a l'air plus sympa que la route. Bon c'est interdit, je croise les doigts pour ne pas tomber sur un ranger, sinon, je pense que j'aurai provisoirement oublié mon anglais pour quelques instants Retour au mini-village de Denali pour prendre la navette de l'auberge, je fais des courses et je retrouve tout le petit groupe de la veille. Bon, les hamburgers c'est pas pour moi mais la publicité est rigolote. Et puis il y a ces panneaux qui indiquent des villes du monde entier avec les distances respectives. Le soir on mange tous ensemble, chacun partage ses victuailles, on me pose des questions sur Paris et la France bien que 5 d'entre eux soient déjà allés en Europe et bien entendu à Paris. Plus tard dans la soirée, on fais une partie de Monopoly Alaska, si, si, ça existe avec un grand père et ses deux petits enfants. A 23h00 je tombe de sommeil. Je prends congé et vais me coucher.

Le 30 juillet. Journée EXTRAORDINAIRE dans le parc national de Denali. Cette fois, j'ai emprunté son réveil à Betty et Mike passera frapper à ma porte à 06H00 pour être sûr que je me réveille. Donc je prends la navette de l'hôtel à 06h30 exactement, après un petit déjeuner en compagnies de 2 coréennes très rigolotes qui me parlent de leur safari-photos à la baleine dans la péninsule de Kenai, dans le sud de l'Alaska. Il y a aussi des rivières qui regorgent de saumons, elles en ont pêchés plusieurs. Je prends donc le shuttle du parc Camper qui emmène principalement des campeurs qui vont passer une nuit à Wonder Lake, très loin à l'intérieur du parc. Très vite, on voit les nuages se lever et au détour d'un virage, merveille : le Mont Mc Kinley qui est le sommet le plus haut d'Amérique du Nord. Entièrement blanc de neige dans un rayon de soleil, les appareils photos mitraillent de tous côtés pendant que la chauffeuse se gare sur le côté. En effet il faut savoir que 4 visiteurs sur 5 du Parc National de Denali ne voient pas l'énorme montagne qui en son cœur pour des raisons de nuages, brumes, brouillard intense qui voilent la visibilité. C'est donc une vraie chance unique de pour l'admirer comme cela. Le Mont Mc Kinley est la plus haute montagne d'Amérique du Nord. 20.320 pieds. Mais ce qui est très spécial c'est son élévation par rapport au plateau qui l'entoure. En effet, quand on est en face de l'Everest, on a une élévation de 11.000 pieds (bien que la montagne mesure plus de 29.000 pieds) alors que le Mont Mc Kinley s'élève brutalement devant nous de plus de 18.000 pieds d'un seul coup, il est donc très impressionnant, visuellement. Un amoncellement de rocs, glaciers et pentes neigeuses jusqu'au ciel...... Un peu plus loin le bus s'arrête, il y a 3 grizzlys sur une crête mais c'est vraiment trop petit on voit à peine des points marrons, ça ne donne rien en photo. Quand même ce sont mes premiers ours en pleine nature ! La navette me laisse au col de Sable, la conductrice me demande si je veux être déposé en bas de la montagne ou au sommet, je lui demande de réfléchir 5 secondes si un VTTiste préfère le sommet ou la base d'une montagne. Elle éclate de rire et continue la route jusqu'au sommet. Je regarde le bus s'en aller dans un nuage de poussière, le ciel est bleu, le paysage est d'une beauté indescriptible. Des montagnes de toutes les couleurs, aucune voiture, aucun marcheur, seul au monde dans un superbe décor arctique. Il y a des dizaines de rivières qui dévalent des sommets, j'imagine qu'au printemps avec la fonte des neiges, elles doivent être encore plus pleines que maintenant. Plusieurs petits lacs de montagne également sont visibles au détour d'un virage. J'ai de la chance, depuis le début de ma descente le soleil brille de plus en plus et le ciel est totalement bleu maintenant. Je suis en descente depuis plus d'une heure maintenant, sans toucher les pédales. Fantastique, cela permet d'économiser de l'énergie pour la suite des évènements. Bon, voilà le Mont Mc Kinley derrière les fleurs blanches, entre les deux montagnes sombres, la tache blanche. Bon, ne soyez pas déçu, c'est déjà exceptionnel de le voir. Oui il est loin 60 miles mais je ferai un agrandissement à Paris. Il fait un temps superbe quand je décide de pique-niquer à 14h30 face au mont Mc Kinley. A peine installé un bus de touristes arrive, prend des photos et repart, suivi d'un second et d'un troisième. Moi qui était si tranquille. Je termine mon sandwich au frommage Cheddar et enfourche le vélo pour retrouver un peu de calme et de sérénité. Plus loin je retrouve Christopher, le ranger de la Savage River et sur le toit d'une voiture cet oiseau qui doit se réchauffer le ventre, sans doute. Et puis les compagnons d'auberge sont tous au rendez-vous pour rentrer, j'ai juste le temps de rendre le VTT et de passer à l'épicerie pour acheter une soupe Thaï qui m'a l'air délicieux. En rentrant avec la navette nous avons eu une excellente surprise : un moose qui traversait la route avec ses deux petits (ici on n'en voit qu'un, l'autre est caché derrière les arbres) Oh à propos, voici les fameux bungalows où je viens de passer 3 nuits, c'est vraiment très sympa et en plus il y a la Wi-Fi qui me permet de mettre à jour ce Blog. Demain retour à la civilisation avec le bus de 13h00 qui me ramènera à Anchorage. Une grasse matinée jusqu'à 08h30 avant de faire un bon petit déjeuner en compagnie d'un charmant couple d'Américains. Elle est professeur de Biologie, d'origine Slovaque et très dynamique, nous regardons des photos du Haut Tatras, ils sont en Alaska pour 3 semaines et partent d'ici une heure en voiture pour Fairbanks (dans le nord). L'an prochain ils viendront à Paris, où l'on a bien l'intention de se revoir pour dîner ensemble dans un bon resto typiquement français. Après leur départ, je décide défaire une dernière randonnée à Denali puisque mon minibus avec la compagnie Anchorage-Yukon viendra me chercher au resto d'en face entre 13h15 et 13h30. La fille de la réception m'indique une sentier qui mène au sommet de la montagne. Il est donc possible de s'arrêter quand on veut et de rebrousser chemin en fonction du temps qui reste pour attraper le bus. La nature est belle et sauvage à cet endroit-là, les sous-bois couverts de fleurs. Cela ressemble beaucoup à la Finlande du centre, pas la Laponie qui est moins boisée. Je rentre vers midi, juste à temps pour finir mon sac et aller au RDV du bus qui arrive un peu en retard. La route est longue jusqu'à Anchorage et en plus il y a des travaux qui provoquent des encombrements. Sur les derniers kilomètres, on longe la Knik river qui est une rivière très large qui se transforme en bras de mer à la fin. La marée remonte sur plus de 10 km à l'intérieur des terres (un peu comme la Rance ?!?!!) et à Anchorage il y a un endroit où l'on peut observer les saumons qui remontent la rivière au moment de la marée montante. Finalement le bus arrive à Anchorage à 18h45, je retrouve l'Auberge de Jeunesse, située en plein coeur du Downtown, à côté du Marriott où les chambres sont à 249$ au lieu de 25$ ! J'y retrouve un Suisse, Christophe, qui a prix une année sabbatique pour descendre d'Alaska en Terre de Feu, au sud du Chili. Il vient d'acheter une voiture et attends les dernières réparations pour partir. Quand nous nous étions connu à l'AJ 4 jours plus tôt, il était avec un autre Suisse Matthias, qui habite à moins de 30 km de chez lui et qui le même itinéraire mais sur 2 ans et en vélo ! Waouh ! Dimanche à Anchorage. Réveil matinal pour aller au Sunday Market. C'est un vaste marché en plein air où l'on trouve de l'artisanat, des posters de photographes professionnels et beaucoup de stands de nourriture. C'est assez bon enfant mais ça ne casse pas trois pattes à un canard. Le plus étonnant a été vers 09h30 lorsque quelqu'un a pris le micro pour chanter l'hymne national. Tout le monde, absolument tout le monde (vendeurs, promeneurs, balayeurs, etc....) s'est immédiatement levé, raides comme des piquets en direction des hauts-parleurs, la main sur le coeur, le regard concentré. A la fin de l'hymne, ils ont applaudis avant de retourner à leurs occupations. Je n'imagine même pas la Marseillaise diffusée à l'ouverture du Marché aux puces de St Ouen ! ! ! ! En rentrant, je suis passé par le parc de l'hôtel de ville, très fleuri et bien entretenu. J'ai déjeuné à l'auberge et Christophe est venu me retrouver en proposant que l'on aille faire une randonnée à Wolverine Peak. C'est plus joli et mins fréquenté que Flat Top. Juste le temps d'acheter quelques ravitaillements au supermarché et nous voilà partis en bus d'abord puis en auto-stop, en moins d'une demi-heure nous étions sur le parking de départ de la randonnée. Mais le temps était très couvert avec un plafond nuageux assez bas. Normalement c'est le dernier jour à Anchorage de Christophe, il récupère sa voiture demain et partira à Denali. On parle beaucoup pendant la randonnée, du port d'armes aux Etats-Unis, de leur politique étrangère, de choses étonnantes que l'on a vu. Le chemin monte de plus en plus raide. La vue est très limitée à cause du brouillard. Petit à petit la forêt cède la place à des buissons et puis il n'y a plus que des herbes et quelques mousses battues par les vents glacés. On croise des randonneurs qui nous prennent en photo. En se rapprochant du sommet il fait carrément froid et je n'ai pas prévu assez d'eau (juste une petite bouteille) mais lorsque l'on arrive presque, au milieu d'un brouillard intense, un petit miracle se produit, le ciel s'ouvre comme par miracle, le brouillard disparait d'un côté seulement en quelques dizaines de secondes, c'est très spectaculaire. Christophe est le premier à arriver au sommet, j'arrive juste après, un peu épuisé mais content d'être arrivé en haut du Wolverine Peak. Le plaisir d'avoir atteint le sommet. La descente est beaucoup plus facile. Et puis après avoir suivi une route en méandre entre des maisons immenses avec Roll Royces, Porsche et Jaguar dans le jardin, bateau et jacuzzi avec vue sur Anchorage. On est arrivé en bas de la colline et là un Moose semblait nous attendre au bord de la route. La police s'est arrêté en nous disant d'être prudent car ce sont des animaux imprévisibles. Lundi, "moose day" réveil matinal et location de VTT pour la journée à Anchorage. J'hésitais entre les petits monotraces en sous-bois du Far North Bicentennial Park et les sentiers goudronnés du Tony Knowles Coastal trail et de Chester Creek qui peuvent s'enchaîner. En fait le loueur de VTT m'a tout de suite demandé où je pensais aller. Quand je lui ai parlé de Far North, il m'a montré la première page du journal en disant que les attaques d'ours étaient fréquentes et qu'il me confiait gratuitement un Brea Spray pour m'auto-défendre en cas d'attaque. Le problème est que les ours aiment bien utiliser les chemins de randonnée pour sé déplacer car c'est plus pratique que de se frayer un chemin à travers la végétation. On peut donc se retrouver face à face avec un groupe de 4 ours comme sur la photo..... Il faut être au moins à 150 m d'un ours. Si l'on est plus près, il faut lui parler, sans s'arrêter (la voix l'intriguera), reculer doucement (inutile de courrir, il court à plus de 50 km/h) en faisant des gestes au-dessus de sa tête avec ses bras (pour avoir l'air plus grand) et ne pas laisser tomber son sac (il pensera que vous avez encore davantage de nourriture sur vous). S'il se dresse sur ses pattes arrières, cela signifie qu'il sent et repère mais ce n'est pas un signe d'attaque. Les seules attaques ont lieux quand la distance minimum n'est pas respectée et surtout lorsque l'on se trouve entre l'ourson et sa mère. En cas d'attaque, il faut se mettre en boule et faire le mort. Garder son sac à dos (c'est une protection) et face contre terre ne plus bouger, généralement l'attaque est brève. Si elle se prolonge, il faut attaquer l'ours. Voilà tous les bons conseils qui sont placardés un peu partout.....Bon je réfléchis pour demain en tout cas aujourd'hui ce sera les pistes cyclables d'Anchorage. D'abord le long de la côte puis en remontant une rivière dans des sous-bois fleuris. Pause déjeuner au bord d'un lac, l'endroit est très agréable. En Alaska, si l'on veut, on peut même adopter une autoroute ! Bon, si on n'a pas beaucoup d'argent, on peut se contenter d'adopter un sentier de randonnées.......

Anchorage comprend des dizaines d'hectares de forêts et de parcs en plein coeur de la ville. Il y a aussi des lacs et des rivières partout, c'est vraiment très agréable. Il n'y a que le temps qui était un peu gris aujourd'hui. Et puis celui-ci, c'est mon panneau préféré. Ah celui-là, je l'adore : L'air de rien j'ai quand même fais 45 miles dans la journée, bon c'était quasiment plat à part une toute petite montée. Tiens cela aurait bien convenu à Emmanuel B. D'un autre côté moi je dis ça, je dis rien.... Et puis en pleine forêt, je suis tombé sur 2 mooses, la mère et son petit. Avec prudence je me suis approché pour les photographier. C'est vraiment immense, bien plus grand qu'un cheval. Il y avait un italien en VTT qui le photographiait également, on a sympathisé et fait un bout de chemin ensemble. Il était arrivé depuis 2 jours pour un séjour de 2 semaines. Moi et le moose (à gauche). Retour à l'auberge après 45 miles en vélo quand même. Ce matin au réveil il pleuvait, il pleuvait même beaucoup. J'ai donc consacré la matinée au travail en restructurant mes cours d'anglais et en enrichissant les points de grammaires de nouveaux exemples et exercices. C'est pratique d'avoir son ordi avec soi. Quand on a un battement de quelques heures ou même dans les transports, cela permet de ne pas perdre de temps et de travailler. Je pense que cette porosité temps de travail & loisirs va se développer de plus en plus avec tous les médias "nomades" qui se démocratisent largement. On va répondre à des mails professionnels après 22h00 et bloquer une place de cinéma depuis sont poste de travail. Vers 14h00 je passe louer un VTT pour aller sur les petits mono-traces du parc de Far North Bicentennial. La première chose que je trouve en route, c'est un temple Thaï. Il y avait des Thaïs devant la porte qui discutaient, du coup je leur ai parlé, ils étaient très surpris bien entendu qu'un occidental, français en plus parle Thaï, ils m'ont offert un thé et je suis repartis vers la montagne. On m'avait confié un "BEAR SPRAY" que je devais porter OBLIGATOIREMENT à la ceinture (surtout pas dans le sac. Quelques recommandations (les ours viennent de la montagne, donc plus tu es loin de la montagne, moins tu as de risque d'en rencontrer). N'empêche je ne m'imagine vraiment pas du tout à moins de 50 cm d'un grizzly en train de lui pulvériser mon vaporisateur dans le nez ! ! ! ! Pour infos, Mr Eddy R. qui se croit plus malin en montant dans un arbre : les ours montent aussi aux arbres, ils sont même excellents à cet exercice ! ! ! Anchorage mise sur une image jeune, sportive et écolo. Les bus VTTistes et les centaines de kilomètres de sentiers accessibles depuis le centre vile en sont la preuve. Sous chaque autoroute il y a des passages pour que les animaux puissent bouger sans traverser les autoroutes. Les autobus urbains s'appelent ici des "PEOPLE MOVER" j'aime bien ce nom, c'est sympa. Et puis à côté de chaque point d'eau en ville, il y a des gillets de sauvetages accrochés, surtout pour les enfants (car eux ne flottent pas comme les adultes). Je ne veux pas être médisant mais en France, vous donneriez combien de jours avant que tous les gilets de sauvetages laissés en pleine nature comme cela aient disparus ? Je me trompe ? Pour les constructions, c'est très amusant. Aux Etats-Unis, en milieu sismique et même ailleurs eles structures sont toutes en bois (aggloméré) et par dessus il y a des matériaux qui donnent un bel aspect net et propre mais les parois sont très fines. A droite de la photo c'est un autre batiment du même groupe mais terminé cette fois. Impressionnant, non? Donc dans un film hollywoodien lorsque les héros balancent les méchants à travers les cloisons d'un motel de seconde zone, c'est tout à fait possible. Si c'était dans un relais & château bourguignon, ce serait une autre histoire. Il y aurait plus de bosses que de cloisons défoncées ! ! ! Mais revenons à nos moutons, donc je commence par des petites montées, petites descentes et des buttes de terres très bien pour le VTT. Je monte et je descend avant d'aller plus loin dans le parc en suivant de jolis petits monotraces dans les sous-bois et là, sur une petite piste cyclable à la lisière de la ville, un policier me fait signe de m'arrêter car il y a un ours et ses 2 petits juste après le tournant, derrière le terrain de base-ball et effectivement on les voit très bien à travers le grillage....... La femelle est devant, ses deux petits derrière, ils pénètrent sur le terrain de Base Ball, je suis content qu'il y ait des grillages : Après 10 minutes, ils se sont éloignés vers la droite. le policier a vérifié que j'avais bien mon" Bear Spay " en disant qu'il était interdit d'entrer dans ce parc sans son Bear Spray. Je remonte sur mon vélo, mais un peu moins rassuré qu'avant. Je continue en étant sur mes gardes, j'ai l'impression d'ntendre des bruits derrière chaque buisson quand arrive en sens inverse une VTTiste. Je lui demande si tout va bien sur le chemin. Elle dit que oui mais elle a vu plusieur groupes d'ours dont un groupe de 7 ou 8 grizzlis un peu plus haut, à 5 minutes de là, mai ils sont à 80 m du chemin ! ! ! Je lui demande un raccourcis pour rejoindre la ville. Elle m'indique un chemin goudronné qui descend, "Là ça ne craint absolument rien, ils restent sur les chemins en terre, normalement". Je suis descendu, comment dire, avec un certain empressement et j'étais assez content de revoir les premières maisons d'Anchorage...... Mais triste de quitter ces magnifiques montagnes. Photo prise vers 22h00 (il n'y a pas de nuit en ce moment en Alaska - une obscurité relative, comme une fin d'après-midi d'orage chez nous, seulement de 02h30 à 05h00 du matin) Le temps est venu de quitter l'Alaska (04 août) mais pour la dernière matinée, j'ai eu un tuyau du loueur de VTT. Il y a un parc au bord de l'estuaire qui s'appelle "Earthquake Park" et qui conserve, comme son nom l'indique, les traces du séisme de 1964. La terre a été remuée comme après un bombardement intensif (genre Verdun) il y a des centaines de petites mares et flaques d'eau et des miliers de buttes, idéales pour s'amuser. J'en profite jusqu'à midi puis je rentre à l'auberge, je prends une dernière douche avant d'aller à l'aéroport. Quand je demande à la réception où se prend le bus, ils m'indiquent que le prochain est dans 45 minutes (il n'y en a qu'un par heure). Du coup ça fait lèger pour le prendre (arrivée 1 heure avant le décollage avec la sécurité "Made in USA", ça va pas le faire) et hop un petit taxi à 18$ Bon en arrivant à Vancouver, je suis bien décidé de dépenser moins, l'Alaska est très belle mais cela reste une destination chère. Sans doute parce que tout vient des Etats-Unis continentaux. Mon vol de continuation pour Calgary est à 20h45 mais je vois que le vol précédent de 19h30 a du retard (19h45), je me précipite (n'ayant pas de bagages enregistré, juste un petit sac à dos pour mon mois et demi de vacances, c'est facile) pour tenter ma chance. Hélas, l'hôtesse d'Air Canada est intraitable, "C'est très loin il y a beaucoup de couloirs, impossible" me rétorque-t-elle. En fait je verrai que c'est à 50 m mais que la salle d'embarquement et vide et que l'appareil roule déjà sur la piste......dommage. C'est incroyable comme la réaction des Nord-Américains de toujours dire "Oh no ! You can't walk there, it's much too far" et on se rend compte que c'est à 3 minutes à pied, ils ont totalement perdus l'habitude de marcher. Donc je fais du change pour des $ Canadiens et j'envois quelques cartes d'Alaska avant de me présenter à mon vol. Cela faisait un bon moment que tout le monde était assis dans l'avion lorsque l'hôtesse d'Air Canada a annoncé au micro que l'on attendait.......les pilotes.......qui venaient sur un avion retardé ! ! ! ! On croit rêver. Les-dits pilotes sont arrivés 1h30 plus tard ! Il y a eu le check des instruments (20 minutes) résultat des courses : 2 heures dans la vue. Moi qui était déjà mécontent d'arriver à 23h00. Et ce n'est pas fini, en sortant de l'avion je demande à un employé de l'aéroport s'il reste des transports en commun pour le centre-ville. Il répond que le dernier était à minuit et demi. Je vais donc dans la file des taxis et quand mon tour arrive, je vois un bus qui déboule, je l'attrape au vol, il va a une vague station de métro. Je demande où descendre pour l'auberge 520, 7th avenue SE. On me dit, la 7th street qui croise la 7th avenue. En fait oui mais c'est SW et non pas SE. Je demande dans la rue (à 1h30 du matin, peu de monde) et un type me dit que c'est de l'autre côté de la rivière. Cela reprend 1st avenue, 2nd avenue, 3rd, etc....Je traverse donc tous les parcs, jardins publics et autres terrains vagues et de l'autre côté du pont il y a une colline et de nos de rues et d'avenues, plus de N°. Je comprends donc que la rive sud doit être divisée en 2 (Sud-est et Sud-ouest) je retraverse donc mais plus à l'Est et effectivement, j'avais raison. Donc j'arrive à l'auberge à 03h00 du matin ! Génial. A partir de 05h00 du matin, à chaque passage du tramway, une barrière de circulation émettait un bruit de cliquetis métalliques stridents juste sous ma fenêtre ! ! ! Bref à 06h30 je prends une douche et décide de faire un tour de ville. Calgary est une ville au centre relativement petit mais très moderne avec de grands buildings en construction et une architecture résolument contemporaine. Il y a vraiment des immeubles intéressants. Et puis il fait très beau et chaud (surtout en arrivant d'Alaska ! ! ! ) Dans l'après-midi je prends un bus Greyhoud pour Banff et son Parc National. C'est un petit village très touristique à 2 heures de bus, au coeur du massif des montagnes Rocheuses. Les paysages sont superbes, je pense à Hugues qui y est allé ainsi que Eggy, je comprends maintenant pourquoi l'Ouest canadien leur a tant plu, c'est tout simplement magnifique. Je trouve l'auberge sans soucis, il y a un Français très sympa dans ma chambre, étudiant en médecine à Paris et qui est sur la route (Côte Ouest des States, Vancouver, Jasper) depuis 3 mois. Je fais quelques courses (céréales pour le petit déjeuner) avant de prendre une douche rapidement car ce soir il y a un tournoi de Water-Polo dans la piscine de l'auberge à 21h00 Il y a même des gens qui font la route en mythique Harley Davidson.

Banff. La ville du chocolat. Il y a des chocolateries partout qui redouble d'imagination pour faire craquer les visiteurs. Journée complète de VTT, 9 heures en scelle sur de magnifiques monotraces dans un décor somptueux. Je commence par une petite promenade tranquille sur une voie cyclable qui me mène aux 3 lacs Vermillions. Le temps est malheureusement couvert et il pleut même quelques gouttes. J'enchaîne directement en milieu de matinée avec une seconde promenade, bien qu'il y ait une jolie montée, pour Sulphur cave qui est à l'origine de Banff. C'est dans la montagne, de l'autre côté de la Bow River et on trouve des sources chaudes exploitées pour des cures thermales au début du XXème siècle. On sent nettement l'odeur de souffre et le petit musée historique est intéressant, même si les bains eux-mêmes sont désormais fermés. En sortant de là, je tombe nez à nez avec deux biches qui sortaient des bois. Puis je longe la Bow River d'un bleu laiteux, typique des eaux glaciaires puisqu'elle nait du Bow Glacier. Il y a plusieurs kayaks qui descendent la rivière dans un décor de montagnes assez majestueux. J'arrive au petit canyon de la Sundance. Petite grimpette jusqu'au sommet pour voir le torrent dans sa totalité. Mais il y a un problème : les MOUSTIQUES ! ! ! des milliers de moustiques affamés qui sont très agressifs. Même avec le vent, en roulant en vélo, ils ne lâchent pas l'affaire. Ils piquent le matin, le midi, le soir et même la nuit. Non-stop. Ce n'est pas comme les gentils moustiques Européens qui attendent le coucher du soleil et s'arrêtent avant le lever du soleil (Bref ils font Ramadan, eux au moins) Mais les canadiens, que neni, du coup jé décide de repasser à l'auberge pour mettre un pantalon et d'acheter un répulsif à moustique au supermarché. En arrivant à l'auberge, surprise, je retrouve Thibaud qui était supposé avoir pris le bus de midi pour Calgary. Mais comme en plus du sport, randonnée, rafting, etc;..il a fait la fête avec les autres jeunes de l'auberge et s'est couché à 03h00 du matin, 3 nuits de suite, il s'est réveillé à 12h30 et a donc dû racheter un billet à 40$ pour un shuttle privé en perdant son billet Greyhound à 27$, c'est énervant..... De mon côté, l'après-midi va être plus sportive avec Tunnel Mountain Road qui grimpe beaucoup et débouche sur des dizaines de monotraces en sous-bois qui débouchent sur un paysage magnifique.

Voilà exactement ce qu'il faut pour rendre un Biker heureux. Température idéale, soleil, petite brise, de jolies descentes courtes qui permettent de prendre de l'élan pour monter les côtes sans effort : c'est parfait. Bon quelques petits passages un peu plus techniques comme ici, au bord du ravin avec un chemin un peu dégradé, mais rien de bien méchant. Et voilà une excellente journée qui se termine, demain bus Greyhound pour la journée au lac louise avec continuation sur Jasper pour y passer la nuit. Bonne soirée et merci pour tous vos commentaires si sympas. En quittant l'auberge vers 08h00, pour prendre mon bus Greyhound vers le Lac Louise, j'ai croisé une biche qui sortait des bois. J'ai attendu le bus 3/4 d'heure avec un étudiant Jordanien de Vancouver, quand je lui ai dit que j'avais habité un an et demi au Caire, il m'a parlé arabe et je lui ai répondu avec les quelques dizaines de mots de mon vocabulaire. Lac Louise est à 45 mn au Nord de Banff mais c'est un simple "centre commercial touristique" le long de l'autoroute. Le lac lui-même est à 5 km en haut de la montagne. J'y suis donc allé à pied en longeant un torrent, dans la forêt. L'eau glaciaire a toujours cette couleur bleu laiteuse si caractéristique et qui tranche davantage avec le vert profond des forêts de conifères qui l'entoure. En arrivant au Lac Louise, c'est un peu la déception : des centaines de touristes, des dizaines d'autocars, on se crorait sur la parvis de Notre-Dame un après-midi de juillet ! C'est infernal ! ! ! A 15 km il y a le Lac Moraine qui est plus calme mais je n'ai pas le temps d'y aller (n'ayant pas de véhicule) Et puis il y a cet immense hôtel qui s'étend sur plus de 150 m au bord du lac. Il n'est pas laid mais bon, ça gâche un peu le paysage. A l'intérieur, il y a un food court avec des marchands de frites, de burgers, de glaces, etc..... D'ailleurs l'obésité est un vrai problème au Canada comme aux Etats-Unis. J'ai eu ce matin l'occasion d'assister au pique-nique d'une famille canadienne à ma table car tout le reste était occupé ! ! ! 2 couples, 3 enfants chacun (entre 4 et 8 ans, semble-t-il) On commence par des chips, on continue par un sandwich-brioché sur lequel on verse au moins 1 cm de mayonnaise sur toute la surface + tranche de fromage Gouda sous cellophane et jambon. Pour terminer cookies aux pépites de chocolat et pour faire descendre tout ça eh bien du Coca, du vrai du lourd (ni allégé, ni zéro). Il ne manquerait plus qu'un peu de beurre de cacahuètes sur du pain de mie, mais ça je suis certain qu'ils l'auront pour goûter, dans moins de 3 heures......... Pas un seul fruit, ni un seul légume. On se demande vraiment à quoi ça sert d'ailleurs, ces choses-là ! ! ! Je redescends pour attraper mon bus en direction de Jasper. Plusieurs questions (dont je n'ai pas la réponse! ! ! !). 1) Pourquoi la Canada, pats membre du Commonwealth et dont sa gracieuse majesté est le Chef d'Etat (ils n'ont qu'un premier ministre, localement) s'est converti au système métrique alors que les Etats-Unis (qui ont guerroyés contre la Grande Bretagne pour obtenir leur indépendance) sont toujours avec les Miles, les pieds et les pouces ? ? ? ? Autre question. De Jasper à Vancouver, il y a 530 km. Combien de temps met l'unique train quotidien à faire ce trajet ? Réponse 19 heures. Oui, oui 19 heures. Pourquoi ? Et alors le bus Greyhound lui ne met que 11 heures pour effectuer ces 530 km, ils sont trop forts ces Canadiens. Bon il y a de nombreux arrêts et des travaux mais ça n'explique quand même pas tout....... Le bus s'arrête aux endroits les plus spectaculaires le long de l'autoroute des glaciers pour nous laisser le temps de prendre des photos. Voici le plus grand glacier du coin, c'est très impressionnant. En arrivant à Japser, comme j'avais réservé l'auberge et que l'on m'avait confirmé qu'il y avait des navettes gratuites, je demande (naïvement) à la gare, où se prend la navette. Ah mon brave monsieur, la dernière est partie il y a 45 mn, à 17h00, surpris je lui fais remarquer que l'unique autobus de la journée arrive lui à 18h00. Pourquoi dans ce cas prévoir la dernière navette une heure avant puisque ce sont les voyageurs en bus (davantage que les automobilistes) qui en auraient justement besoin. Réponse de l'intéressée : "C'est vrai, je n'y avais pas pensé ! !" Bravo ! Donc à quelle distance ce trouve cette charmante auberge ? Eh bien à 11 km au sud, et en montant la montagne du fond, oui, celle-là, la dernière tout là-bas ! Il y a des taxis, comptez dans les 30$ ! Je décide donc de louer un vélo et de ne prendre avec moi que le strict nécessaire pour la nuit. Je laisse tout le reste chez le loueur de vélo. J'arrive à l'auberge un peu épuisé quand même car ça monte vraiment beaucoup ! Mais le paysage est encore très beau. L'auberge est à mi-hauteur de cette montagne. Dîner avec deux allemandes très sympas. Nuit.

Réveil dans cette auberge de Jasper, en pleine montagne sous un soleil éclatant et un grande ciel bleu. On est si près du sommet qui semble à portée de main que je décide de faire l'ascension qui prend 3 heures quand même. Mais c'est vraiment magnifique, la vue est superbe d'en haut et le petit sentier sans difficultés mais cela confirme que je n'aime plus la randonnée, je trouve le rythme trop lent, je préfère mille fois le VTT qu rythme soutenu. En vélo il faut prendre des décisions en 1/4 de seconde pour aborder convenablement, des passages techniques, éviter un rocher, sauter un tronc d'arbre ou descendre des racines en escalier. C'est incroyable mais on regarde assez loin devant soi et le vélo passe là où on a regardé, exactement (entre deux pierres, à gauche de la racine, etc..) la vitesse est grisante, c'est dynamique et sportif, l'effort dans les montées, la récompense de jolies descentes sur les petits monotraces. Et puis la liberté de davantage de mobilité. On découvre un site intéressant signalé par un panneau à 5 ou 6 Km, aucun problème, on fait le crochet, alors qu'à pied, cela signifie 1 heure aller + 1 heure retour, cela change les plans de la journée, oblige à dormir ailleurs que prévu....Non vraiment la marche, ce n'est plus du tout mon truc. Donc en redescendant à l'auberge, je récupère mon petit sac à dos que je vais déposer chez le loueur de vélo et je pars vers "Maligne Canyon" une jolie rando VTT disons 2 pignons bien tassés, je n'exagère pas. Pique nique face à la rivière. Au début, ça n'en finit pas de monter, bon, j'ai pas mal poussé à partir du milieu, c'était vraiment trop dur. Il y a une famille qui déjeune pas loin en écoutant la radio. Ici on parle un peu du crash en Alaska avec le dirigeant d'EADS et son fils qui en ont réchappés, contrairement au sénateur de 86 ans. Mais on parle surtout de Steven Slater le steward de Jet Blue qui a craqué et a planté tout le monde à l'arrivée parce qu'une passagère refusait de rester assise en attendant l'arrêt définitif de l'avion au parking et lui a fait tomber un sac sur la tête avant de l'insulter. Du coup on parle beaucoup des conditions de travail ici et des dirigeants qui ont "craqués" face aux caméras en s'énervant publiquement, en tout cas Steven est considéré comme un "héros" par solidarité, je pense que nombre d'américains pensent qu'ils pourraient craquer Et puis on découvre une cascade qui a l'air toute simple mais en fait elle a creusé dans la roche une petite gorge de 60 m de profondeur quand même C'est une très belle promenade autour des chutes et du petit canyon, puis je reprends le vélo pour descendre jusqu'à la vallée de Jasper. Il y a 3 chemins de VTT tous fléchés, numérotés, répertoriés sur la carte, bref que du bonheur. Je commence par le 7 qui est un peu trop au bord du canyon, je change pour le 7k qui est parallèle à la gorge à 30 m de distance. Erreur, c'est en fait celui qui a les pentes les plus pentues. De véritables murs, impossible pour moi de les descendre 50% des fois donc il faut descendre à pied. Je partage une barre de céréale avec un visiteur surprise. Puis j'attends au resto le bus Greyhound de 1h00 du matin pour Vancouver. Arrivée à 11h30, il pleut et la première impression de Vancouver avec ses Tours et ses autoroutes, c'est assez négatif. On dirait la porte de Choisy avec vue sur le périph ! Visite du Musée de VANCOUVER l'après-midi qui explique la construction de la ville et ses communautés (Chinoises et Japonaises principalement) qui ont été déportés dans des camps de travail forcé pendant la guerre (beaucoup y sont morts de malnutrition et mauvais traitements) leurx biens ont été confisqués (même s'ils étaient nés au Canada et de nationalité canadienne, il suffisait d'avoir un 'faciès" asiatique). C'est assez incroyable, on ne parle jamais de ces évènements chez nous. J'avais déjà lu exactement la même chose avec des milliers de déportés Ukrainiens et Russes à Banff, beaucoup y sont morts, leur seul tord était d'avoir un nom à consonnance Slave alors qu'ils étaient bien intégrés à la société canadienne. Reconstitutions d'intérieurs des années 50 et 60 au musée de Vancouver. Puis je suis allé prendre un Brunch au Milestones, à l'angle de Beach avenue et de Denie, sur les très bons conseils de Hugues.. Retour à l'hôtel, une japonaise me propose de rejoindre toute une bande de volontaire qui organise un barbecue sur le toit-terrasse, il y a aussi du saumon grillé. Voici la vue depuis la terrasse sur les dernières lueurs du soleil à Vancouver. Journée entièrement consacrée à la découverte de Vancouver. Je commence par prendre le ferry pour aller sur Granville Island. Un grand marché aux fruits et légumes, des artisans et des anciens entrepôts reconvertis en galeries d'artistes. Il y a même un atelier qui ne fait que des balais, de toutes les tailles et de toutes les formes. Bon c'est pas mal mais pour nous, un marché aux fruits et légumes, c'est assez banal alors que Nord-Atlantique c'est extrêmement exotique, c'est pour ça que partout (Vancouver, Seattle, etc...) l'attraction n°1 de la ville, c'est la marché aux fruits et légumes.... Ensuite je continue par le Stanley Park, qui occupe le bout de l'île du centre-ville, la fierté des Canadiens. C'est vrai que le parc est immense et bien entretenu, même si une récente tempête a fait tomber des arbres centenaires. Chacun se promène en vélo ou à pied. Il y a là de bons restaurants et l'aquarium. C'est un endroit très agréable, véritable poumon de la ville, une forêt au cœur de la mégapole avec des lacs, des bases de loisirs et de nombreuses attractions. Là, c'est une souche de plus de 2 mètres qui est à terre. La zone des totems est intéressante et puis il fait un temps magnifique. Je retourne dans le centre-ville pour découvrir le port de Vancouver et le quartier historique de Gastown (vieilles maisons en briques, horloge à vapeur), un quartier charmant qui m'a beaucoup plu. Voilà, j'ai terminé avec les attractions majeures de Vancouver et, désolé mais je reste qur ma faim. C'est une ville sympa mais sans plus. Le lendemain, je prends le bus Greyhound pour Seattle - Etat de Washington 350 Km en 5h30, bon plus rien ne m'étonne maintenant. Ce doit être la douane qui sera longue à passer avec les contrôles de sécurité des américains. Les trajets en bus Greyhounds sont longs parce que d'une part ils s'arrêtent dans chaque ville, au centre de la ville. Or ils se déplacent sur les autoroutes (highways & Interstates) donc à chaque fois pour atteindre le "dépot" du centre-ville, depuis l'autoroute, ça prend 30 mn aller et 30 mn retour (sans parler des embouteillages puisque selon le modèle classique de ville américaine, la middle-class habite une maison avec jardinet dans Midtown ou même Uptown mais travaille dans Downtown, ce qui implique d'importants flux de population quotidiens. En plus, dans le cas présent il y a un passage de frontière ! Scanner tous les bagages, interrogatoire en règle, normal quoi.

Par contre en arrivant à Seattle vers 14h00 ce 12 août, je suis très agréablement surpris. La ville est très propre et très moderne. Il y a des terrasses de cafés partout (ce sont eux qui boivent le plus de café du pays, pas étonnant que Starbucks soit né à Seattle). Très dynamique, on y trouve Microsoft et Boeing, tous les bus du centre ville sont entièrement gratuits, il y a la Wi-Fi illimité pour tout le centre-ville, également gratuitement. Je vais donc poser mon sac à l'auberge, j'ai faillit prendre cet hôtel-là, ci-dessous, mais j'ai pensé que ce serait de mauvais goût. En tout cas, il y a des reconversions étranges et imprévisibles.... Puis je suis allé au marché = Pike Place Public Market. Avec une spécialité : les poissonniers se jettent les poissons qu'ils viennent de vendre, à travers la foule, avant qu'il ne soit pesé et emballé ! Evidemment les touristes attendent avec impatience, l'appareil photo à la main, le prochain "jeté de poisson". Là, à droite, ce sont des pinces de crabes géants du Pacifique. Il vit dans les eaux froides de l'Alaska. Vu la taille des pinces, ça leur réussit ! Bon, là il y a encore quelques progrès à faire en français, si je puis me permettre........ Parce LA SAUSAGE A LA D'AVIGNON, je ne suis pas certain que ce soit très correcte, même si ça sonne bien, heureusement qu'il y a plein d'oignons pour faire passer le goût. Et puis je continue avec le cœur historique de Seattle : Pionner Square. Un ensemble de bâtiments en brique du début du siècle dernier. Bon, c'est joli, sans plus. Quelques galeries d'art, de nombreuses librairies. L'architecture de Seattle est vraiment agréable, seul point noir : le Front de mer est occupé par une autoroute en hauteur qui gâche tout. Je me renseigne pour visiter les Usines Boeing : 57$ car c'est à Everett (30 km) avec navette comprise pour 1h30 de visite des usines. Finalement, je n'irai pas. Je passe la journée complète à Seattle puis en soirée bus pour Portland (Oregon). Je commence la journée dans un vieux café tout en bois, très sympa : le café Zeitgeist. Visite du Musée SAM (Seattle Art Museum) qui mélange un peu les genres. Ethno avec des masques amérindiens, antiquités (Romaines, Grecs et Egyptiennes), beaux-arts (primitifs Flamands & Renaissance Italienne) art contemporain et 2 superbes expositions : Une consacrée à Andy Warhol et les Médias, l'autre sur Kurt Cobain, le chanteur culte du groupe Nirvana (originaire de Seattle), tout comme le mouvement musical Grunge des années 90. Ca c'est l'intérieur d'un salon Renaissance italien, entièrement démonté et reconstitué ici. Quand on voit le nombre d'antiquités Grecques et Egyptiennes, on a du mal à croire qu'ils ont tout acheté quand même, il a dû y avoir quelques souvenirs ramenés discrètement dans les bagages de voyageurs fortunés et amateurs d'art.....~~ Vue du dernier étage du musée sur la ville. D'un coup, je regarde l'heure : 14h30, j'ai passé 4h30 dans le musée sans m'en apercevoir, tellement il est passionnant. Je prends donc le Monorail en direction du Seattle Center qui a été créé pour l'exposition universelle de 1964. C'est aussi là qu'a eu lieu la veillée funêbre pour Kurt Cobain.

Puis je prends le bus pour Portland (plus au sud). Journée entière à Portland. C'est une assez jolie ville plus provinciale avec de belles maisons. La capitale des fleurs qui possède une des plus belles roseraies des Etats-unis. Je décide de commencer par là. Le parc est immense et contient plus de 850 variétés de roses dont certaines très rares. Le lendemain je fais route vers Eugène (Sud de l'Oregon). J'avais prévu d'aller dans la Columbia River Gorge mais le bus Greyhound était complet. A Eugène, je pense que je vais louer une voiture, sinon c'est impossible d'aller dans les Parcs Nationaux ou simplement la nature, les bus ne font que des liaisons de ville à ville. A Eugène, je trouve donc une voiture, nous sommes le 15 août. Je décide de commencer par la côte de l'Oregon avec son immense cordon dunaire et plus au nord un paysage volcanique tourmenté, très beau avec de conifères noyés dans le brouillard qui s'accrochent à des falaises plongeant dans le Pacifique. L'endroit est mystérieux, inquiétant et fascinant, ça ressemble beaucoup à Big Sur (Californie) qui a inspiré de nombreux écrivains et poètes Américains. Au retour, je longe une rivière et il y a un troupeau d'élans dans une prairie. Là, je passe la nuit au Motel 6 d'un patelin complètement paumé qui s'appelle Roseburg. Demain, je continuerai vers Crater lake avant de remonter pour la Columbia Gorges River. Donc ce matin je continue mon périple au volant de la petite voiture en direction de Crater Lake. Je commence par suivre la Mc Kenzie river qui est aussi une forêt destinée aux sports et aux loisirs (recreation area). C'est un très bel endroit, de nombreux points de vue sur les cascades de la rivière m'obligent à m'arrêter pour faire quelques photos et profiter des paysages. En plus, le temps est parfait : grand ciel bleu, soleil, température dans les 25°C, c'est l'idéal. Il faut un certain temps pour arriver au Parc National de Crater Lake. A priori, il s'agit d'un lac d'un bleu intense et même inquiétant dans un cratère à la forme d'un cercle parfait. C'est vraiment magnifique. Le bleu du lac est indescriptible. Question : pourquoi est-il si bleu ? A cause de sa profondeur. Il mesure plus de 3.000 pieds (900 m de profondeur) donc les ultra-violets de la lumière sont captés par les profondeurs et seul le bleu ressort. On le voit bien car sur les rives, moins profondes naturellement, il y a aussi du vert qui apparait. Son origine est étonnante. Il y avait là une douzaine de volcans très actifs, il y a 700.000 ans. Ils entraient en éruption à tour de rôle et couvraient un territoire grand comme la Belgique. Puis ils se sont calmés et c'est bien plus tard (il y a 8.000 ans) que 2 d'entre eux sont à nouveaux entrés en éruption mais de façon très violente. Ces deux-là étaient assez proches l'un de l'autre et alimentés par la même chambre de magma. Leur éruption a projeté des cendres jusqu'au Canada. Elle était équivalente à 100 fois l'éruption du Mont St Helen de 1980. Une telle force a fini par provoquer l'effondrement de la chambre de magma qui, par la suite, s'est remplie d'eau à chaque averse et de neige à chaque hiver. Le résultat est Crater Lake. Je fais donc tout le tour du cratère en voiture avant de reprendre la route vers le nord pour voir ce que j'avais râté : la Columbia Gorge River et le Mont Hood. La route est longue jusqu'au Mont Hood, mais magnifique. Il semble se rapprocher pourtant, là sur la photo il est encore à 35 Km. Je commence par arriver au Mont Hood en fin d'après-midi et je suis très content de voir un lieu mythique du cinéma, le Timberline Lodge qui a servi de décor (pour les extérieurs seulement) au film Shining. C'est un énorme bâtiment très spectaculaire, construit dans les années 30, par des chômeurs dans le cadre des Grands Travaux de reconstruction de l'Amérique après la crise de 29. L'intérieur est spectaculaire, en gros rondins et avec de gigantesques cheminées. L'hôtel est assez cher mais il existe une partie en dortoirs, complet malheureusement. Je passe donc sous le Mont Hood avec ses neiges éternelles. Je redescends vers Hood River qui est un petit village touristique dans la vallée de la Columbia où je trouve un petit motel tenu par un couple de péruviens. Le lendemain matin je reprends la voiture à 07h00 du matin pour découvrir les chutes d'eau des montagnes qui se jettent dans la Columbia river (assez large et moins intéressante que je ne pensais, elle sert de "frontière" entre les états de Washington et de l'Oregon. Une fois la voiture rendue, je me promène dans le centre-ville de Eugène puis je prends un bus Greyhound pour le sud de l'Oregon (frontière avec la Californie) à Grants Pass, où je passe la nuit. Demain, j'essaierai de voir les Grottes de l'Oregon et de faire une promenade en forêt puis ce sera un bus de nuit (15 heures de route, j'ai du mal à y croire, vu la faible distance.....) pour San Francisco, séjour de 7 nuits prévu, dernière étape de ce petit Tour du Monde. Tour du Monde 2010 (27) Après avoir rendu la voiture à Eugène, j'ai donc pris le bus vers le sud mais j'ai décidé de m'arrêter dans le sud de l'Oregon à Grants Pass. C'est une petite ville à proximité des grottes de l'Oregon et au milieu de superbes forêts. Le matin, je suis allé travailler mes cours à la bibliothèque municipale. Il y avait là, bien relié, la collection des "Life" depuis une éternité (étant donné qu'il y avait même l'année de ma naissance - 1962). J'ai donc regardé le N° du mois de MAI 62 et là, quelle surprise, la couverture était consacrée à l'Exposition de Seattle que j'avais visité la semaine dernière avec la "Neeedle" Tour panoramique, et le Monorail que j'ai emprunté. Quelle coïncidence ! Et puis il y avait une interview de 8 pages de Salazar, le dictateur du Portugal. J'ai photographié tout cela pour le lire tranquillement plus tard. Ensuite je suis passé au supermarché pour acheter le nécessaire à un pique-nique en forêt. Voilà par exemple le rayon des Ketchups ! Bon, je ne parlerai pas des bouteilles de coca, soda de plus de 3 litres, de la trentaine de mètres du rayon Céréales et de la même quantité pour les chips, des snacks, etc.... A la télévision, les publicités pour de la nourriture riche, grasse et sucrée alternent avec des produits et traitements amaigrissants..... Ensuite, comme il n'y avait pas de bus, j'ai fais du stop vers la montagne pour faire la marche en forêt et pique-niquer au bord d'une rivière. Plusieurs conducteurs américains me voyant lever le pouce répondaient avec un grand sourire en levant le pouce eux-aussi, en pensant "Oui, tout va bien" et puis d'autres pensaient que je faisais de la publicité pour un candidat à une élection locale comme ils le font souvent au bord des routes. Après 10 minutes, une voiture s'arrête. J'explique où je veux aller et il me dit qu'il n'y a pas de problèmes mais que par contre il s'arrête un peu avant, au barrage, je monte donc. Au bout de quelques tournants, il me demande si je sais ce que c'est qu'un barrage (il n'y avait aucuns soucis de langue, ce n'est donc pas du fait que je ne suis pas anglophone de naissance, non, il demandait vraiment si j'avais bien compris ce qu'était un barrage). Comme je ne répondais pas, il a commencé à expliquer : "C'est une construction qui sert à bloquer le cours d'une rivière, etc......etc...." J'hallucinais complètement. S'il l'expliquait après avoir posé la question, cela signifie que des américains adultes, dans la quarantaine, ne savent pas ce qu'est un barrage, c'est grave quand même. Retour à Grands Pass et bus de nuit pour San Francisco où j'arrive en fin de matinée. En arrivant à San Francisco il faisait très beau. J'ai donc décidé de marcher jusqu'au Fort Masson. J'ai donc traversé, depuis le terminal Greyhoud, une bonne partie de la ville en passant par Embarcadero. Cela m'a permis d'admirer de superbes maisons perchées sur des collines abruptes mais qui doivent offrir des bues magnifiques sur la baie. Mural de "l'homme qui marche" Le premier jour je suis allé faire un peu de shopping et me reposer car la nuit dans le bus avec les multiples arrêts était assez crevante. Le lendemain matin j'ai commencé par aller au Musée des Arts Asiatiques. Il y avait des merveilles, surtout pour l'INDE mais également une exposition très intéressante sur SHANGHAI des années 1920-30, avec les concessions Occidentales, suite à la Guerre de l'Opium. L'après-midi, je continue le shopping. En fait à San Francisco il y a des Thrift Shops de bienfaisance (boutiques vendant des vêtements d'occasion, souvent en excellent état et parfois des grandes marques) Donc j'en ai profité pour acheter quelques chemises, pantalons et vestes pour le travail à de très bons prix. Le lendemain matin, il faisait gris, un ciel très nuageux et même une petite pluie. C'est un temps assez fréquent sur la baie de San Francisco à cause des masses d'air froides au-dessus de l'Océan Pacifique qui entrent en contact avec les masses d'air chauds venues de l'intérieur (la vallée centrale de Californie). Le contraste crée ces brumes qui sont si célèbres dans la région littorale de la Californie. Je commence malgré tout la journée par une petite croisière qui passe sous le Pont du Golden Gate et à proximité de l'île d'Alcatraz. Puis je continue la matinée du 21 août par l'Aquarium qui propose un tunnel en verre d'une trentaine de mêtres sous l'eau de la baie pour observer les poissons. Il y a même des grenouilles et un chinchilla. Bon, les grenouilles pour un aquarium je veux bien mais le chinchila je ne vois pas le rapport....... Je consacre l'après-midi au quartier hispanique de SOMA (South of Market) pour visiter la Mission Dolores (la dernière mission des Espagnols) et surtout observer les formidables Murals du quartier. C'est une véritable expo à ciel ouvert. Certains sont vraiment magnifiques. Il fait un temps magnifique tout l'après-midi, grand soleil et ciel bleu mais la température ne dépasse pas les 16°C-17°C je suppose. Il me reste 4 jours pour profiter de San Francisco.

PEUT-ON VIVRE SANS SON IPHONE ? Bon eh bien ça a été dur, un mois et demi sans Iphone mais OUI, c'est possible. Bien entendu au début ça démange les doigts, un peu comme le syndrome du fumeur en manque et puis une certaine nervosité, l'impression de passer son temps à rater des choses mais finalement on s'habitue et je confirme : OUI on peut vivre sans Iphone (bon je serai quand même content de le retrouver demain ! ! ! ) Des choses bizarres à San Francisco : En passant près de Civic Center, il y avait deux femmes assises à une terrasse de café qui discutaient en mangeant une glace au milieu de l'après-midi. Bon, jusque-là, rien d'étonnant n'est-ce pas ? Sauf qu'elles étaient musulmanes, complètement voilées avec le masque de cuir et les gants. Ce ne serait pas le Ramadan en ce moment ? Autre chose bizarre, vue du côté de Pike Street, un type de 25-28 ans avec des tatouages sur le visage. Et pas n'importe quel genre de tatouage. Sur la pommette gauche, entre la joue et l'œil une croix gammée énorme et sur l'autre pommette le signe SS. Avec ça à mon avis il est bien parti dans la vie ! Pour trouver un boulot ou se faire des amis, ça ne va pas être du gâteau.....

Ah les petites maisons de San Francisco, les "Painted Ladies" de Alamo Square, tellement européennes avec leurs couleurs pastelles. Et le dimanche il y a plusieurs "jardins à cultiver" bon ça commence un peu à Paris. Des lopins de terre où les habitants peuvent planter des légumes ou des fleurs et toucher la terre un jour par semaine. Mais il y a aussi le quartier de Haight-Ashbury avec ses boutiques hippies si sympas, même si ça fait quand même assez ringard. Sinon en 4 jours avec mon SFO Pass j'ai visité pas mal de musées : Legion of Honor, De Young, le Musée d'art Moderne SFMOMA et puis l'Academy of Science. Voilà, mais les vacances se terminent et il faut penser à rentrer.

2010 juillet août Tour du Monde
2010 juillet août Tour du Monde
2010 juillet août Tour du Monde
2010 juillet août Tour du Monde
2010 juillet août Tour du Monde
2010 juillet août Tour du Monde
2010 juillet août Tour du Monde
2010 juillet août Tour du Monde
2010 juillet août Tour du Monde
2010 juillet août Tour du Monde
2010 juillet août Tour du Monde
2010 juillet août Tour du Monde
2010 juillet août Tour du Monde
2010 juillet août Tour du Monde
2010 juillet août Tour du Monde
2010 juillet août Tour du Monde
2010 juillet août Tour du Monde
2010 juillet août Tour du Monde
2010 juillet août Tour du Monde
2010 juillet août Tour du Monde
2010 juillet août Tour du Monde
2010 juillet août Tour du Monde
2010 juillet août Tour du Monde
2010 juillet août Tour du Monde
2010 juillet août Tour du Monde
2010 juillet août Tour du Monde
2010 juillet août Tour du Monde
2010 juillet août Tour du Monde
2010 juillet août Tour du Monde
2010 juillet août Tour du Monde
2010 juillet août Tour du Monde
2010 juillet août Tour du Monde
2010 juillet août Tour du Monde
2010 juillet août Tour du Monde
2010 juillet août Tour du Monde
2010 juillet août Tour du Monde
2010 juillet août Tour du Monde
2010 juillet août Tour du Monde
2010 juillet août Tour du Monde
2010 juillet août Tour du Monde
2010 juillet août Tour du Monde
2010 juillet août Tour du Monde
2010 juillet août Tour du Monde
2010 juillet août Tour du Monde
2010 juillet août Tour du Monde
2010 juillet août Tour du Monde
2010 juillet août Tour du Monde
2010 juillet août Tour du Monde
2010 juillet août Tour du Monde
2010 juillet août Tour du Monde
2010 juillet août Tour du Monde
2010 juillet août Tour du Monde
2010 juillet août Tour du Monde
2010 juillet août Tour du Monde
2010 juillet août Tour du Monde
2010 juillet août Tour du Monde
2010 juillet août Tour du Monde
2010 juillet août Tour du Monde
2010 juillet août Tour du Monde
2010 juillet août Tour du Monde
2010 juillet août Tour du Monde
2010 juillet août Tour du Monde
2010 juillet août Tour du Monde
2010 juillet août Tour du Monde
2010 juillet août Tour du Monde
2010 juillet août Tour du Monde
2010 juillet août Tour du Monde
2010 juillet août Tour du Monde
2010 juillet août Tour du Monde
2010 juillet août Tour du Monde
2010 juillet août Tour du Monde
2010 juillet août Tour du Monde
2010 juillet août Tour du Monde
2010 juillet août Tour du Monde
2010 juillet août Tour du Monde
2010 juillet août Tour du Monde
2010 juillet août Tour du Monde
2010 juillet août Tour du Monde
2010 juillet août Tour du Monde
2010 juillet août Tour du Monde
2010 juillet août Tour du Monde
2010 juillet août Tour du Monde
2010 juillet août Tour du Monde
2010 juillet août Tour du Monde
2010 juillet août Tour du Monde
2010 juillet août Tour du Monde
2010 juillet août Tour du Monde
2010 juillet août Tour du Monde
2010 juillet août Tour du Monde
2010 juillet août Tour du Monde
2010 juillet août Tour du Monde
2010 juillet août Tour du Monde
2010 juillet août Tour du Monde
2010 juillet août Tour du Monde
2010 juillet août Tour du Monde
2010 juillet août Tour du Monde
2010 juillet août Tour du Monde
2010 juillet août Tour du Monde
2010 juillet août Tour du Monde
2010 juillet août Tour du Monde
2010 juillet août Tour du Monde
2010 juillet août Tour du Monde
2010 juillet août Tour du Monde
2010 juillet août Tour du Monde
2010 juillet août Tour du Monde
2010 juillet août Tour du Monde
2010 juillet août Tour du Monde
2010 juillet août Tour du Monde
2010 juillet août Tour du Monde
2010 juillet août Tour du Monde
2010 juillet août Tour du Monde
2010 juillet août Tour du Monde
2010 juillet août Tour du Monde
2010 juillet août Tour du Monde
2010 juillet août Tour du Monde
2010 juillet août Tour du Monde
2010 juillet août Tour du Monde
2010 juillet août Tour du Monde
2010 juillet août Tour du Monde
2010 juillet août Tour du Monde
2010 juillet août Tour du Monde
2010 juillet août Tour du Monde
2010 juillet août Tour du Monde
2010 juillet août Tour du Monde
2010 juillet août Tour du Monde
2010 juillet août Tour du Monde
2010 juillet août Tour du Monde
2010 juillet août Tour du Monde
2010 juillet août Tour du Monde
2010 juillet août Tour du Monde
2010 juillet août Tour du Monde
2010 juillet août Tour du Monde
2010 juillet août Tour du Monde
2010 juillet août Tour du Monde
2010 juillet août Tour du Monde
2010 juillet août Tour du Monde
2010 juillet août Tour du Monde
2010 juillet août Tour du Monde
2010 juillet août Tour du Monde
2010 juillet août Tour du Monde
2010 juillet août Tour du Monde
2010 juillet août Tour du Monde
2010 juillet août Tour du Monde
2010 juillet août Tour du Monde
2010 juillet août Tour du Monde
2010 juillet août Tour du Monde
2010 juillet août Tour du Monde
2010 juillet août Tour du Monde
2010 juillet août Tour du Monde
2010 juillet août Tour du Monde
2010 juillet août Tour du Monde
2010 juillet août Tour du Monde
2010 juillet août Tour du Monde
2010 juillet août Tour du Monde
2010 juillet août Tour du Monde
2010 juillet août Tour du Monde
2010 juillet août Tour du Monde
2010 juillet août Tour du Monde
2010 juillet août Tour du Monde
2010 juillet août Tour du Monde
2010 juillet août Tour du Monde
2010 juillet août Tour du Monde
2010 juillet août Tour du Monde
2010 juillet août Tour du Monde
2010 juillet août Tour du Monde
2010 juillet août Tour du Monde
2010 juillet août Tour du Monde
2010 juillet août Tour du Monde
2010 juillet août Tour du Monde
2010 juillet août Tour du Monde
2010 juillet août Tour du Monde
2010 juillet août Tour du Monde
2010 juillet août Tour du Monde
2010 juillet août Tour du Monde
2010 juillet août Tour du Monde
2010 juillet août Tour du Monde
2010 juillet août Tour du Monde
2010 juillet août Tour du Monde
2010 juillet août Tour du Monde
2010 juillet août Tour du Monde
2010 juillet août Tour du Monde
2010 juillet août Tour du Monde
2010 juillet août Tour du Monde
2010 juillet août Tour du Monde
2010 juillet août Tour du Monde
2010 juillet août Tour du Monde
2010 juillet août Tour du Monde
2010 juillet août Tour du Monde
2010 juillet août Tour du Monde
2010 juillet août Tour du Monde
2010 juillet août Tour du Monde
2010 juillet août Tour du Monde
2010 juillet août Tour du Monde
2010 juillet août Tour du Monde
2010 juillet août Tour du Monde
2010 juillet août Tour du Monde
2010 juillet août Tour du Monde
2010 juillet août Tour du Monde
2010 juillet août Tour du Monde
2010 juillet août Tour du Monde
2010 juillet août Tour du Monde
2010 juillet août Tour du Monde

Partager cet article

Repost 0

Commenter cet article